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Les sentiers sinueux de l'Être [Nee]

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Tempérance Haradrim
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MessageSujet: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Jeu 21 Juin - 23:33

    Quand elle avait décidé de quitter les siens pour partir à la découverte du monde de la surface, Tempérance avait vite compris pourquoi certaines personnes avaient été réticentes à la voir s’en aller ainsi, seule, sans personne pour la seconder. Au début, elle avait cru qu’il ne s’agissait qu’une d’une peur parfaitement normale de la part de sa mère et de ses proches qui s’inquiétaient toujours pour elle depuis son accident, mais en mettant pour la première fois le nez dehors, elle avait compris. La première chose que Tempérance découvrit de Nel Beraid, ce ne fut ni la guerre tant racontée, ni les hommes, ni les arbres -ces sortes de pic de roches verts et marron qui apportaient de l’oxygène- ce fut les montagnes abruptes. La première fois qu’elle les descendit, elle crut à certains moments qu’elle allait y rester. Elle devait toujours retenir ses roues pour pas que le fauteuil s’emballe et qu’elle ne fonce sans plus pouvoir s’arrêter au risque de s’écraser lamentablement par terre. Mais au final, elle était parvenu à descendre… Et c’est là qu’elle avait découvert le véritable Nel Beraid : l’eau, l’herbe… toutes ces choses qui étaient totalement nouvelles pour son esprit habituées aux cavernes et à la pierre.

    Elle s’était alors dit que c’était trop bête de vivre dans les montagnes alors que de telles beautés l’attendaient à leur pied. Et pourtant, en ce moment précis, elle se retrouvait encore une fois sur un sentier montagneux. Bon, elle n’était pas bien haut, elle ne comptait pas rejoindre le sommet, pas aujourd’hui en tout cas. Mais en fait, après avoir vu ce qu’il y avait en bas, après avoir goûté les délices de cette vie à l’air pur et dans une nature sauvage non bridée par la pierre, elle avait décidé d’en profiter de toute son âme. Mais uniquement après… Temp’ était une jeune femme obstinée, et c’était parfois un défaut, parfois une qualité. C’est grâce à cela qu’elle s’était reprise après l’accident, mais c’était aussi ça qui pouvait la mettre dans un pétrin inconfortable. Et ce jour là, son obstination et sa fierté lui ordonnait de remonter encore un peu les pentes de la montagne. Une petite dernière fois avant de leur touner le dos et de partir à la découverte. Cela ne lui servait matériellement parlant à rien. Strictement rien. Mais pour son mental, elle en avait besoin. Temp’ voulait pouvoir se dire qu’elle pouvait gravir un sentier de montagne.

    Et elle n’était pas si seule que ça… L’étrange bête qui lui avait sauté dessus dès sa sortie du labyrinthe souterrain des inventeurs la suivait encore. Décidément, cette bestiole devait s’être bien attachée à elle, peut être était-ce dans la nature de ces créature à poil que de s’enticher ainsi de la première venue. Ou peut être était-ce la clé à molette qu’elle lui avait gracieusement offerte comme jouet dès le début qui l’avait attiré plus que tout le reste ? Quoiqu’il en soit, Tempérance ne savait toujours pas ce que c’était comme créature, mais elle commençait elle aussi à s’attacher pour de bon à cette énorme peluche vivante. Dans le froid des montagnes aux sommets recouvert d’un tapis blanc et glacial, la chaleur de son corps la réchauffait. Machinalement elle lâchait une de ses roues et passait sa main dans sa fourrure quand il venait près d’elle. Et cela lui faisait de la compagnie et cela la rassurait. Ainsi il lui semblait qu’Ursus -puisque c’était décidé, elle l’appelait ainsi- la protégeait.

    Elle poussait sur ses deux roues arrières, ses bras étaient rodés et connaissaient le mouvement, c’en était même devenu mécanique. En réalité, on s’y faisait assez vite. Elle tentait de pousser le plus vite possible, histoire de se réchauffer un peu plus ; elle aurait du se douter qu’il ferait froid en dehors de leurs cavernes et de leurs forges. On aurait peut être pu la prévenir aussi… Mais elle n’avait rien d’autre sur elle que la robe qu’elle avait déjà mise en partant. Une robe assez épaisse qui lui couvrait évidemment bien ses jambes mais qui laissait les trois quart de ses bras à nu. Bon, il fallait bien dire ce qui était, elle avait froid. Alors elle comptait sur l’effort muscluaire pour ne pas se glacer sur place. De toute manière elle ne ferait pas demi tour avant d’avoir atteint l’espèce de rocher en forme d’enclume qu’elle apercevait depuis l’endroit où elle se trouvait. Dans la vie, il fallait se donner des objectifs, sinon on n’avançait jamais, c’était sa conviction profonde.

    Ce rocher, quand elle l’atteindrai, elle pourra dire qu’elle sera venu à bout d’un morceau de la montagne. Et elle pourra être fière d’elle, faire enfin demi-tour et attquer sa découverte sans arrière-pensée. Elle ne voulait pas commencer sur le goût d’un échec cette nouvelle vie. Enfin, c’est-ce qu’elle se disait. Mais alors qu’elle continuait de rouler à une vitesse plus ou moins constante, une morceau de roc sembla se dérober sous son poid… Un truc classique, dans les endroit un peu fragile c’était le risque à prendre, elle pesait bien plus lourd avec tous son fatras qu’un humain normal. Le problème c’est que que sa roue droite arrière se coinca dans un espèce de gros trou. Elle tenta bien de la faire tourner mais rien n’y faisait, elle était bel et bien coincée. En temps normal elle aurait utilisé la télékinésie pour se sortir de là, mais elle n’était pas encore une championne quand il s’agissait de viser et puisqu’elle se trouvait légèrement à quelques bonne cinquantaines -pour ne pas dire plus- de mètres de hauteur, elle ne voulait pas faire un petit vol plané non contrôler pour atterir en bas. Restait plus qu’à essayer de forcer encore et encore… Peut être que ça finira par céder à un moment.

    Pff… Pourquoi est-ce que ce genre de crasse lui arrivait toujours dans les moments où elle se sentait d’humeur combattante ? Elle avait l’impression que ça lui cassait tout son petit speech intérieur sur l’importance d’aller au bout de son chemin etc. Mais ce n’était pas ça qui allait la rendre bougonne pour autant. Ursus, apparemment intriguée de la voir à l’arrêt, posa son museau sur l’accoudoir, Tempérance lui carressa le bout de la truffe avec un sourire.

