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Quand le destin s'en mêle (roman)

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Harmonie
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MessageSujet: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:21



Résumé:

Harmonie et Antonin sont deux jeunes gens solitaires faisant partis de la même classe au conservatoire de musique de la capitale Catresse. Et pourtant, ils ne se sont jamais parlés. Un jour le destin va leur jouer un vilain tour, ils devront s'associer pour former un duo pour le contrôle final du conservatoire qui se fera devant tous les élèves.

Que leur réserve encore le destin ? Des amitiés naissantes, des ennemis, des soucis et de la joie certainement.
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Harmonie
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:24


Point de vu Harmonie

Cette année avait bien commencé mais cette journée fut la pire de mes études. Mais commençons par le commencement : je me nomme Harmonie Eclat, j'en suis à mon dix-neuvième printemps et je me trouve au conservatoire de la ville de Catresse. C'est la capitale du continent Jolpa qui est entouré par cinq îlots et qui leur est relié par des ponts sur la mer. Enfin, revenons à nos moutons si vous le voulez bien.

Cela fait déjà deux ans que je suis au conservatoire et le début de ma troisième année c'était plutôt bien passé, mais voilà qu'on nous a annoncé ce matin que la seule note, que nous aurions de toute l'année, serait décidée sur un travail de groupe qui serait présenté à la fin de l'année, devant tous les autres élèves du conservatoire. On ne pouvait pas me faire une plus mauvaise blague, et ce tout simplement parce que je suis une solitaire ; je ne suis pas misanthrope pour autant, ne vous trompez pas. C'est juste que je préfère rester loin des autres. Depuis que je suis enfant, j'ai toujours été seule, personne ne m'a jamais comprise, personne n'a jamais compris ma passion pour la musique et notamment pour le chant ; on s'est même moqué de moi. Du coup, je préfère garder mes distances même si aujourd'hui je suis entourée de personnes qui ont le même but, le même rêve que moi.

Chaque classe de troisième année s'est vu amener deux boîtes pour faire un tirage au sort contenant des papiers sur lesquels étaient marqués un nombre et une lettre A ou B pour former des duos. En effet, nous devrons être par deux : un chanteur et un musicien ; pour ce faire, tous les chanteurs ont pioché dans la première boîte et ont tiré leur papier. Et les musiciens ont ensuite tirés leur papier dans l'autre boîte. Toute la classe semblait être ravie des groupes formés mais pour moi c'est une autre histoire. Je me retrouve avec un garçon qui tout comme moi est solitaire et qui n'aime pas les filles bien qu'il soit très populaire parmi cette classe sexuelle.

Lorsque j'ai compris que j'étais avec lui, j'ai failli hurler mais j'ai pris une grande inspiration et je suis allée d'un pas décidé vers lui et je l'ai fixé.

-Qu'est ce que tu me veux ? voilà ce qu'il m'a déclaré, je fus choquée de sa réaction et ne put rien répondre sur le coup.
-Vous avez vu les deux solitaires sont dans le même groupe !

Ma tête vira au rouge. Je n'aime pas que l'on me nomme de cette façon même si c'est la vérité. Le jeune homme qui allait m'accompagner prit alors la parole. Je ne voulais pas le regarder alors j'avais baissé la tête.

- Vous devriez être content que l'on soit dans le même groupe, ça vous posera pas de problème pour vous entendre avec votre coéquipier.
Il avait juste, plus personne ne parla. Et puis il rajouta :
- Cette journée est pourrie, je m'en vais... Comment tu t'appelles ? rajouta-t-il en se retournant vers moi lorsqu'il fut sur le pas de porte.
-Harmonie... Harmonie Eclat, répondis-je rapidement ne sachant quoi faire.
Le garçon sortit de la salle, me laissant debout, bêta, face au reste de la classe. Après un soupir, je me dirigeai vers ma table et récupérai mes affaires avant de même prendre la direction que mon compagnon de musique, c'est à la dire : la sortie. Je montai alors les marches pour me retrouver sur le toit où je respirai l'air frais. Soudain, je fus pris d'une envie de chanter, ce que je n'avais fait que lors des examens devant les professeurs depuis deux ans. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas eu envie de chanter en dehors des cours. Cela me procurait un sentiment de nostalgie, les notes et les paroles sortirent sans que je puisse les arrêter.

http://www.youtube.com/watch?v=ZUyiSEf7GaA

Quand j'eu finis et que je me retournai j'allai beaucoup mieux et décidai de retourner à l'internat pour réfléchir à tout ce qui s'était passé et tout ce qui allait se passer.

