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Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u]

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Ayleen Eliseï
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MessageSujet: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Lun 14 Mai - 11:06

Elle n'avait jamais aimé ce genre d'endroit. Généralement trop fréquenté par des personnes justement non fréquentables. Elle était assise dans un coin; observant chaque personne présente, scrutant chaque détail qui put être important. Elle se fondait dans le noir de la pièce, elle-même habillée de cette couleur profonde, recouverte d'une cape finissant par une capuche, laissant briller ses yeux flamboyants, guettant toute source d'information intéressante. Quand elle fermait les yeux et se concentrait, elle pouvait distinguer chacune des paroles d'une manière distinctes de chaque personne présente en ce lieu. Il fallait juste repérer le bon filon. Ses yeux repassèrent encore une fois la salle en revue. Trois hommes étaient assis près du feu, non loin d'elle, et parlait bruyamment de leur « exploits » de guerre, une boisson alcoolisée à la main. Un peu plus loin étaient entreposés trois tables, dont deux étaient utilisées. La première par un vieil homme, seul, qui semblait parler tout seul. La dernière était prise par un homme, et un elfe qui parlaient d'une manière relativement basse, cependant, leur discussion était toujours audible. Le barman était derrière, et rinçait des choppes d'une taille moyenne. Les deux individus parlaient des capitales... Depuis trente minutes, déjà. Laquelle était la plus prestigieuse, la plus belle, la plus peuplée... La plus riche, et enfin la plus marchande. Tous les sujets y passaient. Jusqu'à ce que l'elfe dise à l'humain de se rapprocher d'un signe du doigt. À partir de ce moment, le filon était trouvé. Ayleen se leva alors doucement, baissa sa cape, et sans bruit, dotée d'une grâce féline, se dirigea avec une démarche plutôt lente vers le bar, où le vieil homme s'était levé pour débattre avec le barman sur la mauvaise qualité de l'hydromel. Ayleen s'adossa près d'eux, ses yeux fixés sur le débat, mais ces oreilles sur la discussion des deux personnages. « … Et donc elle part de Naturalia vers Bénécius, d'une traite. Je ne sais pas ce qu'elle contient, mais ça a l'air d'être... » L'elfe avait du continuer avec un geste que la jeune femme n'a pas pu voir, car dos à eux. Ça y est. Elle avait trouvé son information. Le transport de la marchandise doit effectuer un trajet à travers la forêt. Périlleux, n'est-t-il pas. Quoi qu'il en soit, l'information s'était déjà révélée une fois ici, rien ne dit qu'elle ne le sera pas plus tard. Il fallait donc tendre une embuscade à la lisière de la forêt, à la toute fin du désert. Elle était alors dans ses pensées quand le tavernier s'adressa à elle, après en avoir terminé avec le vieil ivrogne. « Bonsoir, grande dame, que dois-je vous servir ? » Elle lui répondit par une réponse qui n'avait sans doute aucun intérêt à ses yeux, puisqu'elle s'intéressait encore à la table de l'elfe, afin de récupérer le plus de détails possible. Mais ils se détournaient de plus en plus du sujet. Dommage. Elle paya son verre, qu'elle n'avait pas touché, et sorti de la taverne.
L'air était frais, le vent agressif. Elle commençait à dénouer la bride de son cheval ( qu'elle avait dérobée dans une écurie de renom. ) Quand Koya sauta sur la selle, une souris entre les crocs. Il se coucha sur celle-ci, et commença tranquillement à dévorer son butin. La jeune femme ne put discerner autre chose des yeux bleus satisfaits du chat, caché par l'encre de la nuit noire. Ayleen souffle, exaspérée. Il lui fait le même coup à chaque fois. « Allez, pousse-toi, ou je t'écrase. » Il ne broncha pas d'un poil. La dernière fois, en voulant monter sur la selle, Koya s'était transformé en son autre forme, effrayant le cheval, qui prit la fuite. Ce chat n'en est pas un, en fait c'est une vraie tête de mule. Vraiment. À caractère de cochon, en plus. Magnifique cocktail. Un chat qui peut se transformer en panthère, tête de mule à caractère de cochon. Qu'espérer de mieux, finalement ?
Mais cette fois-ci, Ayleen n'avait pas le temps de courir après son cheval. Elle fallait qu'elle parte, et qu'elle ne perde pas une minute de plus. Il n'y avait pas d'autres chevaux. Elle ne put donc en prendre un autre. Et le sien était occupé par un chat-panthère-mule-cochon dont le mot préféré était « manger » elle décida donc une approche offensive : le vol de souris déjà à moitié déchiquetée.
Si l'animal avait pu parlé, les insultes auraient fusé. Mais maintenant, Ayleen était sur le chemin du désert, à la lisière de la forêt. Elle tendrait son embuscade là-bas.
Elle arriva sur les lieux le lendemain matin, à l'aube. Et d'après ce qu'elle sait, le convoi devrait passer exactement ou elle se trouve dans moins de six heures. Elle préparait le terrain. Le sol était meuble, due à la pluie de la veille. Cela ralentirait les chevaux. Tout du moins s'il y en avait... Quoi qu'il en soit cela ralentirait forcément l'avancée du convoi. Le stratagème était clair et précis à l'intérieur de son esprit. Elle savait exactement tout ce qu'elle allait faire, peu importe le nombre de personnes que composait l'escorte. Elle cacha son cheval une lieue plus loin, afin que celui-ci ne la gêne en rien dans ces actions, et surtout qu'il ne compromette rien dans sa discrétion. Pour créer la surprise, et profiter des évènements, il fallait qu'elle ait une vue d'ensemble. Se tapir sur la branche d'un arbre était donc la meilleure idée. Elle grimpa sur une branche solide, et invisible depuis le sol. Koya était juste à côté, et regardait le sol avec une grande insistance, comme sa maîtresse, tous les sens en alerte.
Un bruissement de feuilles se fit nettement entendre. À l'entrée même de la forêt... Cependant, cela paraissait bien tôt à la jeune femme. Ils n'auraient pas pu traverser le désert à cette vitesse là... Si?
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Kann-u
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Lun 14 Mai - 12:16

L'aube était entrain de se lever.
Ekyl vagabondait selon les ordres de son maître, comme à son habitude. Celui-ci oscillait lentement, s'imprégnant des mouvements du cheval. Dormait-il ?
Ses cheveux virevoltaient au vent. Un vent frais et puissant qui pique la peau.
Son écharpe ne pouvait s'empêcher de reproduire les mouvements de cette touffe de cheveux brune.
Le ciel était clair. Certainement à l'opposé de la veille, vu l'état du terrain à travers lequel notre jeune homme se devait de passer.
Le bas de son visage masqué, ses yeux légèrement engourdis. Avait-il dormi ?

Quitter le désert, quelle folie ? Cependant, sa soif ne pouvait se tarir. C'était plus fort que lui. Ce besoin de découvrir le monde extérieur, les épaules lourdes de responsabilités, son besoin de crier au monde son existence, aussi infime soit-elle.
Néanmoins, il le savait : Ce ne serait certainement pas de tout repos. Et certainement... Le monde qu'il allait découvrir serait encore plus dur que lorsque son désert se trouve asséché durant plusieurs jours.

Son katana était attaché à sa ceinture, sa main droite ne semblait faire qu'un avec le manche son podao. Quant à sa main gauche, elle tenait les rênes de son fier destrier, roi parmi les chevaux du désert. C'était certainement le plus jolie cadeau qu'on avait eu l'occasion de lui faire. Un cheval forgé à-même le désert, lui obéissant au doigt et à l’œil. Au final, c'est un peu comme s'il avait été matérialiser à travers cet animal, qui partage aujourd'hui sa vie : Un bourreau de travail, repoussant continuellement ses limites. Cependant, notre jeune homme n'avait pas encore pu s'en rendre compte.