    - Ne t’en fait pas boule de poil géante, lui fit-elle, nous allons bientôt repartir. Juste que je trouve le moyen de me dégager… Peut être que ça va prendre un peu de temps, mais je finirais bien par y arriver…

    Ne jamais se décourager… voilà encore une autre de ses devises. Mais pour décoincer sa roue, il lui fallait plus que du courage. En réalité il lui fallait même de l’aide…
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Neelahn Screeling
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Sam 30 Juin - 10:51

Neelahn avait connu des jours meilleurs. Ça, c’était certain. Mais dire qu’elle n’avait pas connu pire aurait été un mensonge honteux… ou pas. A vrai dire, elle ne savait pas trop. En fait, elle n’était pas vraiment en état de réfléchir. Les évènements récents l’avaient totalement bouleversé. Elle avait été secouée dans tous les sens du terme et avait fait une grande découverte. Dire du mal de ceux qui l’avaient secouru lorsqu’elle en avait éprouvé le besoin aurait été mesquin. Et bien évidemment, Neelahn leur en était très reconnaissante. Mais tout de même. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’ils étaient bizarres, tellement bizarres qu’elle s’était même demandé s’ils provenaient de la même espèce. Mais avec leurs accoutrements et leur façon de penser, il était légitime de se poser cette question, n’est-ce pas ? Oui, parce que, ce n’était pas très « naturel » de porter autant de ferrailles sur soi, d’autant plus lorsqu’il ne s’agit pas d’arme. Bien entendu, les grandes dames des différentes contrées se plaisaient à porter des colliers de cuivre, d’or et d’argent. Cependant, on ne pouvait pas comparer ces ornements avec ceux des personnes que Neelahn avait rencontrées dans les Montagnes Interdites. En effet, en plus des bijoux, ces gens étranges portaient également des vêtements brodés de fer et de cuivre. Leurs broches ne ressemblaient à rien la plupart du temps. Ou pas. En y repensant bien, Neelahn se rappela avoir déjà vu ces petits disques dentés quelque part. Et lorsqu’elle se remémora certains systèmes de poulie et de levier, la druidesse finit par comprendre le « style » des inventeurs. Ces gens-là étaient l’incarnation même de la mécanique et même si c’était fabuleux, la druidesse songeait qu’il fallait être un peu dérangé (ou être très fier de son statut – mais Neelahn n’était pas très convaincue) pour s’exhiber de la sorte. En même temps, après avoir passé tant de temps sous terre, on ne pouvait pas les blâmer pour ça.

En dépit de leur dévotion extrême à l’art de la mécanique et de toutes les choses étranges qui en découlaient, ils s’étaient montrés assez gentils avec les étrangers. Après tout, ils avaient bien secouru Neelahn et grâce à eux, elle avait retrouvé assez de force pour rentrer chez elle. D’une certaine manière, la druidesse leur en était reconnaissante, même si elle avait bien vu que certains d’entre eux avaient hésité entre secourir ses collègues et elle ou les condamner à mort. La druidesse se demandait ce qu’ils allaient bien pouvoir faire maintenant qu’ils avaient compris que la guerre était terminée depuis un petit bout de temps. Allaient-ils sortir leur tanière et visiter le vaste monde ? Allaient-ils terroriser des villages avec leurs inventions ? Esquissant un sourire après avoir eu cette pensée, Neelahn se dit qu’il aurait été amusant de croiser l’un d’eux, dans une cité, à essayer de convaincre que leur machine était utile et performante. Comme tout être, les erreurs pouvaient survenir et il aurait été cocasse de voir la machine trahir son concepteur. Ceci dit, même si les inventeurs étaient persuadés que la ferraille était la plus belle création des dieux, Neelahn n’était pas convaincue qu’un monde rempli de machines aurait pu être une bonne chose. Encore une fois, elle pensait que ce n’était pas très « naturel ».

Et en parlant de chose pas très « naturel », la druidesse fut surprise lorsqu’elle aperçut une jeune femme au loin. Celle-ci était assise sur un fauteuil – qui était très étrange mais au moins, grâce à ce meuble, Neelahn put déterminer en un clin d’œil qui était la propriétaire. Il fallait vraiment être fou pour s’asseoir comme ça, dans les montagnes ! En plus, le fauteuil avait des roues… Mais quelle folle idée, vraiment ! Cette femme pensait-elle vraiment arpenter le monde avec un tel moyen de transport ? Décidemment, la logique des inventeurs dépassait l’entendement de Neelahn et la druidesse n’excluait pas l’hypothèse qu’elle était peut-être trop bête pour comprendre.
Quoi qu’il en soit, la jeune femme semblait bloquer avec sa chaise roulante. Arrivant par derrière, Neelahn évalua au loin quel était son problème. Apparemment, son fauteuil s’était coincé et elle ne parvenait pas à la dégager. Mais dans ce cas, pourquoi restait-elle obstinément assise ? Pourquoi ne se levait-elle donc pas ? Tout en se posant ces questions, Neelahn fini par poser ses deux mains sur l’étrange fauteuil et exerça une pression dessus. Tenant fermement la chaise, elle s’assura qu’il ne bascule pas dans le vide.

« Vous avez vraiment une façon de penser qui m’échappe… Mais ne le prenez pas mal, hein ? » dit-elle alors d’une voix guillerette après avoir adressé un clin d’œil au chien qui se tenait près d’elle.

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Tempérance Haradrim
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Sam 7 Juil - 10:59

    Non pas que cela ne lui arrivait pas souvent… Dans les souterrains cela était même plutôt monnaie courante qu’elle se bloque. On ne pouvait pas dire que le sol chez les inventeurs soit particulièrement lisse. En réalité, quand elle était confronté à de tels problèmes soit elle râlait un petit peu jusqu’à ce que quelqu’un vienne l’aider -solution numéro un- soit elle utilisait la télékinésie pour se décoincer et voleter un peu plus loins. Mais comme elle y avait déjà songer, la télékinésie était ici totalement exclue. Non pas qu’elle n’ai pas envie de faire un plongeon digne d’entrer dans le Guiness Book mais si elle devait un jour battre un record, elle aimerait vivre pour pouvoir en profiter. Il y avait bien trop de risque vu comme elle n’était pas très adroite avec ce pouvoir qu’elle bascule et qu’elle se scratche quelques mètres plus bas. Bon bon… C’était tout de même pour le moins frustrant. Elle commençait à réfléchir à une autre technique. L’étrange bête qui l’accompagnait semblait très stoïque… Elle ne se ferait sans doute jamais à cette bestiole : elle avait déjà un aspect si bizarre, tellement éloigné de l’apparence humaine et pourtant il agissait comme s’il était capable de penser. C’était comme une invention super sophistiquée, qui vivait par elle-même et qui n’était pas composée de rouages. Elle aimerait bien savoir ce que c’était tout de même.

    En désespoir de cause, elle fit ce que fait tout inventeur plongés dans un problème insolvable : elle commença à tendre la main vers sa boîte à outil. Quand on avait un bon tournevis et une clé de 13 dans la main tout s’éclaircissait ! Avec tout son attirail elle trouverait certainement une solution illico. D’ailleurs c’était comme si le dieu Broben l’avait entendu et avait décidé de l’aider. Comme on dit, aide-toi le ciel t’aidera. Elle sentit son fauteuil basculer légèrement -tout seul ?- et se décoincer. Ah bah ça alors… Elle avait juste eu à toucher sa boîte à outil et sans même qu’elle eu besoinde l’ouvrir elle se trouvait tirer d’affaire ! Quelle histoire. Mais quelques instants plus tard elle se rendit compte que non… non ce n’était la divine providence qui lui avait donné un coup de main, c’était un être humain. Un être humain à la voix fort féminine. Mmmh, quelqu’un était venue l’aider. Voilà qui était fort intéressant et fort sympathique. Elle aurait difficilement cru qu’il y avait du monde à se balader par là sur ces montagnes fichtrement escarpées et froides.

    Elle se tordit le cou en le tournant -au risque de se flanquer un torti-colis magistral- pour tenter d’apercevoir le visage de l’inconnue. Elle put se conforter dans sa première impression, il s’agissait bien d’une femme. Une femme comme elle n’en avait jamais vu, étrangement nue. Elle n’avait rien sur elle -enfin, si des vêtements et peut être quelques petites autres choses mais c’est bien tout- aucun attirail, rien qui pouvait s’apparenter à une clé à molette, à des petits rouages… Nada. Elle ne possédait rien des choses qui aux yeux de Temp’ étaient proprement indispensable. Si elle avait pu croire au début que c’était un des siens qui était venu à son secours, après tout puisque les inventeurs surgissaient maintenant des montagnes il était fort possible qu’un de ses compagnons traîne dans le coin, elle était persuadé maintenant d’avoir affaire à une femme « de la surface ». Elle n’avait rien d’une inventrice. Et puis de toute manière sous terre ils se connaissaient presque tous entre eux, et sa frimousse ne lui disait rien.