Point de vu Antonin

Je m'étais réveillé ce matin-là avec une drôle d'appréhension, quelque chose allait se passer, quelque chose qui allait changer ma vie mais je n'avais pas pût trouver ce que c'était, enfin jusqu'à ce qu'on nous annonce que nous allions devoir former des groupes pour être noté cette année. Tout allait se compliqué, avec qui allais-je me mettre ? Comment allons-nous nous entendre ? Et puis des réponses vinrent des délégués qui nous expliquèrent qu'il devait y avoir un chanteur et un musicien par groupe.  Cela me préoccupait un peu voire même beaucoup vu que j'étais quelqu'un de solitaire, un jeune homme qui repoussait toute sociabilité.

Me retrouver seul parmi les gens j'aimais ça, je pensais que me trouver avec d'autre personne ferait de moi un pion dans une masse alors j'avais décidé de rester seul et voilà que ce contrôle final m'en empêchait. J'allai devoir coopérer avec quelqu'un d'autre tout ce que j'espérais c'est que ce ne soit pas avec une fille. Je ne voulais pas être une fille surtout que de nombreuses personnes s'étaient déclarées et que je les avais repoussées. Mais le destin en avait décidé autrement, une jeune fille apparut devant moi. D'un ton sec je lui demandais :

-Qu'est ce que tu me veux ?
Et ce même si j'avais déjà la réponse. Je devrais faire équipe avec elle bien que cela ne m'enchante pas. Et puis une phrase retint mon attention car elle semblait avoir piqué la damoiselle qui me faisait face. Sans réellement faire attention à ce que je disais, je rétorquais :
- Vous devriez être content que l'on soit dans le même groupe, ça vous posera pas de problème pour vous entendre avec votre coéquipier.

Oui, je savais que c'était difficile d'être avec quelqu'un de solitaire, vouloir s'entendre avec des personnes étaient assez compliqué alors pourquoi faisaient-ils cette réflexion ? Nous savions du moins je pense tous les deux que cela allait difficile pour nous deux si nous n'y mettions pas du notre. Etant énervé, j'attrapai mon sac et me dirigeai vers la sortie avant de lui demander :
- Cette journée est pourrie, je m'en vais... Comment tu t'appelles ?

Elle me répondit assez rapidement qu'elle s'appelait Harmonie Eclat, sa voix était douce, comme un bouton de rose qui s'ouvre. Sur le chemin du retour vers l'internat je me disais que cela serait peut-être possible pour nous deux de nous entendre. Après tout, nous sommes tous les deux des solitaires car nous l'avons choisie et tous les deux apprécions la musique. Cela promettait d'être drôle mais en même temps, cela me gênait. J'allais avoir encore plus de filles autour de moi, j'avais remarqué que la gente féminine était assez jalouse, les jeunes filles qui se disaient amoureuses de moi allaient certainement essayer de se rapprocher de moi. Après avoir poussé un long soupir, je m'allongeais sur mon lit une fois rentré à l'internat.
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Harmonie
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:28

Point de vue d'Antonin

Lorsque je rouvris les yeux, il était plus de vingt heures. La plupart des élèves se trouvant à l'internat était soit à la cafétéria soit dans l'une des salles de détente mais personnellement je préférais aller sur le toit, de là, j'avais une vue imprenable sur les étoiles. Là, je pus me détendre et puis je me décidai à aller en salle de musique. Je redescendis dans ma chambre pour prendre mon violon et puis je filai rapidement vers le couloir des salles insonorisées. Je pris la première clef qui me tomba sous la main et allai dans cette salle.
Je me mis à m'entrainer et jouant quelques gavottes sur différentes octaves. Et puis me vint l'envie de jouer une toute autre musique.
http://www.youtube.com/watch?v=6KAgga34-VQ
Après l'avoir joué une fois, l'envie me pris de la recommencer encore et encore et soudain j'entendis une voix me rejoindre, une voix douce et légère qui s'accordait très bien avec mon violon. Et puis j'arrêtais de jouer à la fin de la mélodie et ouvris les yeux pour m'apercevoir qu'il s'agissait de ma malheureuse future compagne de musique. Je la regardais posément, j'avais envie de dire beaucoup de choses mais la seule que j'arrivais à dire c'était :
-Qui t'a permis d'entrer dans la salle de quelqu'un d'autre ?
-Je suis désolée, je n'aurais jamais du entrer mais j'étais curieuse de savoir comment tu jouais. Je ne te dérange pas plus longtemps.