Maintenant droit sur son canasson, fixant l'horizon.
Une forêt à perte de vue. Quel terrain hostile ! On pouvait presque entendre son sang bouillonner.
Un léger rictus amusé et impatient se fixa au coin de ses lèvres.
Un coup de talon.
Et voilà le noble Ekyl filant à travers l'air. Cette scène était toujours un vrai régal, aux yeux. De loin, on ne pouvait que distinguer une sombre ombre, filer à tout allure dans votre direction. Qu'est-ce qui pouvait l'arrêter, réellement ? Qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il grêle, rien n'aurait pu barrer la route de cet être. Il donnait l'air de passer outre tous les éléments naturels, avec une grâce sans pareille.

Les voilà maintenant arrivé à la lisière de la forêt.
D'un coup de sec, Kannwu fit stopper sa monture. Celui-ci se cambra afin de montrer son mécontentement, comme s'il avait envie de continuer son chemin, comme s'il souhaitait patauger à vive-allure dans cette gadoue, comme s'il avait envie d'imprégner ses sabots de nouvelles expériences. Après tout, il n'était jamais sorti du désert. Le duo pouvait ressentir l'excitation commune qui s'évadait de l'un comme de l'autre.
En ayant pris l'habitude, le jeune homme garda pied, le dos droit, le regard scrutant l'obscurité faiblissant de ce lieu hostile, dans lequel il s'apprêtait à pénétrer.

Tandis qu'Ekyl reprenait sa position de noble monture,
le fin visage de notre jeune elfe se détourna de son ancienne priorité. S'accordant certainement un moment de nostalgie. Ce désert... C'était, au final, le seul lieu qui l'avait accepté, qui l'avait recueilli, où il s'était senti chez lui. Et il le savait, il se devrait d'y retourner rapidement. Même s'il avait eu le loisir de rencontrer des dizaines et des dizaines de nomades durant son exil, il n'avait pas eu le loisir de rencontrer les sergents de son peuple. Il n'avait pas eu le loisir de rencontrer les têtes pensantes.
Kann' le savait. Si un jour, il devrait y remettre les pieds. Ce serait dans cet objectif là. Dans l'objectif d'enfin devenir quelqu'un d'important pour d'autres. De ne pas juste être l’exilé, le jeune bâtard qui cherche sa route.

Ce bref moment passé, le noble cortège se remit en route, Kannwu continuant à scruter l'horizon, guettant le moindre mouvement. Qui peut seulement oser prétendre quel genre de créature se trouvent dans ces lieux ?
Les jeunes dragons et les diverses créatures du sable, cela ne l'effrayait pas plus que cela... Mais que ferait-il fasse à ce qui peuple cette forêt ?
Ekyl marchait au pas. Ne semblant pas être dérangé, absolument pas, par la condition du sol sur lequel il posait ses sabots pour la première fois.
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Ayleen Eliseï
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Lun 14 Mai - 15:48

Cette branche n'était décidément pas très confortable. Koya s'ennuyait, et commençait à faire ses griffes dessus. Des petits copeaux de bois tombaient de la branche, mais étaient balayés par la douce brise qui avait remplacé les rafales de vent. Le rayons du soleil traversaient les arbres, donnant des contrastes de clair-obscur très agréable à observer. Une minute passa... Puis deux... Le bruit entendu à la limite de la forêt n'avait-il été que mirage ? Le chat grattait toujours sur le bois. Envahi d'une rage que l'on ne pouvait comprendre envers ce pauvre arbre qui ne lui avait rien fait. Vraiment, Ayleen adorait son compagnon, elle ne serait peut-être déjà plus en vie s'il ne l'avait pas accompagné, mais des fois, elle se demandait vraiment pourquoi il commettait telle ou telle chose.
Elle déporta son regard du chat, hargneux, et le reporta sur le sol. Personne à l'horizon...Si. Quelqu'un se profilait. Un cavalier, qui montait un cheval noir comme la nuit. Elle ne le voyait pas encore distinctement, mais il s'agirait d'un elfe. Cela ne pouvait être lui à qui elle devait tendre une embuscade. Une seule personne ne peut représenter un convoi. Les rumeurs en auraient plus dit. Cet être est donc juste venu se promener ? Ahah... peu probable.
Même si cela ne la regardait absolument pas, Ayleen était un peu intriguée par la présence de cet elfe. Pas qu'un elfe ne soit pas l'habitant principal des forêts... Mais celui-ci avait l'air de découvrir le nouveau paysage qui s'offrait à lui. Malgré son ignorance, il restait droit, fier, … et surtout, hautain. Ayleen détestait cela. Elle aurait pu descendre le questionner sur sa venue rien que pour cette attitude. Elle avait juste envie de voir ce qu'il valait. Les personnes hautaines regroupent deux catégories : Les lâches, et les égoïstes. La première représentant les menteurs, ceux qui se croient supérieur aux autres, de par soit leur argent, soit leur titre. Ils évitent généralement tout combat qui se présente à eux, et paient, ou se délestent des tâches qu'ils ne veulent pas accomplir en demandant à d'autres personnes de le faire pour eux. De vils serpents trouillards. La deuxième est un peu plus particulière puisqu'elle regroupe les personnes qui ont du talent, certes, mais qui se croient de ce fait plus talentueux que n'importe qui d'autre. Ou qu'ils peuvent écraser de n'importe quel doigt le premier petit « moustique » qui se présente à eux en cas de défi. Voilà ce que pensait Ayleen sur la question. Ils veulent généralement attirer tous les regards vers eux, et apprécient tout particulièrement l'importance qu'on leur porte.
Celui-ci devait se trouver dans la seconde catégorie. Ses armes sont assez exotiques, donc et par conséquent ne peuvent pas être ici pour tromper un quelconque ennemi. Et puis le premier argument à citer est quand même l'acte de présence. Une personne de la première catégorie ne se trouverait jamais en ces lieux. Elle enverrait plutôt une dizaine de cavaliers pour faire la tâche qu'elle aurait du faire seule. Bref, il l'intriguait. Mais sa tâche n'était pas celle de découvrir qui était l'inconnu de la forêt, non. Elle était beaucoup plus importante. Beaucoup plus rentable, surtout. Elle allait donc rester là, sans bouger, cachée, et laisser l'elfe passer.

Koya laissait cependant tomber des copeaux de plus en plus gros. Et l'elfe allait les voir. Il ne fallait sous aucun prétexte qu'il ne la découvre, et s'attarde ici. Sous aucun prétexte. Et ce stupide chat faisait tout l'inverse de ce qu'il fallait. Elle essaya de le tirer vers elle, pour qu'il arrête son intense occupation, mais rien n'y fit, une fois déplacé, il recommença. Ce métamorphe de quarante ans laissait penser qu'il en avait trois. Voir moins. Il était vraiment incroyable dans son genre. Des copeaux de plus en plus gros tombaient. Là, c'était certain que l'elfe l'eut vu. Un humain n'aurait peut être pas bronché, mais un elfe... Elle le tira encore une fois, mais tellement inspiré par sa tâche, il garda les deux pattes avant sur son chef d'œuvre, et ne fit pas outre mesure attention à ses pattes arrières. Cependant, les unes suivants les autres, il se rendit compte un peu trop tard de la situation, et tomba comme une petite pierre coulant dans un lac, droit sur le cheval de l'elfe. Sauf que cette pierre est spéciale. Elle est dotée de griffes. Et de griffes aiguisées à souhait, après ce qui vient de se passer. Et Ayleen le regardait tomber, la bouche entre-ouverte, ébahie de la stupidité de son compagnon. Il « atterrit » sur le train arrière du cheval ; Réaction immédiate : Le cheval poussa un hennissement qui déchira le silence de la forêt, et qui la fit vibrer elle aussi de surprise. Il se répercuta entre les arbres, amenant le son à s'éparpiller dans toute la forêt. Ayleen avait sauté de sa branche, mais elle se douta que le cheval s'était cabré, désarçonnant peut-être son cavalier. Elle espérait tout simplement qu'il ne soit rien arrivé à Koya.
Elle s'était caché derrière le tronc d'un arbre. Le regard de l'elfe avait du se tourner vers les hauteurs, après cela. Elle ne savait pas si elle devait se montrer ou non. Partirait-il plus vite si elle ne bougeait pas?...Quoi qu'il en soit, elle devait récupérer Koya. Elle portait ses main à ses dagues qui se trouvaient à sa ceinture, en cas d'attaque prématurée, et restait là, indécise de ses futures actions. C'était sûr qu'il ne l'avait pas entendue descendre de l'arbre, mais ce qui était sûr, c'est qu'il allait se demander d'où ce chat pouvait provenir. Koya ne se transformait que sur son ordre, il n'allait donc pas le faire maintenant. Mais en cas de défense, il aurait à le faire. Le convoi n'allait normalement arriver que dans quelques heures. Il y avait le temps. Mais il fallait qu'il parte. Ayleen décida alors d'attendre, voir se qui se passerait par la suite...