    Toutes ses réflexions l’aidèrent alors à comprendre la petite remarque de la jeune femme. S’il était clair pour Temp’ que ce n’était pas une inventrice, il était réciproquement possible qu’il soit clair pour elle que Temp’ fasse partie du peuple des inventeurs… Conséquemment, elle put comprendre ce que la jeune femme voulait dire. C’était un peu comme un code à vrai dire :

    - Je ne le prend pas mal. Moi ce qui m’échappe c’est comment de tels rochers ont pu se créer -elle désigna les montagnes environnantes d’un geste de la main assez large- et pourquoi le vent existe-t-il. Là où je vivais il n’y avait pas de vent…

    Tempérance, et la plupart des autres inventeurs d’ailleurs, étaient comme des bébés lâcher dans la vraie vie. Ils découvraient de nouvelles sensations, de nouveaux mots, de nouvelles créatures, de nouvelles mœurs… Mais la politesse est sans doute la même chez les inventeurs et chez les gens de la surface, tout du moins dans les grands principes :

    - Merci de m’avoir donné un coup de main, fit-elle en souriant -le cou toujours tourné vers l’arrière- à la demoiselle. Sans toi j’en avais sans doute pour quelques bonnes minutes encore… J’aurais certainement trouvé un moyen au bout d’un moment, mais c’est vraiment bien que tu sois venue…

    Ursus rapprocha sa tête de Temp’ qui lui caressa ses oreilles toutes douces et toutes chaudes. Ensuite la bestiole se rapprocha de la jeune femme debout et se colla un instant contre elle. Temp’ se mit à rire :

    - C’est vraiment une drôle de bête, tu ne trouves pas ? Il m’a quasiment sauté dessus dès que je suis sortie de chez moi et depuis il ne me lâche plus. Je me demande ce que c’est… Les Anciens nous ont bien parlé d’espèce de petites créatures qui peuvent voler, mais je n’en ai encore jamais vu, et de grosses créatures qui vivent dans des grottes… mais jamais de bêtes comme celui-ci.

    L’éducation de Tempérance était à refaire à propos de certaines choses pour sûr.
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Neelahn Screeling
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Lun 23 Juil - 10:43

Alors là, elle ne s’y était vraiment pas attendue.
C’était la première fois que Neelahn entendait quelqu’un se plaindre des rochers et du vent. Mais il fut plus surprenant encore de voir que la chanceuse ne fût pas foudroyée sur place par Shalyas et Tartaro après avoir prononcé de telles absurdités. Bouche bée, la druidesse entendit sa remarque sur le vent. Là d’où elle venait, il n’y en avait pas. D’une certaine manière, c’était logique mais tout de même. Durant ses années d’existence, ne lui était-il jamais arrivé de sortir son nez de sa caverne pour sentir la brise lui caresser le visage ? Comment avait-elle pu survivre sans le soleil et les humeurs changeantes de Shalyas ? Mais surtout, comment pouvait-elle dire du mal des rochers et du vent ? La remarque de l’inconnue était si bouleversante que Neelahn ne savait même plus comment réagir. Devait-elle se sentir offensée ou simplement choquée ? En même temps, elle comprenait très bien que rouler avec soi un aussi grand fauteuil dans les montagnes n’avait rien de pratique. Mais tout de même… Quelle idée de trainer avec une chose aussi énorme et encombrante ! Même si ce meuble avait une valeur sentimentale, il fallait être complètement inconscient pour l’emmener ainsi dans les montagnes. L’inconnue ne mesurait-elle pas les risques qu’elle prenait ?

Mais alors que l’elfe s’apprêtait à la sermonnée, la jolie demoiselle s’était mise à la remercier, ce qui eût pour conséquences de faire fondre toute trace de colère. En prime, la druidesse esquissa même un énorme sourire. Elle était contente d’avoir pu l’aider. En plus, la demoiselle était si jolie avec ses cheveux bouclés et sans ses bijoux étranges, elle aurait sans doute pu paraître pour une noble dame de la cour.
Ceci dit, la noble dame de la cour ne connaissait pas grand-chose. Effectivement, elle n’avait même pas l’air de savoir quelle était cette créature qui la suivait comme un fidèle compagnon ! Surprise, Neelahn se demanda si elle était en train de lui faire une farce ou si elle était réellement sérieuse. Voyant que la demoiselle ne rajoutait pas un mot de plus, la druidesse se permit de dire sur un air penaud :

« Bah… c’est un chien… et les chiens, ça ne vit pas dans les grottes… »

D’une certaine manière, Neelahn avait presque envie de la prendre dans ses bras. Cette pauvre fille n’avait jamais rien vu depuis sa naissance. A coup sûr, elle ne devait même pas savoir à quoi ressemblait un grand chêne, un lac ou même un papillon. Sa vie, dans les profondeurs de la terre, avait dû être terriblement ennuyante. Mais maintenant qu’elle avait rencontré Neelahn, elle pouvait être sûre qu’elle allait rattraper tout ce temps perdu !

« Si tu veux, je peux te montrer des oiseaux, des lapins et des coccinelles. Là où j’habite, il y a pleins d’animaux. Et puis, je peux même me transformer en colibri. C’est marrant de pouvoir voler à travers les branches des hêtres, des érables, et tout et tout… »

Elle baissa les yeux sur le canidé et le gratta amicalement entre les deux oreilles. A coup sûr, il pourrait devenir le meilleur ami de la demoiselle si elle consentait à lui montrer un peu d’affection, ce qui, Neelahn n’en doutait pas, ne devrait pas manquer. En revanche, la druidesse se demandait pourquoi elle restait obstinément assise sur sa grande chaise. Elle n’avait pas l’air d’aimer bouger beaucoup. Quelle étrange personne…

« Au fait, moi, c’est Neelahn. Je me dirige en direction de la forêt, par là, dit-elle en pointant son index vert l’Ouest. Et toi, tu vas où ? On pourrait faire un bout de chemin ensemble, qu’en dis-tu ? En tout cas, avec un fauteuil comme le tien, il vaut mieux être deux que tout seul pour le transporter. On ne sait jamais… C’est pas tout lisse ici… »

Si ça ne tenait qu’à Neelahn, elle aurait volontiers laissé le fauteuil ici et aurait continué son chemin sans ce meuble qui, pour une raison inconnue, semblait porter la poisse. Mais ça, la druidesse s’abstenu de le dire à voix haute, de peur de vexer la demoiselle.