Dernière édition par Ayleen Eliseï le Lun 14 Mai - 19:03, édité 2 fois
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Kann-u
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Lun 14 Mai - 17:01

Tomber avec panache.
Oui, on en est loin. Ce vol plané rigoureusement orchestré afin de finir sa trajectoire sur la croupe de ce pauvre Ekyl qui n'avait rien demandé. Kann' avait certes l'habitude de subir les prises de son destrier assez marquées, c'est pas pour dire, mais il cabrait relativement souvent, tout de même. Mais cela ne le dérangeait plus, il avait l'habitude et en tirait parti. Il savait que cela lui donnait une certaine allure.
Cependant, cette fois n'étais hélas comme d'habitude. C'était brouillon, sale, imprévisible. Faisant tout son possible pour garder son calme et sa posture, d'une droiture honorable. Cherchant d'où venait ce projectile, cette petite boule de poil. Il l'avait remarqué juste avant, sur une branche de bois qui semblait subir ses assauts répétés. Toutefois, son esprit critique se refusait de croire qu'il était seul. Et il avait bien raisons. Après cette chute vertigineuse, il remarqua des mouvements, comme si quelque chose, ou plutôt quelqu'un fuyait cette branche.

Ekyl, plus que surpris, se cabra une seconde fois d'affilé, tout en supportant les griffes plantées dans sa croupe, ainsi que l'impartialité de son maître qui ne bougeait point, qui ne réagissait.
Au moment où son cheval posait les sabots au sol pour la seconde fois, le jeune nomade posait à son tour pieds-au-sol. Mais, malheureusement pour cette petite bête, il n'avait pas les mains vides.
Dans sa main gauche, il tenait la petite boule de poil, par la peau du coup. De la même façon qu'une mère-chat transporte ses petits.
Dans sa main gauche, il tenait le pommeau de son podao, dont le revers de la lame reposait sur son épaule.

Le jour venait de finir sa sieste. Il était maintenant entièrement levé. La lisière de la forêt était particulièrement éclairée. Le reflet du soleil sur le sable emplissait de lumière les environs.
Ekyl se calma rapidement, une fois le nuisible dégagé. Reprenant son calme habituel, semblant presque observer la scène.
Le visage de notre homme était toujours masqué. Seul son regard, perçant, était plongé dans les yeux du chat. On aurait presque pu croire qu'ils étaient entrain de communiquer, les regardant ainsi. Comme s'il lui demandait ce qui lui avait pris, à plonger sur son cheval. Ou plutôt, comme s'il essayait de savoir qui était responsable de ce fameux plongeon. Et surtout, quelles étaient ses intentions. Était-ce une diversion ? Peut-être. Cependant, pour tromper notre homme, il faudrait certainement plus que cela. Tous ses sens étaient alerte. Au moindre bruit, à la moindre odeur, à la moindre présence, il réagirait. Ce n'était pas devenu un chasseur pour rien. Que dis-je, un traqueur, pour rien.

Et aujourd'hui, sa proie était le maître ou la maîtresse de ce petit être.
Il ne lui voulait pas spécialement du mal. Mais cette maladresse avait éveillé sa curiosité.
La petite boule de poil baissa les oreilles, comme s'il attendait sa punition. C'était presque amusant à regarder. Un léger rictus ne put s'empêcher de naître sur les lèvres de notre homme. Quoi qu'il en soit, le maître de cette chose ne devait pas être quelqu'un de mauvais.
Kannwu le déposa, cette fois-ci sans plongeon orchestral, sur la croupe d'Ekyl, et fit mine de le fixer.

De sa main gauche, maintenant libre, il se démasqua, laissant percevoir ses traits fins. Son visage était charismatique. C'était inattendu d'assister à un tel spectacle. Des cheveux aussi sombre avec une peau aussi claire. On différenciait difficilement ses lèvres du reste de son visage. Tellement fines et tellement pâles. Quant à ses yeux... Autant dire qu'ils ne viennent ni de sa mère, ni de son père. Plutôt un mélange des deux races. C'est un étrange spectacle qui n'a pas été donné de voir depuis longtemps. Depuis presque autant de temps qu'il a décidé de s'exiler dans le désert, loin de la vue de tous. Peut-être que le monde n'était pas encore prêt à un être de sa sorte, de sa carrure.
Quant à sa main droite, elle était toujours posée sur le manche de son arme, on pouvait presque entendre le léger bruit que créait son gant de cuir au contact du pommeau, lorsqu'il le serre d'avantage.

Son attention première ne se portait pas sur le chat, mais sur ce qui pouvait bien se cacher au delà.
Lui imposant un regard moralisateur, tel une mère exaspérée devant une nouvelle bêtise de son fils...

« Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi, petit être ?... »

Dire qu'il s'attendait à tomber face à des sortes d'ours assoiffés de sang, ou autres créatures encore plus énormes et destructrices. Mais non, il tombait sur un tout petit chat, qui ne semblait que réclamer de l'affection. Pauvre petit démon.
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Ayleen Eliseï
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Lun 14 Mai - 22:32

Le calme était revenu dans la forêt. Les feuilles des arbres bougeaient au gré du vent, le soleil qui les transperçaient de ses traits était plus chaud, plus vif encore que tout à l'heure. Ayleen était accroupie derrière l'arbre, genou contre sol, sur un tapis de feuilles. Chacun de ses sens étaient en alerte, ses muscles étaient tendus, prêts à agir. Elle jeta alors un regard derrière l'arbre. L'elfe tenait Koya d'une main, et de l'autre, tenait son arme. La démone sentit alors son cœur brûler d'une vive flamme. S'il touchait à une seule des moustaches de son fin museau, il goûterait ensuite de crocs et de dagues. Koya était son ami de toujours; le compagnon qui ne l'abandonnerait jamais, quoi qu'il se passe. Il la suivait depuis déjà plus de trois décennies. Le lien qu'il y avait entre cette démone et ce métamorphe est considérablement fort. Elle ne voulait même pas penser au jour où il la quitterait. Ce n'était tout simplement pas une chose à envisager, une chose,.. impossible,.. qui ne pouvait arriver.
L'elfe n'avait pas de mouvements agressifs envers Koya. Il le regardait dans les yeux, comme s'il essayait de le sonder. Cette « communication » dura bien une minute. La démone ne savait rien de cet elfe, des pouvoirs qu'ils pouvaient posséder, qui il était, de quoi était-il capable. Mais la seule chose qu'elle pouvait savoir c'est que pour le moment, il n'était pas décidé à faire du mal à qui que ce soit, et dans ce genre de situation, c'est une attitude qu'Ayleen appréciait relativement bien. Elle l'inspecta alors plus en détails. Il n'était pas un elfe comme les autres, physiquement parlant. Il était encore masqué, mais ses yeux et la couleur de sa peau semblaient tout aussi significatif l'un de l'autre. Une alliance bien rare. Une alliance qui avait dû aux yeux de certains apparaître comme impossible, infâme, impie, diabolique. La démone connaissait bien ce mode de pensée, et pour cause. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle s'était faite attaquer pour ce qu'elle est. Et il en sera toujours ainsi. Il faut vivre avec. Et si elle est blâmée d'être une démone, cela elle ne l'a pas choisi. Mais le fait d'êtres rôdeuse, cela elle l'a fait de plein gré, et ce, pour plusieurs raisons. La colère que les gens portaient envers elle était selon elle injustifiée, étant plus petite. Il fallait alors trouver quelque chose qui pourrait vraiment leur donner une raison de la détester, de la haïr. Trouver quelque chose dans lequel elle excellait et qui ferait sortir de leur gond n'importe quel être par une alliance de race et de classe : Rôdeur. Pourquoi ce choix ? La mort de ses parents en fut une belle démonstration. Les hommes sont facilement corruptibles, ou manipulables, vous savez ? Il suffit de leur donner une fausse raison pour haïr, et une seconde pour passer à l'acte et ils le rendent de manière directe et sans bornes.