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Tempérance Haradrim
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Lun 23 Juil - 13:31

    Un… chien ? Jamais entendu parler d’une telle créature. Alors comme ça Ursus était un « chien ». Elle répéta plusieurs fois ce mot dans sa tête pour être bien certaine de s’en rappeler. Après tout vu comment cette bêbête la suivait, il avait fort à parier qu’elle l’aurait encore à ses cotés pour un bon moment. Alors autant qu’elle sache ce dont il s’agissait vraiment. Et la manière dont la demoiselle lui annonça cela était tellement… naturelle, que Tempérance ne put s’empêcher de ressentir comme une vague d’admiration pour cette femme. Elle devait certainement en savoir des choses pour affirmer avec un tel aplomb qu’Ursus était un « chien » sans réfléchir avant. Pour le jeune inventrice cela témoignait d’une très grande culture. Et en prime elle eut le droit à un zeste d’explication : les chiens ne vivent pas dans des grottes… Oui, elle se disait bien que les créatures qui vivaient dans des grottes sur les flancs de la montagne était plus grosses. Les Anciens qui en avaient déjà vu en avaient sculptés. Des « Ours » si elle se rappelait bien. Donc le chien était plus petit que l’ours… Waouh ! Qui aurait pu dire qu’une simple phrase contenait autant de… connaissances ?

    Mais ce qui l’attendait était encore plus étonnant. Une pléiade de noms qui ne lui disaient pour la plupart pas grand-chose.

    - Des lapins ? Coccinelles ? Qu’est-ce c’est ? Est-ce que ça ressemble à des chiens ? Et les érables ? Ce sont des animaux aussi ? Waw… mais l’endroit où tu vis doit être très… mouvementé !

    Chez elle il n’y avait jamais eu que des inventeurs, des nains et des humains, plus rarement des elfes ou des démons -très rarement ces derniers d’ailleurs- ou des gnomes… Des animaux elle n’en avait vu certains comme les ours que grâce à des sculptures de métal. Elle n’en avait jamais vu en vrai. Evidemment malgré son manque de culture elle savait que les oiseaux était des petites bestioles qui volaient dans le ciel. Mais elle n’en avait jamais aperçut. Par réflexe elle leva les yeux au ciel comme dans l’espoir d’apercevoir une de ces bestiole mais sans résultat, il n’y avait que le firmament bleu et légèrement nuageux. Peut être que ces fameux oiseaux se cachaient ?… Et en y réfléchissant une parole de la demoiselle la fit tiquer. Elle pouvait… Quoi ?

    - Tu peux te transformer en oiseau ? Mais c’est étrange ! Et tout le monde peut faire ça ?… Je veux dire les gens de la surface peuvent tous être des oiseaux ? C’est… super étrange… Et puis qu’est-ce que c’est qu’un « colibrui » ?

    Alors si elle s’était attendue à ça ! Les gens de la surface pouvait être des oiseaux ! Même les Anciens ne lui avaient jamais parlé de chose pareilles, et pourtant les Anciens avaient fait leur possible pour lui apprendre quelques petites choses sur la surface. Enfin… C’était pour ça qu’elle avait quitté ses souterrains, pour pouvoir découvrir avec ses propres yeux.

    - Enchantée Neelahn ! fit-elle alors que la demoiselle se présentait. Moi c’est Tempérance. La forêt ? C’est pas un endroit où il y a beaucoup de bois et d’herbe ? J’en ai entendu parler quelques fois… Mais je n’ai jamais vu même en représentation à quoi cela pouvait ressembler ! Et puis moi, tu sais, je n’ai pas vraiment de but… Je sors tout juste de chez moi alors où que j’aille je pense que je découvrirai quelque chose.

    Elle regarda vers l’endroit que Neelanh pointait de son index, comme si elle pouvait voir d’ici tout ce qu’elle imaginait de la forêt alors qu’en réalité elle n’apercevait pas grand-chose. Toute motivée à l’idée de voir des arbres, de l’herbe et des colibrui elle s’empara de ses roues et comme la demoiselle l’avait très bien dégagé ce ne fut pas bien difficile pour elle en quelques manœuvres d’effectuer un savant demi-tour.

    - Un petit bout de chemin ? Je veux bien moi… Et puis t’en fais pas pour mon engin. La plupart du temps je sais me débrouiller seule. Après tout il est fait pour ça. Mais c’est vrai que ces montagnes sont super escarpées. Je ne suis pas très habituée… J’espère juste que les roues ne vont pas se mettrent à délirer…

    Sur ces douces paroles elle ouvrit à l’aide de la clé qui pendait autour de son cou le cadenas de sa grosse boîte à outil et en sortit une bonne clé à l’aide de laquelle elle ressera les rouages des roues de derrière pour être bien certaine qu’elle ne la lâche pas en cour de route. Puis elle se redressa le dos bien droit face à Neelahn en brandissant sa clé de douze comme une arme :

    - Avec ça c’est certain je suis prête à traverser cette drôle de surface ! Si ma mère me voyait…

    Dans un geste qu’elle s’était découvert comme étant machinal depuis sa sortie des cavernes, elle tendit sa main vers le sol pour qu’Ursus se rapproche d’elle. Incroyable comment un « chien » pouvait être affectueux et attachant… Est-ce que les oiseaux, les lapins et les coccinelles étaient pareils ?
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Neelahn Screeling
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Mar 24 Juil - 8:25


Neelahn était morte de rire.
En fin de compte, il aurait mieux valu pour Tempérance qu’elle ne se taise. Un chien n’avait rien à voir avec un lapin et encore moins un papillon ! Comment se faisait-il que ses « Anciens » ne lui aient pas décrit l’Extérieur ? N’avait-elle donc pas lu de romans où les descriptions de la faune et la flore s’étendait sur des dizaines de pages ?
Les bras serrés autour de son ventre, la druidesse riait à gorge déployé. Les mots de Tempérance repassaient en boucle dans sa tête. La façon dont cette demoiselle avait prononcé le mot « colibri » été tout simplement hilarant. On aurait dit qu’elle était à la fois une enfant et une étrangère qui ne maîtrisait pas encore la langue commune de Nel Beraid. Et même si Neelahn se tordait de rire, il ne fallait pas croire qu’elle se moquait de l’innocente. Après tout, ce n’était pas de sa faute, si les Anciens avaient jugé inutile de lui relater les merveilles de la Nature !

« Pas colibrui mais colibri, avec un i ! C’est l’un des plus petits et rapide oiseau au monde ! » dit-elle une fois qu’elle se fut calmée.

Ah ! Si seulement Tempérance savait tout ce qu’elle avait manqué ! Elle serait sans doute étonnée de voir à quel point le monde était riche et varié. Ce monde n’avait rien à voir avec sa caverne triste et monotone où elle voyait tous les jours les mêmes vieux schnocks déambuler dans les couloirs souterrains. En même temps, en y repensant, il fallait bien admettre qu’au moins, même si l’endroit était ennuyant, Tempérance avait dû y être en sécurité. Maintenant qu’elle était sortie de sa boîte, les choses allaient beaucoup changer pour elle.
Ceci dit, elle avait l’air de croire que les gens de l’extérieur étaient tous des êtres étranges et totalement différent de ceux qu’elle avait pu connaitre dans sa caverne. Pourtant, même s’ils n’avaient pas forcément le même point de vue et les mêmes croyances qu’elle, il ne faisait qu’aucun doute qu’ils faisaient tous parti de la même espèce ! Et puis, pourquoi les gens de l’extérieur auraient-ils tous été capable de se transformer en oiseau ? Cela n’aurait pas été très équitable pour les gens comme Tempérance, surtout lorsqu’on savait qu’ils faisaient tous partie de la même famille de bipèdes !

« En fait, les personnes qui peuvent se transformer en oiseau, ça ne court pas les rues. Depuis ma naissance, j’ai dû en connaître une dizaine mais c’est surtout parce que je suis druide. Je ne pense pas que les plus vieilles toges blanches de Bénécius aient pu en rencontrer plus que moi. » dit-elle à Tempérance avec un brin de fierté.