Bref, l'elfe avait toujours Koya dans sa main. Lui aussi, malgré le fait qu'il ait encore son regard plongé dans celui du Compagnon, avait l'air en alerte. Il savait qu'une autre personne était avec lui. Elle, ne savait que faire avec les options qu'elle avait. L'attaquer ne servirait à rien, il n'avait montré aucun signes d'agressivité. Rester passive derrière un arbre ne servirait pas à grand chose non plus. Maintenant qu'il savait qu'il n'était pas seul, il resterait en ces lieux jusqu'à ce qu'elle se montre. Mais fallait-il plier l'échine devant ses attentes? Avait-elle vraiment le choix, finalement ? Elle détestait s'entêter ainsi. Le résultat risquait d'être fortement le même, de toutes façons. Il posa Koya sur la croupe de son cheval, et dévoila de sa main libre son visage, qui, communément aux elfes, possédaient des traits fins et marqués. Ses yeux de couleur peu commune étaient toujours braqués sur le petit chat qui s'était trouvé une place désormais sur la selle de l'étalon, comme il en avait l'habitude. Décidément, Il ne changera jamais, qu'importe dans quelle situation il se trouve. « Mais qu'est-ce-que l'on va bien pouvoir faire de toi, petit être ? » Un rictus se dessina sur les lèvres de la démone. Cette phrase était juste une invitation à se montrer. Elle se releva alors avec une grâce peu commune, et se dirigea avec une marche lente vers l'elfe, en le regardant droit dans les yeux. Ses cheveux, détachés dans le saut qu'elle avait peut avant fait, s'ondulaient gracieusement à chacun de ses pas. « J'aimerais récupérer mon compagnon, si ce n'est pas trop demander. » Elle avait dit cela d'un ton sec, mais d'une voix claire, mais c'était bien une affirmation, et non une demande. Légère ironie, sans doute.
Tant que Koya n'était pas descendu de ce cheval, la balance flanchait toujours du côté de l'elfe. Elle croisa alors le regard du chat, qui comprit très vite ce qu'il devait faire, et cette fois, sans commettre aucune infraction à l'égard d'Ayleen. Et, sans se faire prier une seconde fois, il sauta de la croupe du cheval et alla se frotter contre la jambe de sa maîtresse, ronronnant aussi fort qu'il le pouvait. Crédibilité? Descente de trois crans. Elle leva les yeux au ciel et souffla, encore une fois, sur l'attitude de son compagnon trop inconscient des évènements qui se déroulaient. De toutes façons, tant qu'il a de quoi se nourrir, on peut dire que c'est un chat heureux. Mais il est vrai que dans certaines circonstances, il fait part de son inquiétude à Ayleen quand il ressent les choses avec un mauvais œil, ou de manière négative. Et, vu son état, l'inverse était en train de se passer. Il avait l'air de plutôt se sentir à l'aise. Elle se rapprocha doucement de l'inconnu, et leva un sourcil sur son étalon, qui avait l'air d'une bête comme l'on ne trouve plus. Une fois postée solidement face à l'elfe, comme si elle voulait lui tenir tête, elle entama la discussion d'une manière qui pourrait relever de l'ironie et de l'insolence. « Je me nomme Kath. Et... à qui ai-je l'honneur de parler ? » Le ton était ironique, le regard était insolent, mais s'incliner avec cette parfaite harmonie des deux étaient purement agressif. Elle ne lui avait pas donné son vrai prénom. Mais cela... C'était plutôt quelque chose qu'elle avait appris à faire, pour sa propre survie. Elle ne savait pas qui il était, après tout. Elle planta son regard flamboyant dans ses yeux, et soutiendrait son regard quoi qu'il arrive. Koya s'était allongé, et semblait observer la scène avec un air dubitatif. Un air de chat, quoi...
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Mar 15 Mai - 7:38

Après le spectacle du chat, nous pouvons assister au spectacle de la souris.
Reconnaissant sa maîtresse, et confiant de ses fautes, la petite boule de poil s'empressa de le rejoindre, de la câliner, ronronnant, comme s'il avait les pires fautes du monde à se faire pardonner.
Cela arracha un léger sourire en coin à notre jeune nomade. Ce chat était particulier, s'en était sûr. Et ce, pour plusieurs raisons. Déjà, il avait le don de faire sortir des jolies filles de derrière les buissons. C'était un sacré atout, en fin de compte.
Tandis que l'étrangère le rejoignant acceptait d'ouvrir le bec, notre homme s'adossa à son vieux canasson, laissant par la même occasion glisser son arme entre lui et Ekyl, celle-ci se plantant dans le sol encore malléable.

Kann' ne pouvait s'empêcher de fixer la jeune inconnue du regard, scrutant ses moindres réactions, ses moindres gestes. Pas tant par méfiance, plus par envie.
Finalement, son regard osa même se plonger à son tour à l'intérieur du sien.
Les expressions de notre nomades n'étaient que peu marquées, à cet instant présent, on n'aurait pu deviner s'il était encore présent.
Ses yeux étaient actuellement d'un jaune pâle.

Le vent soufflait.
On aurait presque l'impression qu'il cherchait à s'amuser, que ce soit avec la crinière de notre homme, avec son écharpe, ou avec les cheveux de son vis-à-vis. Cela rendait le spectacle encore plus agréable à regarder. Au final, celui qui devait le plus l'apprécier, c'était certainement le déclencheur de cet événement, cette petite créature qui s'était allongée au loin, les scrutant du regard.

Le jeune homme ne réagit pas, suite aux interrogations de son opposante. La tension était palpable. Elle était entrain de jouer, et cela il le sentait. Mais jusqu'à quel point était-elle prête à jouer ? À quel genre de petit jeu souhaitait-elle jouer ?
Oui, la meilleure définition de ses actions était l'insolence. Mais pas n'importe laquelle. L'insolence d'un enfant, égoïste et pure. Si elle montrait le bout de sa frimousse de la sorte, c'est que dans le fond, elle devait être persuadé de l'intérêt de cet échange. Mais que pouvait-elle y gagner ?
Kannwu n'avait rien à offrir. Si ce n'est de son temps, et des valeurs humaines.

Kath... Ce prénom sonnait faux aux yeux de notre homme. Ceux-ci étaient toujours plongés dans ceux de la charmante inconnue. Son regard se voulait insistant, mais pourtant, il ne dégageait strictement rien, tout comme le reste de son visage. Un long silence venait de se dérouler suite aux paroles de la jeune femme. S'en était presque troublant. Une personne normale ne se sentirait pas à l'aise, à travers cette situation.
Cependant il est là, il la scrute. Mais pas d'une façon -si j'ose dire- normale. Il essaye de la sonder de l'intérieur. Il essaye d'en découvrir plus sur elle à travers ses yeux. Eux, ils ne mentent jamais. Quoi qu'on fasse, quoi qu'on leur demande : Ils sont et seront toujours fidèles.
Ses yeux étaient tout feu-tout flamme. Cela en disait certainement long sur sa personnalité.

Était-elle une bombe à retardement, qui vous poignarde en plein cœur au moment où vous ne vous y attendez pas ?
Ou était-elle une dynamite, prête à exploser à n'importe quel moment ?
Notre nomade pourrait parier sur la seconde hypothèse, mais ce n'était pas l'heure de vérifier. La nuit avait été particulièrement rude, dans le désert : Il n'en avait pas dormi. Et le voilà plongé dans ce terrain hostile. Mieux valait-il préserver ses forces.
Cependant cette penchée lui fit éclater une léger sourire en coin, qu'il ne put dissimuler, mettant donc fin à ce silence, légèrement pesant.

« Et que fait une enfant, tel que vous, dans un endroit tel que celui-ci ?... »

Lâcha-t-il, d'un air à lui annoncer qu'il n'était pas dupe à ses tromperies. Si son objectif était de l'endormir avec de belles paroles : Il ne s'y fourvoierait pas.
Détachant son regard de celui de la jeune femme dans le but de faire le tour du propriétaire, la détaillant du regard, de la tête au pied, allant même jusqu'à la dévisager. Qu'est-ce que cela devait lui être dérangeant.
Mais cela amusait notre homme. Il était entrain de la tester, comme si cette bataille ne se tournait qu'uniquement sur un point de vue mental. Comme si leurs deux esprits étaient entrain de s'affronter. Le calme et la sérénité du cheval face à l’insouciance et l'insolence du chat.

« Un honneur. C'est un bien grand mot.
Quant à qui suis-je,
Je vais et je viens dans le désert. Si honneur il y a, c'est de me rencontrer en dehors de mes terres. »

Plaça-t-il finalement, avant de replonger son regard dans celui de la belle créature face à lui.
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Ayleen Eliseï
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Mer 16 Mai - 0:13

La confiance. Savez-vous que c'est une caractéristique rare, de nos jours ? Cette valeur se perd, et cela est regrettable, à la vue des liens que cela peut créer. Rares sont ceux qui font confiance dès la première rencontre, n'est-ce-pas ? L'inconnu fait peur, à ce que l'on dit. Il nous oblige à rester sur nos gardes, méfiants. Il pousse parfois même au mensonge, afin de se protéger d'une quelconque attaque. La confiance n'est déjà pas quelque chose de réputée, au sein d'une seule et même race. Alors la rencontre deux deux races, l'une diabolique, l'autre impie ne peuvent créer au final que des désagréments, ne pensez-vous pas ? Deux êtres ayant pour l'habitude d'être haïs, rejetés. Des comportements liés à la survie voient le jour; en réponse à ces habitudes, c'est une certitude. Et la méfiance fait partie de ces sentiments que l'on peut ressentir face à un inconnu, rencontré d'une manière incertaine, de façon imprévue, dans un lieu dangereux qui n'est généralement pas fréquentés par les jeunes damoiseaux sans défense.

Et cet elfe ne lui inspirait pas vraiment confiance. C'était le moins que l'on puisse dire. Il planta son arme dans le sol malléable qu'était la terre de la forêt en cette saison. Celle-ci s'enfonça sans plus de difficulté que si l'on plantait un couteau dans du beurre. Certes il l'avait peut être fait. Mais il fallait rester sur ces gardes. Elle le scrutait, cherchant son regard, qu'elle n'avait pas encore réussi à rencontrer. Il était trop occupé à l'observer, faisant attention au moindre mouvement qu'elle pouvait esquisser. Elle savait pertinemment qu'au moindre signe suspect, le chemin vers son arme planté dans le sol ne serait que de courte durée. La situation n'était pas des plus communes, et quelque part, la jeune femme s'en amusait. L'analyse d'autrui est assurément quelque chose de vraiment intéressant à faire. Apprendre des choses sur ce qu'il est et sur ce qu'il fait sans qu'il ne prononce un seul mot. D'ailleurs, elle lui avait posé une question, non ? Pourquoi gardait-il le silence ainsi ? Ah. Les elfes, de taciturnes personnages... mais ce n'est pas grave, elle avait encore beaucoup de temps. Oui, le temps. Ce n'est pas vraiment ce qui manquait, à un démon. Le temps. C'est bien la vraie et seule chose qui ne pourra jamais changer, en ce monde. Avec la mort, peut être. C'est étrange, de se dire que le temps est un long fleuve menant lentement vers la mort, un rite de passage obligatoire et impartial.

Il planta enfin son regard dans celui de la démone. Il avait les yeux dorés, comparables à ceux d'un félin. Ils avaient l'air de briller, comme la lune dans un ciel étoilé. Une lutte de regard pris son départ dès lors. Rien de ce qui se passait autour n'avait plus d'importance. Le vent qui soufflait, faisant flotter les longs cheveux noirs de la demoiselle, ni la terre, sur laquelle elle se tenait debout, ni Koya, qui s'était relevé, ni l'étalon, qui renâclait. Ayleen savait de toutes façons qu'elle ne baisserait pas les yeux. Elle ne les clignaient même pas. Son regard était intense, et surtout, profond. Cependant, il était impénétrable. Si vous vouliez y trouver une quelconque réponse, ou savoir si le mensonge résidait à l'intérieur de cet esprit, il faudrait que vous soyez doté de télépathie. Sinon, son regard n'a pour but de vous embrouiller encore plus dans ce que ses paroles avancent. Elle est une parfaite menteuse, et a appris l'art de la tromperie bien assez tôt. Et, cependant, même si la confiance ne s'installe pas dès le premier regard, le mensonge abusif n'est pas une caractéristique qu'on décèlerait en elle, non. Son regard recueille toute la sincérité la plus véritable qu'il puisse y paraître, il pourrait presque être comparé au regard d'un enfant, que le mensonge n'aurait pas encore perverti, sauf que ses yeux sont de la couleur du feu, et qu'ils sont beaucoup plus pénétrants que les yeux d'un enfant.

Une pensée semblait lui avoir traversé l'esprit. Et celle-ci le fit sourire. Un sourire... qui lui faisait grandement penser au sourire qu'arborait Aeden, son ancien « maître », '' oreilles pointues '' lui aussi, qui riait de son jeune âge, de son ignorance, de son insouciance. Ici semblait se passer la même chose. Mais quarante ans plus tard. Cette analepse ravivait un souvenir bien lointain. « Et que fait une enfant, tel que vous, dans un endroit tel que celui-ci ?... » Ayleen étira un sourire qui en disait long. Elle voulait juste cracher à la figure cet être hautain. La manière dont il voulait afficher sa supériorité était juste pitoyable. L'endroit où ils se trouvaient devaient donner assez d'indications pour qu'il la prenne pour autre chose qu'une enfant, non ? Elle trouvait cela pourtant logique. Elle ne comprenait pas à quoi cela l'avançait à adopter ce genre d'attitude. Elle répondit de la manière avec laquelle la question a été posée : « Eh bien... l' « enfant » vit ici, en fait. » Il détacha son lourd regard des beaux cils de la jeune démone, et commença à la toiser de manière bien inappropriée. Il la dévisageait, de haut en bas. Sans scrupules. Il était sans scrupules. L'énervement commençait doucement à gravir les échelons jusqu'à la colère. Il ne fallait pas qu'elle s'énerve. Après tout, elle ne savait pas de quoi il était capable, mais se mesurer à lui avait quelque chose d'amusant. « Un honneur. C'est un bien grand mot. Quant à qui suis-je, je vais et je viens dans le désert. Si honneur il y a, c'est de me rencontrer en dehors de mes terres. » Il venait donc du désert. Terres arides à perte de vue, la chaleur, le sable, le jaune. Elle détestait le jaune. C'était une couleur qui s'insupportait. Pourquoi? Le jaune lui rappelle le soleil. Or elle a toujours préféré l'obscurité. Bien sûr, elle n'en était pas pour autant nyctalope, mais elle se sentait mieux, dans l'ombre. De plus, ses agissements en étaient que plus discrets. Et la discrétion était utile, dans certaines occasions, vraiment. En fait, la seule vive qu'elle appréciait était le rouge. Le rouge sang. C'était une magnifique couleur, à ses yeux.