Neelahn se rendit ensuite compte que même l’inventrice avait tout de même quelques notions de la vie à l’air libre. Pour commencer, on lui avait vaguement parlé de la forêt. Ravie, la druidesse acquiesça vigoureusement les dires de la demoiselle.
Oui, c’était un endroit où le bois et l’herbes coulaient à flot. La druidesse était très contente que Tempérance avait eût l’occasion d’en parler, preuve que les anciens avaient dû côtoyer des druides par le passé ! Si elle le voulait bien, l’elfe se ferait un véritable plaisir de lui montrer les merveilles de la forêt. Ceci dit, avec son gros fauteuil, l’inventrice préfèrerait peut-être plutôt se poser sur les rues pavées de Naturalia…
Quoi qu’il en soit, Neelahn était enchantée d’apprendre qu’elle aurait une compagne de route. Avec ses cheveux blonds et son caractère, elle ressemblait à un vrai rayon de soleil (la preuve, la druidesse n’arrêtait pas de se dire qu’elle était « ravie » - de tout et de rien - depuis leur rencontre). En revanche, l’elfe ne comprenait toujours pas pourquoi Tempérance comptait fermement poursuivre son chemin assise sur son « engin ». Il serait plus prudent pour elle qu’elle ne se lève et fasse la route à pieds !

« Euh… c’est une baguette magique ? »

La tête penchée légèrement sur le côté, Neelahn contemplait l’étrange objet que Tempérance brandissait tel un trophée. Il ne ressemblait ni à une dague, ni à une cuillère et encore moins à une encre. Tout ce dont l’elfe savait, c’est qu’il était en fer. Ça, elle en était certaine. Mais cela dit, l’objet restait pour elle une étrangeté tout comme cet énorme fauteuil…

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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Mer 25 Juil - 7:08

    Un colibri avec un « i »… Co-li-bri. Waouw ! La jeune femme avait l’air de trouver ça amusant ; Tempérance, quant à elle, trouvait cela juste fantastique. Ainsi donc un des plus petits oiseaux étaient un des plus rapides ? C’était dans un sens logique car après tout moins on est lourd moins on a à dépenser pour bouger mais ses muscles devaient pourtant être moins développés… Mais peut être que les oiseaux n’avaient pas de muscles, puisqu’ils volaient peut être étaient-ils fait autrement que les autres animaux comme les chiens par exemple. Tempérance se mit à imaginer des sortes de grosses bulles recouvertes de fourrure mais pleine d’air qui voletaient à leur guise dans les airs. Comme le monde de la surface pouvait être étonnant ! Mais sans doute le fait de savoir que tout le monde ici ne se transformait pas en oiseau la rassura un peu. Si ç’avait été le cas elle n’aurait jamais pu savoir en apercevant un de ces animaux volant s’il s’agissait d’un véritable oiseau ou bien d’un humain transformé. Ce qui est bien embêtant il faut bien l’admettre.

    - Donc tu es quelqu’un de rare ! admira Tempérance. Comme un éclat de diamant incrusté dans un mur de roche sombre. C’est extraordinaire ! Moi je ne sais rien faire de particulier comme toi. En fait je suis même une très mauvaise inventrice… Tout le monde me l’a toujours dit, tout ce que j’invente tourne vite court. Je n’ai pas la logique de l’invention j’en ai bien peur… Tu ne rencontres pas une personne exceptionnelle avec moi…

    C’était bien vrai qu’elle n’était pas très douée en invention… Mais finalement cela ne la gênait pas plus que ça. Elle avait appris à faire avec. De toute manière ce qui l’intéressait avant tout c’était la forge. Et là dedans elle n’était vraiment pas mauvaise. Même qu’on l’appelait comme ça parfois chez elle… La forgeronne. Elle se demandait s’il y en avait à la surface. Enfin, il y avait tant et tant de choses ici que ce serait étonnant qu’ils n’aient pas pensé à faire des forges… Après tout un monde où il y avait des oiseaux petits et rapides, des personnes -bien que rare- qui pouvaient se transformer en co-li-bri et des forêts étaient obligatoirement un monde où il devait y avoir des gens pour forger le métal.

    - Une baguette magique ? Ces drôles de choses que possèdent les mages dans les histoires pour enfants ? s’amusa Tempérance face à la réaction de Neelahn par rapport à sa clé de douze. Non… ça n’existe pas les baguettes magiques. Ce sont dans les contes qu’on raconte aux bébés. Non, ça c’est une clé de douze. Pour resserer les vis des rouages. J’en ai plusieurs de différentes tailles sur moi. C’est un outil très important, comme la clé à molette ou le tournevis. Dans un sens pour nous c’est comme une baguette magique, c’est vrai.

    Chez elle on lui avait appris dès son plus jeune âge à reconnaître tous les outils de base… Puis quand ce fut fait elle se mit à en inventer de nouveau comme tous les enfants avec plus ou moins du succès. Mais apparemment Neelanh n’avait pas appris à reconnaître les outils. Comme c’était étrange. Elle en savait des choses c’était certain, les colibris et les lapins ça ne s’inventait pas, mais elle ne connaissait pas les noms des outils.

    - Tu n’en avais jamais vu avant ? s’étonna Tempérance avec un froncement de sourcil amusé. Tu peux la prendre si tu veux. Comme je t’ai dit j’en ai d’autres, tiens, regarde… J’ai toute ma caisse avec moi. On ne doit jamais se séparer de ses outils.

    Elle sortit deux autres clés légèrement plus petite d’une main tout en tendant l’autre à la jeune femme avec un sourire d’encouragement. Ursus, lui, ouvrit sa gueule en dévoilant ses grandes dents en direction de Tempérance qui lui tendit au passage la clé à molette qu’il adorait mâchonner. Elle n’aurait jamais cru qu’un animal aussi gros puisse autant apprécier de grignoter une pauvre clé à molette mais puisque ça lui faisait plaisir elle n’allait pas lui refuser ça. Il plantait ses dents dans le métal en remuant sa queue, ses grand yeux tout brillants. Un chien… quelle drôle de bestiole. Et peut être que les lapins et les érables étaient des animaux encore plus étranges !

    - Pour nous la clé de douze c’est comme le colibri pour vous peut être, estima Tempérance après un court instant de réflexion. Sauf qu’aucun membre de mon peuple ne peut se transformer en clé… Quoique ce serait amusant ! Imagine un des Anciens qui se métamorphoserait brusquement en tournevis… Ca ferait du bruit, pour sûr. Mais ce n’est jamais arrivé. Nous pouvons tranformer le métal mais pas en métal.

    Pourtant ce serait tellement génial de faire entièrement corps avec cet élément… Tempérance refusait de porter sur elle des vêtements métalliques parce qu’elle estimait que ce n’était pas là le rôle de ce magnifique élément mais si on lui donnait l’occasion de fusionner avec, ele ne dirait certainement pas non.
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Jeu 26 Juil - 10:07

Quelqu’un de rare ? Neelahn se sentit rougir. Ah non non ! Elle n’était pas quelqu’un de rare ! Quoi que... Effectivement, elle avait rencontré très peu de personne qui était comme elle. A vrai dire, depuis sa naissance, elle n’avait connu qu’un seul homme capable de se transformer en colibri. Ceci dit, chaque personne était unique, et si l’on partait du principe que Neelahn était un être rare alors cela signifiait qu’il en allait de même pour tout le monde ! Chacun possédait une caractéristique qui lui était propre et Neelahn ne pouvait pas se considérer comme quelqu’un de rare, même si cela lui flattait qu’on lui fasse un tel compliment.
Et puis, même si Tempérance pensait qu’elle n’avait rien d’exceptionnelle comparée à elle, la druidesse était certaine qu’elle devait avoir quelque chose que les autres n’avaient pas. D’ailleurs, par rapport aux communs des mortels, sa vivacité d’esprit était supérieure aux autres. De plus, elle était gentille et ouverte d’esprit. Pour Neelahn, ces qualités comptaient beaucoup.