Elle baissa les yeux, pendant un moment. Pensant à quoi pouvait ressembler la vie dans le désert. Un frisson lui parcourra l'échine. Un pays rempli de lumière, et de jaune. Elle ne pouvait pas vivre là-bas. Et quand bien même si elle devait y passer, elle devait avoir une raison qui dépassait n'importe quelle autre. Elle releva son regard, et questionna l'inconnu. « Et pourrais-je savoir ce que des oreilles pointues des sables font à se diriger vers la forêt, endroit totalement mystérieux pour toi ? » Elle primait sur le tutoiement. Plus direct, moins respectueux. Parfait, pour ce genre de discussion. Elle retira l'une de ces dague de sa ceinture, et commença doucement à jouer avec. « Maiiiiis bien sûr, si une enfant ne peut pas comprendre le dessein de ton voyage, alors tu n'as qu'à tout simplement continuer ton chemin, non ? »
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Kann-u
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Mer 16 Mai - 13:25

Après les premières paroles de la jeune démone, lorsqu'elle affirma vivre en ces lieux, un sourire vint se figer sur le visage de notre homme. Faisant mine de regarder les alentours, du sol à la cime des arbres, comme s'il faisait l'état des lieux d'une maison. De la maison de son visuel. Tournant en ridicule ses paroles. Se retenant de la complimenter sur la décoration. Ce serait certainement de trop, après-tout. Ils n'étaient pas suffisamment proche pour s'inviter l'un chez l'autre !
Et la voilà qui se mettait à le tutoyer. Ce fut rapide, il ne lui a suffit que de deux phrases.
C'était sûr, elle semblait tout aussi douée pour les rencontres que lui.
Lorsqu'elle retira l'une de ses dagues de sa ceinture, un rictus amusé s'accrocha sur ses lèvres. Voulait-elle en venir à ce niveau là ? Désirait-elle vraiment se battre ? Elle commença donc à jouer avec. Est-ce une provocation ? Cette situation l'amusait, vraiment.
Avant même qu'elle ne reprenne la parole, il ne put s'empêcher de lui lancer :

« Faites attention, vous pourriez vous blesser. »

Décidant de rester en dehors du tutoiement. Se voulant bien plus subtile. Quelle tristesse d'imagination que d'en venir à ce stade là si rapidement. Ou peut-être était-elle si sanguine qu'il l'avait déjà poussé dans ses retranchements. Qui sait ?
La voilà reprenant la parole, l'invitant à quitter cette forêt. Oh ! Voulait-elle déjà se débarrasser de notre jeune nomade ? En tout cas, ce n'était pas de cette façon qu'elle y arriverait. À part aiguiser son esprit, lui donner envie de rester, elle ne faisait rien de plus.
Le dessein de son voyage ? Elle en demandait beaucoup, quand même. L'après-midi ne suffirait pas pour le lui expliquer. Surtout s'il devait se mettre au niveau d'une enfant !...
Et elle, alors ? Que faisait-elle en ces lieux précis ? Que faisait-elle sur cet arbre, avec cette petite boule de poil ? Serait-ce son lit ? Dans ce cas là, pourquoi s'est-elle cachée à la place de s'excuser de ce projectile lancé à l'encontre de son cheval ?
Tant de questions sans réponses. Les aurait-il un jour, ces réponses ? Peut-être pas, peut-être que si. Mais avouons le. Ces questions sont bien loin d'être existentielles. Ce n'était que sa curiosité grandissante, attisée par les jolies yeux de cette inconnue.

« Mes desseins, vous dîtes ?...
à moins d'avoir préparé le repas, je ne pense pas que vous possédiez la patience de les entendre. »

Notre homme était narquois. Continuant de la prendre de haut. Comment avait-il pu oser prétendre que la place de cette jeune femme était à une cuisine ? Pourtant, il fallait être aveugle pour ne pas remarquer son physique sans pareil. Elle était magnifique, semblait souple et agile. De plus, son maniement de dague était parfait. Quand bien même était-elle entrain de simplement jouer avec. Un spectacle de plus à son palmarès, il prenait du plaisir à la regarder.

« Ce que je fais en ces lieux... Dirons-nous,
Je suis venu pour vous rencontrer. Vous habitez ici, n'est-il pas ? Dans ce cas là, c'est vous que je suis venu voir. »

Mettant ses mains dans ses poches, faisant trois pas en avant, se rapprochant donc de la soi-disant Kath. En restant toutefois à bonne distance.
Ses cheveux étaient soufflé par le vent. Selon les accentuations de celui-ci, son écharpe suivait. S'en est que de peux qu'elle ne toucha pas le visage de la beauté face à lui. Comment allait-elle réagir ? Ce qui est sûr, c'est qu'il ne perdait pas une miette de tous ces échanges, et qu'il scrutait la moindre de ses réactions.
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Ayleen Eliseï
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Sam 19 Mai - 13:29

La forêt était quelque part son chez-soi. Depuis toujours elle se sentait en sécurité lorsqu'elle franchissait ces limites, protégée par le feuillage de ces grands arbres. De plus, l'obscurité était toujours présente, en ces lieux, sauf exception de ces faibles rayons qui traversaient timidement les branches, et arrivaient de part et d'autres à trouer la forêt de quelques traits. Elle avait encore dit un mensonge, lorsqu'elle a dit vivre ici. Oui, elle se sentait comme chez-elle, ici, oui, elle connaissait cet endroit comme sa poche, oui, c'était le lieu où elle se sentait le mieux, protégée, sans la peur d'être attaquée. Mais pourtant, c'est sur les routes qu'elle se trouvait le mieux. Pourquoi ? Pour se lancer une sorte de défi. Se tapir dans sa forêt n'est pas une chose qu'elle accepte, c'est comme si elle se cachait du « monde extérieur », à cause de sa trop grande violence, de sa haine. Mais elle compare ce comportement à de la lâcheté, et se cacher reviendrait à subir une sorte d'oppression, qui l'empêcherait de vivre ailleurs que dans un endroit reculé de la civilisation. Le monde est ce qu'il est, et il ne va pas changer pour autant. Il faut donc anticiper, et trouver le moyen de se défendre, de se battre, dans ce monde de dingues. Le bien... le mal. Tant de choses inutiles, qui se battent entre elles. Comment peut-on désigner une chose bien d'une chose mal, finalement. Avec l'éthique ? Mais cette valeur n'est pas la même pour chaque personne. C'est pour cela qu'il vaut mieux se battre pour soit même, et non pour une cause fictive, pour laquelle on risque notre vie par de nombreuses reprises. Il vaut mieux mourir en s'étant battu pour soi que mourir en s'étant battu pour une cause, qui, de toutes façons, soutiendra de nombreux autres conflits avec d'autres idéaux tout au long de l'histoire. Alors, au final. Faut-il se battre pour une guerre qui ne s'arrêtera jamais?

Elle porta son regard sur son couteau, toujours en train de jouer avec.« Faites attention, vous pourriez vous blesser... » Elle stoppa le mouvement rotatif de sa dague, releva son regard, et afficha un merveilleux sourire sur son visage. Se blesser elle-même avec une arme qu'elle manie parfaitement depuis l'âge de seize ans était juste inimaginable. L'avoir dit était provoquant, et il le savait parfaitement. Elle recommença alors à faire retourner sa dague dans sa main gauche, toujours les yeux plantés dans les siens. Il souriait, lui aussi, d'un sourire narquois qui aurait pu énerver n'importe quelle personne lambda très rapidement. Continuant d'un air hautain, il lui répondit ensuite : « Mes desseins, vous dîtes ?.. à moins d'avoir préparé le repas, je ne pense pas que vous possédiez la patience de les entendre. » Arrogant. Il était arrogant. Elle n'aimait pas du tout comment il se comportait avec elle. Ils ne se connaissaient qu'à peine qu'il commençait déjà à lui dire ce qu'elle avait à faire. Ses yeux s'enflammèrent littéralement, mais elle ne bougea pas d'un millimètre, ayant le parfait contrôle d'elle même. Mais si son corps n'agissait pas, son esprit, lui, bouillait et fulminait contre ce qu'elle venait d'entendre. « Je dois donc en conclure que le cher monsieur ne sait pas se nourrir seul ! » Koya lui aussi ressentait la colère de sa maîtresse, et avait chaque poil de son dos hérissé, et commençait à cracher. Lui n'essayait pas de contenir sa colère de garder son calme, non. Son regard s'emplissait d'un sentiment assez négatif et très visible. Il était prêt à l'attaque. Il aurait pu passer pour une petite chose sans défense s'il n'était pas capable de se métamorphoser. Mais cela, l'elfe ne le savait pas. Et elle espérait qu'il ne le sache jamais. Il pourrait réagir de trop de manières différentes. Donc, pour le moment, elle préfère qu'il se ridiculise alors qu'il n'est que très peu crédible, que de déclencher une catastrophe sans nom.

Ayleen gardait donc le silence, jouant peut-être un peu plus nerveusement avec sa dague. La tension était palpable : Elle pouvait s'emporter n'importe quand. « Ce que je fais en ces lieux... Dirons-nous, je suis venu pour vous rencontrer. Vous habitez ici, n'est-il pas ? Dans ce cas là, c'est vous que je suis venu voir. » Il prit un air nonchalant, mettant ses mains dans ses poches, et, mine de rien, fit trois pas en avant, pour se retrouver à quelque un pas de ça de la jeune femme. Elle avait arrêté de faire tourner la dague dans sa main, et l'empoignait maintenant fermement. Ses yeux était planté dans le regard clair et fixe de l'elfe. Son écharpe, battant au rythme du vent, atteignait presque le lisse visage de la démone, qui commençait de plus en plus à perdre son calme. Afin de garder sa sérénité à toute épreuve, ou du moins essayait-elle de se l'auto-persuader, elle prit une légère inspiration, vibrant à cause de la colère. Elle tint ensuite sa dague dans sa main gauche, et, toujours le regard planté dans celui de l'elfe, elle abattit doucement l'arme sur son pouce, duquel coula un long filet de sang pourpre. Elle fit encore un pas de plus, et, posant son pouce ensanglanté sur les lèvres de l'inconnu, répondit : « Tu as dit le mot de trop, elfe. Ton insolence est bien regrettable. » Ayant encore le doigt sur la bouche de l'elfe, elle passa lentement son pouce sur sa lèvre inférieure, avant de ramener sa main près d'elle. Elle lécha le sang coulant sur sa main, et , à la vue de l'elfe, referma sa plaie comme par enchantement. Tout n'était qu'une illusion, évidemment. Elle n'avait aucun don de guérison. Mais c'est ce qu'elle faisait paraître à la vue de l'elfe qui sera obligatoirement trompé par l'artifice. Il ne pouvait se douter de rien. « Son » sang était lui, encore sur sa lèvre, et commençait à couler lentement. Koya avait regardé la scène sans broncher. Il ne grognait plus, et était plus calme. Ayleen avait rangé sa dague à sa ceinture, mais à sa portée de main. Le vent faisait s'élever les cheveux des deux jeunes gens à l'intensité de son souffle, et les faisait danser à son gré. Elle chuchota alors, à son oreille, assez proche afin que l'homme puisse entendre tout de même distinctement chaque syllabe, qu'elle détachait volontairement. « Je n'ai pas la moindre envie que cette discussion se termine mal. Alors sois tu changes d'attitude et de ton, soit tu passes ton chemin. »
Koya avait disparu. Elle l'avait entendu se glisser derrière elle, et passer outre les arbres. Il ne s'en faisait pas, pour sa maîtresse. Et même si elle avait un problème, il accourrait sans peine. Il remonta sur l'arbre; la même branche sur laquelle ils étaient installés peu avant, et recommença à attaquer le bois, à la recherche de l'on ne sait quelle chose. Ayleen, elle, n'avait pas bougé.
« À toi de jouer, elfe. »
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Kann-u
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Jeu 5 Juil - 22:32

Amusant. C'était le mot. Cette somptueuse créature avait décidé d'entrer dans une opposition de force vis-à-vis de notre jeune nomade. Qu'allait-elle lui montrer, quel genre de message souhaitait-elle faire passer ? Il ne savait pas encore, peut-être qu'il ne s'en rendrait même pas compte. Cependant, il en doutait. Vu comme il scrutait le moindre de ses faits et gestes. Si elle tentait quoi que ce soit, il le verrait.
Ce spectacle ne lui était pas déplaisant. Cette atmosphère non plus. Pour dire vrai, il y prenait même un certain plaisir, et cela se voyait à travers son sourire. Cette femme était féline, cette femme était animal. N'étais-ce pas la plus jolie chose sur terre ? Un être humain revenu à la forme animal... Une lionne, un panthère ? Qu'était-elle vraiment ?
Néanmoins, il ne pourrait pas remettre en question son self-contrôle. Il l'imaginait déjà lui sauter dessus, essayant de l'égorger de cette dague qu'elle maniait magnifiquement bien. Mais ce n'était pas le cas. Elle s'avançait lentement, doucement, dans sa direction, s'ouvrant le pousse de sa lame, et badigeonnant ses lèvres de son sang. Un léger frisson parcouru son corps. C'est qu'il trouva cette situation presque agréable. Cependant, il savait très bien qu'il ne pourrait l'implorer de recommencer encore et encore. Cette pensée le fit sourire. Quelles drôles de pensées lui traversaient l'esprit.
Son vis-à-vis se trouvait juste à ses côtés. Et il le savait, maintenant, c'était à son tour d'agir, de lui montrer ce dont il était capable.

Quoi que... Brisant ses pensées, le sang dégoulinant le long du bas de son visage avait osé pénétrer dans sa bouche, sans même lui demander de permission. Amusant. Ce sang n'avait donc aucun goût ? Cette blessure guérit instantanément couplé à un sang sans aucun goût... Qu'est-ce qu'elle était entrain de mijoter ? Kannwu ne réagit pas à tout cela, gardant un calme impassible, son visage exprimant toujours son sourire narquois, presque supérieur.
Il n'y avait que deux possibilités... Soit son sang n'avait aucun goût, et elle possédait une capacité de régénération assez intensive. De plus cela signifiait que sa lame n'était pas empoisonnée...
Soit tout ce qui venait de se jouer entre eux n'était qu'illusion. Actuellement, il n'était pas en condition d'en conclure plus rapidement. Cependant, ces deux idées lui trottaient en tête. Ses capacités d'analyses étaient certainement supérieures à celles d'un humain normal. Et notre nomade le savait. Cependant, il n'avait pas encore le don de prévenir l'avenir, ni de prévenir toutes réactions soient-elles. Et c'est cela qu'il aimait, c'est cela qu'il appréciait. Oui, d'une certaine façon, il se nourrissait de ce contact humain, de toujours provoquer son opposant afin d'observer ses réactions, quelconques soient-elles. Plus elles étaient diverses et variées, plus il y prenait du plaisir. Mettant sa vie en jeu à chaque instant. Cela ne le dérangeait pas, plus.
Qu'avait-il a perdre ?