« Pour moi, tu es quelqu’un de très rare aussi ! »

Ce n’était pas tous les jours que l’on rencontrait quelqu’un qui transportait sur soit autant de babioles en fer. A sa façon, Tempérance se démarquait des autres. En y repensant, les forgerons aussi se trimballaient souvent avec de la ferraille et il s’agissait le plus souvent d’hommes que de femmes…
Et Neelahn se doutait bien que l’objet que Tempérance brandissait fièrement n’était pas une baguette magique mais cela y ressemblait tout de même un peu. Et puis, si, les baguettes magiques, ça existait vraiment ! Bien évidemment, contrairement aux contes de fée, la plupart des baguettes étaient en réalité des bâtons mais les bâtons, c’est juste des grosses baguettes, n’est-ce pas ? Des baguettes magiques, il devait certainement y en avoir mais comme tous les artefacts, il s’agissait d’objets rares mais Neelahn était persuadée qu’elles existaient !

Cependant, l’elfe n’eût pas le temps de faire remarquer à la demoiselle qu’elle avait tort. En effet, celle-ci lui venait de lui faire un cadeau. Après l’avoir délicatement prit entre ses doigts, Neelahn le tourna dans tous les sens possible. Elle s’attendait à débloquer un mécanisme qui ferait grandir subitement la clé de douze ou autres choses mais rien ne se passa. Drôle d’objet tout de même. A quoi pouvait-il bien servir ? A première vue, il semblait dénudé de tout intérêt… Quoi que… Pour frapper, cela devait être bien pratique…

« Comment ça s’utilise ? » demanda-t-elle lorsque Tempérance s’étonna qu’elle n’ait jamais vu de clé de douze.

Est-ce qu’il fallait réciter une formule magique ou suffisait-il simplement de l’agiter de manière technique ? En tout cas, Neelahn était ravie de s’être fait offrir une clé de douze, même si elle ne savait pas à quoi elle servait.
Clé de douze… Peut-être que, comme son nom l’indiquait, elle avait la même fonction qu’une clé ? Observant l’objet avec attention, Neelahn se dit qu’elle n’était pas une voleuse et qu’elle n’avait pas la prétention d’ouvrir toutes les portes verrouillées à l’aide de cet artefact magique. Du coup, elle doutait fort que cet objet pourrait lui servir un jour. Quoi que… Tempérance avait utilisé le fameux objet pour bidouiller quelque chose sur ses roues… Bref, cet objet était très mystérieux, tout comme les mots que la demoiselle prononça par la suite…

« C’est quoi un tournevis ? Moi, je me vois mal me transformer en clé de douze. Ça n’a pas l’air très vivant… Sinon, j’ai une baguette magique. Du coup, je peux te prouver que ça existe pour de vrai… » dit-elle en repensant aux paroles de l’inventrice.

Elle montra ensuite à Tempérance son grand bâton de voyage. Après avoir prononcé un « Bâton, elle m’importune ! » et pointer l’objet sur une pierre, ce dernier s’anima par magie et alla rouer de coups le pauvre rocher qui n’avait rien fait de mal. La druidesse le laissa faire pendant un petit moment, histoire que l’inventrice puisse bien se rendre compte qu’il n’y avait aucun trucage, et le reprit dans sa main après avoir soufflé un « Bâton, ça suffit ! ».

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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Ven 27 Juil - 9:07

    Elle s’était bien douté qu’il y aurait comme qui dirait un fossé entre sa culture et celle des gens de l’extérieur ; après tout cela faisait deux cents ans qu’ils n’avaient plus aucun contact entre eux. Cela devait être ainsi que les races évoluaient et se séparaient au fils des ans… Enfin, maintenant qu’ils avaient décidé chez eux de s’ouvrir à la surface et de rencontrer les « autres » peut être que ce fossé allait se replir un peu. Il dexistait tout de même de nombreux points communs entre eux, tous autant qu’ils étaient. C’était cela qui allait permettre le rapprochement.Tempérance ne voulait pas rester isolée dans ces montagnes, elle ne voulait pas que les siens soit marginalisés. Au contraire, elle cherchait à comprendre l’extérieur, à saisir pourquoi ses ancêtres s’en était coupés voici des années. Elle voulait savoir et vivre comme eux.

    Mais il y avait ces différences qui pourraient paraître anodines mais qui pour elle et sans doute pour Neelahn étaient significatives. Oui, Tempérance n’avait jamais vu un oiseau… La base de toute chose pour un bambin de la surface certainement, mais dans les cavernes où elle a grandit un oiseau était aussi courant qu’un nomade raffiné. En revanche la petite colibriette ne savait pas à quoi servait… une clé de douze ? Ni ce qu’était un tournevis ? Alors que chez eux ont apprenait ces choses là presque avant même de savoir parler. Comment faisaient-ils dans leur vie de tous les jours sans tournevis ? Tempérance devait s’en servir au moins trois fois par jour, et encore elle comptait petit… Mais comme Neelahn avait été très gentille et avait daigné lui expliquer ce que c’était qu’un chien, un colibri et lui avait même parler des érables et des lapins, Tempérance allait lui montrer la courtoisie des inventeurs en ne la laissant pas dans l’ignorance quant à l’utilisation de la clé de douze et la nature profonde du tournevis !

    - Alors la clé de douze c’est bien simple, ça te sert à resserrer les boulons des mécanisme. Tu vois, par exemple les roues de mon fauteuil sont rattachées à la charpente grâce à ces boulons. A force de les faire rouler, le mécanisme peut se desserrer et il faut donner un petit tour de clé pour que tout soit bien sécurisé. Comme il y a des boulons de différentes tailles, il y a des clés de différentes tailles… J’ai déjà vu des clé énormes pour des boulons géants ! Mais je n’en ai pas sur moi, c’est un peu trop encombrant…

    Elle fouilla une seconde dans sa boîte de fer pour en extraire plusieurs petits écrous de plusieurs tailles et les montra à Nee au creux de sa paume pour qu’elle puisse bien se rendre compte de ce que c’était. Et au passage elle sortit un de ses tournevis. Le visuel c’était très important.

    - Et un tournevis, c’est ça. Et ça sert à… eh bien à tourner le vis. Quand il s’agit de les visser ou de les dévisser. On encoche la partie métallique dans la rainure du vis et puis on tourne. Au début c’est un peu compliqué mais quand on a le tour de main ça passe tout seul. Mais je me demande comment vous faites à la surface pour vous débrouillez sans tous ces outils…

    Après tout c’était bien vrai, comment faisaient-ils quand leurs mécanisme plantaient ? Ils ne pouvaient pas les réparer… Ou alors ils avaient d’autres méthodes. Tempérance était impatiente de voir comment les humains de ces terres fonctionnaient. Mais Neelahn venait de lui dire quelque chose de très étrange : elle avait une baguette magique ? Comme dans les contes ? Ces histoires où plusieurs nains partaient avec un magicien pour aller chercher le trésor d’un dragon qui terrotisait toute une région… Elle avait une baguette comme ce magicien ? Et en effet, elle lui montra le bâton qui ressemblait à s’y méprendre à celui qu’elle avait imaginé quand on lui avait raconté cette histoire. C’était génial ! Mais en quoi était-il magique ? Il pouvait projeter de lumière ?