Alors comme ça, elle le provoquait ouvertement suite à son tour de passe passe ? Elle lui avait montrer l'une de ses capacités, et elle lui demandait d'en faire de même ? Certes, il n'avait pas réussi à percer concrètement la finalité de cette capacité. Mais sur ses deux hypothèses, l'une était forcément vraie.
Qu'allait-il donc bien faire, maintenant ?
Sortant sa main droite de sa poche, laissant tomber son gant au sol, il continuait d'afficher un léger sourire aux lèvres. Comment cette femme allait-elle réagir ? Avait-elle eu connaissance de l'histoire de ces terres ? Avait-elle déjà entendu parler des échangistes ? Non, certainement pas, et ce n'est pas vraiment le temps de parler de cette race éteinte. Notre homme n'en était pas un, et il ne lui volerait pas ses pouvoirs, maintenant que sa main était nue.
Cependant, il allait faire autre chose.
Lentement mais sûrement, sa main droite se rapprochait de la joue de la jeune femme.
Toutefois, l'atmosphère restait tendue. Et il n'allait rien faire pour changer cela. Petit à petit, à chaque centimètres de gagner, la pression entre les deux personnes s'augmentait. Mais pas que cette pression. Aussi la température entre le jeune homme ainsi que la jeune femme. Jusqu'à présent, tout était tout à fait supportable, et peut-être même ne s'était-elle pas rendu compte de ce qui se passait.

Voilà.
Maintenant sa main était posée contre sa joue. Son sourire narquois se transforma en léger sourire en coin. Son visage en aurait presque pu devenir attendrissant. Mais là n'était pas la question.
Au même moment où cette main se posa sur cette pauvre petite joue, la féline se trouvant fasse à lui pu ressentir une chaleur extrême envahir son corps. Qu'est-ce que cela était ?
Cela ne dura que quelques instants, l'espace d'une seconde ou deux. Mais cette chaleur intense l'avait bien parcouru tout entière. Qu'est-ce que cela signifiait vraiment ?

Après tout, elle l'avait provoqué, elle lui avait dis que c'était à son tour de jouer.
L'ébouillanter de la tête aux pieds était-il plus provoquant que de badigeonner des lèvres de son propre sang ? Qui sait. Qui sait comment réagirait-elle ?
Allait-elle prendre cela comme une capacité de notre nomade ? Allait-elle prendre cela différemment ? Comment réagirait-elle ?
Il ne le savait. Mais il était tellement désireux de le savoir. Il était tellement désireux d'observer sa réaction. Oui, il s'en nourrirait et n'en perdrait pas une miette.

Sa main était toujours présente sur cette douce joue.
Cependant la chaleur ardente s'était tue. Tout du moins, elle persistait dans les regards que se lançaient les deux jeunes inconnus.
Ils se testaient tout deux. Sur quoi est-ce que ces légères provocations allaient aboutir ?
Kannwu était impatient, dans tous les cas. Son sourire en coin présent sur ses lèvres, le vent jouant avec leurs cheveux, jouant avec son écharpe qui les entourait maintenant.
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MessageSujet: Re: Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u] Lun 9 Juil - 1:29

Ils étaient là tout les deux, dans une sorte de face à face.. enflammé. Leurs regards étaient plantés l'un dans l'autre, sans que l'un ne faillisse jamais. Tout deux avaient grande estime d'eux-même, et se refusaient à laisser à l'autre la victoire d'obtenir le moindre vacillement de leurs parts. Pour Ayleen, l'égo sur-dimensionné de l'elfe était flagrant, et cela ajoutait une délicieuse touche de compétition au tableau, tout en ayant une dimension bien agréable. Au vu de l'esprit qui se tenait en face du sien, il allait certainement pas laisser une parcelle de terrain, et encore moins battre en retraite, ce qui reviendrait bel et bien à une défaite. Pour le moment, aucune des deux personnes présente n'allait céder, et là était bien là le problème. Jouer au jeu du '' qui est le meilleur '' est certes amusant, tel est le principe d'un jeu, mais peut aussi être dangereux, puéril, et surtout complétement inutile, n'incluant pas le fait de flatter un égo déjà trop imposant. Il est fort avisé d'avoir une bonne estime de soi-même, mais à cet échelon-ci, s'en est devenu de la mégalomanie..
Il esquissa un geste de sa main droite, la sortant de sa poche. Il laissa tomber son gant sur le sol. Cette même main s'approcha doucement de la joue de la jeune femme. Elle ne bougea pas le moindre cil, tandis qu'il affichait un petit sourire du coin de ses lèvres. Sa main rentra ensuite en contact avec sa joue...Aucune réaction de sa part. Ses yeux restaient bloqués dans le regard de l'elfe. Sa main était forte, puissante, travaillée par le maniement des armes et le sable, mais le geste était doux et lent. Mouvement appréciable malgré le paradoxal sentiment qui en découlait, la jeune femme sentait cependant la chaleur de son corps augmenter en même temps que la tension qui le parcourait. La chaleur montait, encore et encore, sans s'arrêter. Elle ferma les yeux, et laissa cette sensation gagner l'entière partie de son corps.
Depuis toujours, elle aimait la chaleur et détestait le froid. Plus il faisait chaud, mieux elle se sent. Quand elle était plus petite, la nuit, quand elle n'avait pas d'auberge où dormir, elle se blottissait contre Koya, qui était en forme de panthère, et dormait là, profitant de la chaleur corporelle de l'animal.
Elle avait pourtant des limites. Elle prit son inspiration, puis expira, tout en rouvrant ses yeux, les plongeant directement dans ceux de l'elfe. Il était évident que c'était lui qui était à l'origine de cette sensation extrême. Une couleur chaude avait commencé à gagner ses joues, et elle le sentait. La chaleur colorait ses joues d'un léger rougissement. Sa main était encore contre cette dernière.
Elle se passait des mots pour cette situation. Ils n'étaient de toutes façons pas nécessaires. Elle l'avait provoqué, et avait réagit comme toute bonne personne étant susceptible d'avoir un -grand- esprit de compétition et qui aime se mesurer aux autres personnes. Même si, lui, le fait hautainement.

Koya avait relevé une oreille. Il savait que quelque chose se passait. Il était attentif, et étudiait la scène avec précaution. Suivant le geste [ TRES ] discret de la demoiselle, il descendit de son poste, et arriva derrière ses pieds, attendant '' le '' signal.
Après tous ces évènements, rester de marbre commençait à devenir un véritable challenge. Sa dernière action a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Elle s'approcha rapidement, avec une réelle légèreté jusqu'à l'oreille de l'elfe et susurra à son oreille. « Tu veux le revoir? Viens le chercher. »
Elle claqua alors des doigts, et Koya fonça jusqu'au gant se trouvant sur le sol. Ayleen passa devant l'elfe tel un coup de vent, filant avec une extrême rapidité. Elle était dans son élément, pas lui. Voilà à quoi menaient tous ces titillements et provocations. Elle allait le pousser sur SON terrain, sur lequel elle était sûre et certaine de gagner, en somme. Elle connait la forêt , et s'il voulait la suivre, il avait tout intérêt à aiguiser ses quatre sens, et courir vite. Très vite. Les chemins étaient tellement sinueux qu'il n'avait pas non plus intérêt de prendre son cheval. [ n'est-ce-pas? x)]
L'ironie de la situation était tellement puérile que cela en était fortement amusant. Koya courant à côté d'elle, avec autant d'agilité et de vitesse, d'ailleurs très impressionnante, pour un chat. Cela rappelait à la jeune femme les jeux qu'elle avait pu avoir il y a longtemps avec son frère. Une sorte de chat et souris. Sauf que les rôles pouvaient s'inverser à n'importe quel moment. Mais, dorénavant, ils jouaient sur son terrain.



[ Hrp : ...Fin du RP mais si tu veux faire le RP de clôture, pas de sushi. Si tu suis, la suite se fera au lac, je commencerai le RP :'D ]
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Je te vois, mais toi pas. [PV Kann-u]

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