    Non, pas de lumière, encore plus étrange : sur les ordres de la jeune femme il alla frapper une pierre avec une certaine hargne. Mais… oui, c’était de la magie ! Les yeux habitués aux mécanismes de Tempérance ne décelaient aucuns rouages d’aucunes sortes. Et elle regarda le bâton obéir à Neelahn quand elle lui ordonna de s’arrêter. C’était époustouflant !

    - Vous n’avez pas de tournevis par ici mais vous avez des choses encore plus étranges ! Je me demande comment ça peut marcher… Enfin, si c’est une baguette magique il n’y a pas vraiment de mécanisme. La magie est assez rare par chez nous, nous préférons bien comprendre ce que nous avons dans les mains.

    Elle se remémorait tout son fameux conte avec le vieux magicien tout habillé en gris qui accompagnait les nains -et une autre créature étrange par ailleurs- jusqu’au dragon.

    - Puisque tu as une baguette magique, que tu peux être un colibri tu es une magicienne. C’est toi qui l’a fabriquée ? Est-ce que la magie est enfermé à l’intérieur comme une sorte d’essence ou bien est-ce qu’il s’agit d’une sorte de charme appliqué sur le bâton après sa confection ? Mon père me racontait une histoire quand j’étais petite et le magicien avait un bâton et il pouvait faire plein de chose avec… C’est peut être une sorte de dérivé…

    Mince elle ne parvenait pas à se rappeler du nom du magicien de son conte… Enfin, dans un sens ça n’avait pas vraiment d’importance.
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Jeu 16 Aoû - 8:15

La première fois que Neelahn avait mis les pieds dans une cité, elle s’était sentie perdue. Elle avait eu du mal à comprendre le jargon des citadins et trouvait qu’il était étrange de circuler sur des routes entièrement aménagé par des humanoïdes. Cependant, la druidesse réalisa que tout cela n’était rien comparé aux mots techniques que lui sortait Tempérance toutes les demi-secondes. « Clé de douze », « boulon », … D’habitude, lorsqu’on lui sortait une phrase, Neelahn arrivait au moins à capter quelques mots et réussissait ainsi à comprendre le sens général de ce qu’on voulait lui dire. Mais là, face à ce déluge de vocabulaire propre aux inventeurs, elle avait tout simplement l’impression d’être devant une étrangère qui ne parlait pas la même langue qu’elle. Consciente d’être une grande inculte dans le domaine de la mécanique, Neelahn laissa Tempérance débiter ses explications. Avec beaucoup de difficulté, elle tentait de comprendre ce qu’elle lui racontait. Heureusement pour elle, l’inventrice eût la gentillesse d’accompagner ses paroles avec des gestes et des objets. Au bout du compte, Neelahn finit par comprendre un peu le système mais n’arrivait toujours pas à saisir en quoi tout ceci pouvait être utile. Sachant pertinemment que les gens n’étaient pas du genre à perdre leur temps pour rien, elle ne critiqua donc pas le passe-temps favori de l’inventrice.

Ce fut ensuite au tour de Neelahn de montrer des objets étranges. Après avoir dégainé sa baguette magique, elle fit quelques démonstrations sous les yeux ébahis de l’inventrice. La druidesse se fit ensuite affubler du titre de magicienne, titre qu’elle ne méritait absolument pas et qui la fit rire. Elle n’avait rien d’une magicienne !

« Oh non, certainement pas ! Je ne suis pas assez douée pour ça ! Ce bâton, je l’ai trouvé à Bénécius et je t’avoue que je ne sais vraiment pas comment il a été construit. Je sais juste comment l’utiliser. Je ne suis pas une magicienne, tu sais. Je suis seulement une druidesse. Si tu veux voir des magiciens, tu devrais aller à Naturalia ou Bénécius. Et peut-être qu’eux te diront comment on fabrique une baguette magique… »

En repensant une nouvelle fois aux paroles de Tempérance, Neelahn se mit à rire encore.

« Ce n’est pas parce que je peux me transformer en oiseau et que je possède un artefact magique que cela signifie que je suis une magicienne. De manière générale, avoir sur soi de l’essence magique ne signifie pas que l’on est forcément magicien. Toi aussi, tu dois savoir faire quelque chose de magique, non ? J’ai vu un de tes confrères contrôler le métal par la pensée… Je suis sûre que toi aussi, tu sais faire quelque chose avec la magie. Je suis sûre que tu l’utilises souvent sans même t’en rendre compte. »

Elle tendit ensuite son bâton à Tempérance :

« Tout le monde peut utiliser la magie. Vas-y, essaye mais pas sur moi, hein ? Prononce la formule magique et tu vas voir. Pour ma part, je trouve que c’est très amusant. »

Et puisqu’elles en étaient arrivées au moment où chacune d’elle montrait à l’autre ce qu’elle savait faire (non pas par vantardise mais pour partager leur savoir et leur connaissance), Neelahn fit grandir un fraisier. Elle cueillit quelques fruits et les tendit à la demoiselle pour qu’elle puisse les goûter. La druidesse était persuadée que Tempérance n’avait jamais eu l’occasion d’en manger. Après tous, dans les montagnes, il était difficile d’en trouver. De plus, si elle restait toute la journée dans une caverne, les chances d’en dénicher devaient probablement être réduites à néant.

« Si tu préfères autre chose, tu me dis, hein ? »

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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Sam 1 Sep - 12:49

    Si elle n’était pas magicienne, à quoi pouvait bien ressembler les vrais magiciens comme elle disait, ceux de « Naturellie » et de « Bancenius » ? Tempérance les imaginait vêtus de longues robes et faisant apparaître des multitudes d’éclairs dans le creux de leur main. Le truc super impressionnant quoi ! Même si elle se demandait quand même qu’est-ce que cela pouvait bien apporter que d’être un magicien, car en y réfléchissant bien, c’est certain que c’est très impressionnant mais au final ça ne sert pas à grand-chose. Mais ça pouvait toujours être quelque chose d’intéressant et elle se promit d’aller voir ces magiciens un de ces jours… Naturellie et Bancenius devaient être le nom de villes où ils résidaient. Oui… Maintenant qu’elle y réfléchissait ça lui disait vaguement quelque chose : les anciens avait parlé de trois grandes villes. Mais alors pourquoi Neelahn ne lui avait-elle pas nommé la troisième ville ? Peut-être avait-elle disparut depuis le temps… Les Anciens ne suivaient pas vraiment l’actualité. Enfin bref, elle pourrait toujours se renseigner auprès de la jolie demoiselle plus tard, histoire de ne pas avoir l’air trop cruche si elle croisait quelqu’un qui se mettait à parler géopolitique.

    Elle utilisait de la magie ? Oui c’est certain que si on y regardait de plus près, ça lui arrivait même assez souvent. La télékinésie c’était son dada et c’était bien de la magie. Et comme elle disait, elle aussi pouvait contrôler le métal par la pensée. Mais à ses yeux ce n’était pas la même magie que celle qu’utilisait Neelahn. Elle ne savait pas pourquoi mais se transformer en colibri et contrôler le métal il y avait tout de même une sorte de différence… Elle se demandait vraiment ce que pouvait bien faire les magiciens des villes. Ils devaient utiliser une magie inconnue super puissante ! Et s’il pouvait faire des baguettes magiques… Même si aucune baguette ne remplacera une clé à molette dans le cœur de Tempérance, elle voulait quand même voir ça de ses propre yeux. Et le bâton de Nee était déjà une merveille à lui tout seul. Alors quand la jeune femme -une druidesse à e qu’elle disait- lui tendit cette merveille de bâton et lui proposa de l’utiliser, elle n’allait certainement pas cracher sur l’occasion. Elle le prit avec révérence, comme on touche une œuvre d’art et balbutia un remerciement. Puis elle le pointa vers un des rocs qui bordait le sentier et répéta les paroles de la druidesse mot pour mot, de crainte de faire une erreur quelconque :

    - Bâton, elle m’importune… Le caillou là-bas…

    Elle croyait que le bâton n’allait pas daigner lui obéir peut-être n’agissait-il seulement que pour sa maîtresse… Quelle ne fut pas sa surprise quand elle le sentit lui sauter des mains pour filer vers le roc pour le savater gaiement ! Alors ça marchait même avec elle ! Waouh ! C’était tout simplement génial ! Mais Neelahn avait profité que Tempérance soit tout à son observation de ce bâton extraordinaire pour faire apparaître de drôles de tiges vertes. Encore quelque chose qu’elle n’avait jamais vu… Ouah… Et en plus elle lui tendit de drôles de d’objets rougeâtres qui poussaient sur ces tiges. Des fruits ? Ils étaient tout petits en tout cas… Elle savait vaguement ce que c’était que des fruits car les courageux explorateurs en ramenaient parfois, mais elle-même n’en n’avait que rarement goûté, et jamais de ceux qui ressemblaient à ces drôles de poches rouges.

    - En préférer d’autres ? répéta-t-elle en examinant cette fraise. Je ne sais même pas ce qu’il pourrait y avoir d’autres en vérité… Je ne sais même pas ce que c’est que ça… Je connais seulement les pom-pommes. Et je trouve ça très bon !

    Elle porta la fraise à sa bouche sans une hésitation, toute confiante qu’elle était. Le goût sucré et acidulé typique des fruits rouges éclata dans son palais avec la force des découvertes. Ses yeux pétillèrent.

    - Et tu en manges quand tu veux ? demanda-t-elle ébahie. Tu en as de la chance ! Nous, nous ne mangeons pas grand-chose d’intéressant il faut bien le dire… Des racines et la viande des créatures qui passent dans le coin mais sinon… Oups, peut être que vous ne mangez pas de viande ici puisque vous avez ces drôles de petits trucs si bon…

    Elle s’ens erait voulu de faire une gaffe… Après tout si elle pouvait se transformer en colibri, elle devait être très proche des animaux, alors savoir qu’on pouvait les tuer pour les manger la choquerait peut-être. Woups…

    - Et… excuse-moi c’est peut être idiot comme question mais… il n’y a que toi qui puisse faire pousser des petites tiges comme ça ? Ou c’est une chose assez répandu ? Parce que peut-être que tu pourrais passer par chez nous, tu ferais pousser tout plein de choses vertes dans nos cavernes, ça seraient encore plus beau !

    Si ses parents voyaient ça… Ils seraient étonnés de voir à quel point la surface pouvait être quelque chose de fascinant !
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Neelahn Screeling
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MessageSujet: Re: Les sentiers sinueux de l'Être [Nee] Lun 17 Sep - 9:57

[Excuse-moi de t'avoir fait attendre mais en ce moment, je t'avoue que je n'ai pas trop la motivation pour rp :/]

« Ce sont des fraises. Je peux aussi faire pousser un pommier mais ça serait un peu long… Mais si tu veux, ce soir, je te ferai une bonne soupe avec pleins de légumes. J’adore manger. SI tu veux, ce soir, on s’installe quelque part et je te dis ce qu’il y a à savoir en gros sur la gastronomie. Mais le mieux quand même, c’est que tu ailles au marché et que tu puisses voir et goûter. A Bénécius, ils sont plus sympas qu’à Naturalia. Ils te laissent gouter un peu à leurs produits avant d’acheter. D’ailleurs, tu as des sous sur toi ? »

Neelahn ne connaissait pas le mode de vie des inventeurs. Ceci dit, elle était persuadée qu’en petit comité, ils devaient probablement se comporter – de manière très large, bien évidemment – comme les druides de la forêt. Pour elle, ces gens-là ne devaient sans doute pas se prendre la tête avec des « monnaies d’échange ». Après tout, entre vrais gens civilisés, on n’avait pas besoin d’avoir recours à cette méthode extrême afin d’obtenir telle ou telle chose. Finalement, à bien y repenser, c’étaient plutôt les citadins qu’il fallait qualifier de sauvages et non les druides, les nomades ou les inventeurs. Mais passons. Tempérance avait posé beaucoup de questions et, n’ayant pas eu le temps de répondre puisqu’elle les enfilait comme ses fraises, Neelahn ne sut plus par quel bout commencer.

« Normalement, tous les druides peuvent faire pousser des plantes. Sinon, il doit aussi y avoir d’autres personnes capables de faire la même chose mais je n’ai jamais eu l’occasion d’en rencontrer. Mais en gros, je pense que les gens comme moi sont aussi répandus que les inventeurs, voire peut-être un peu plus. Quoi qu’il en soit, je me vois mal faire pousser des bananiers et des cocotiers dans ta grotte. Ils ne survivraient pas longtemps. »

Comme l’elfe savait que la femme ne comprendrait pas, elle décida de trouver un exemple. Cependant, elle se rappela que Tempérance ne connaissait pas le monde animal…

« C’est juste une question de compatibilité, tu comprends ? C’est comme si tu voulais allumer du feu dans un sot rempli d’eau. Normalement, c’est impossible. Mais avec la magie, tu peux le faire sauf que, forcément, le feu s’éteindra très vite. C’est contre nature. La plupart des plantes ne peuvent pas survivre si elles ne voient pas la lumière du soleil… »

Après avoir prononcé ces quelques mots, la druidesse réalisa qu’elle aurait pu tout de même faire preuve d’imagination et essayer de formuler ces explications d’une autre façon. Mais il était déjà bien trop tard. Et comme elle ne voulait pas que Tempérance ne le prenne mal, l’elfe s’empressa d’esquisser un sourire et d’enchaîner sur l’une des innombrables questions qu’elle lui avait posées.

« Souvent, il m’arrive de faire pousser des plantes sur des surfaces où je sais qu’elles ne survivront pas. Mais au moins, je peux manger autant de fraises que je veux. Tu vois la plante que je viens de faire fleurir ? Hé bien elle va faner dans une heure ou deux parce qu’il fait beaucoup trop froid pour elle. Mais tant que j’exerce ma magie sur elle, elle peut rester en vie et faire tout ce que je veux. Toutefois, ça ne sera jamais aussi bien qu’une plante qui a eu le temps de grandir dans son élément. Mais bon, ça, c’est juste mon avis personnel.»

Neelahn désirait terminer sur une note plus positive mais elle ne pouvait pas mentir à Tempérance. Les druides étaient capables de faire pousser n’importe quelle plante sur n’importe quelle surface mais la Nature reprenait toujours ses droits. Et comme tous ses semblables, Neelahn faisait fleurir des arbustes n’importe où tout en sachant pertinemment que sans sa protection, ils finiraient tôt ou tard par dépérir…

« Enfin bref, on devrait peut-être se remettre en route, qu’en dis-tu ? Il nous reste un grand chemin à faire jusqu’à… Au fait, où voulais-tu aller déjà ? »

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Les sentiers sinueux de l'Être [Nee]

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