Voilà ce qu'elle me répondit avant de se baisser légèrement puis de se retourner vers la porte d'entrée. Soudain elle se retourna et me demanda mon nom, mon violon et mon archet toujours dans les mains, je la regardais bêtement. C'était la même situation que durant la journée mais dans les rôles inverses.
-Antonin Cortex. D'ailleurs, comment dois-je t'appeler ? Harmonie, Eclat-chan ou Eclat-san ?
Après un long silence, elle me répondit ceci :
-Je pense qu'il est préférable que l'on s'appelle par nos noms de famille avec -san au bout et par la suite on verra.
J'acquiesçai alors de la tête. Bon ça c'était fait et puis je la vis sortir de la salle rapidement. Pourquoi avait-il fallu que je dise cela et puis surtout de cette façon, elle allait me détester maintenant j'en étais certain. Bon au moins je n'aurais pas à l'entendre me dire qu'elle m'aimait c'était un bon point mais cela risquait de poser problème pour notre collaboration.

Point de vue d'Harmonie

A peine arrivée dans ma chambre, je m'installais à mon bureau et préparais mes affaires pour le lendemain, vérifiant que j'avais tout, je descendis au rez-de-chaussée pour les salles de musiques. Je pris la clé de l'une d'elle et m'y rendit. Une fois arrivée, je pris un disque et le mit dans le lecteur CD pour m'entrainer au chant. Quand j'eu finis, il allait 19 heures, je décidais d'aller prendre une douche et d'aller manger.
Par la suite, je repris la direction du couloir des salles de musique sans m'en rendre compte, je ne le remarquai que lorsque que j'aperçus mon futur compagnon de mésaventure jouer du violon dans l'une des salles. Je rentrais doucement dans la salle en faisant le moins de bruit possible et l'écoutai jouer. Ses notes s'envolaient et venaient me transpercer le cœur. Il recommença sa mélodie encore deux fois avant que je ne mette à chanter. J'avais reconnu l'air, c'était la musique que les personnages d'Amu et d'Ikuto faisaient dans le dessin animé Shugo Chara. A la fin de la chanson, nous nous arrêtâmes tous les deux en même temps, je rouvris doucement les yeux avant de les poser sur le jeune homme face à moi. Il avait un don, on pouvait sentir sa passion, j'avais envie de le lui dire mais je me sentais tellement embarrassée que je ne pouvais pas parler et puis il me demanda d'une voix brusque ce que je faisais là.

-Je suis désolée, je n'aurais jamais du entrer mais j'étais curieuse de savoir comment tu jouais. Je ne te dérange pas plus longtemps.
Je me baissai légèrement pour le saluer et pris la direction de la sortie, soudain je me rendis compte que je ne savais toujours pas son nom, je me retournais et le lui demandais. Il me répondit s'appeler Antonin Cortex et me demanda comment il devait m'appeler. Sa question était logique, nous étions toujours de parfait étrangers l'un pour l'autre cela paraitrait bizarre que l'on s'appelle de manière intime. Je sais de part mon expérience que les élèves français s'appellent par leur prénom et part les dessins animés je sais que les élèves se nomment par leur noms de familles en y rajoutant un suffixe et ce surtout entre personne de sexe opposé mais ici, il n'y aucune convenance car le conservatoire rassemble des personnes de monde différents et donc on peut très bien tomber sur un japonais comme sur un français. Tout ça pour dire que je ne savais pas quoi répondre mais que la manière de faire des japonais me semblait être la meilleure.
-Je pense qu'il est préférable que l'on s'appelle par nos noms de famille avec -san au bout et par la suite on verra.

Et puis rapidement je sortis de la pièce te remontais dans ma chambre. J'avais été stupide de rentrer alors qu'il s'entrainait. Mais à quoi je pensais ? Mais ce n'était pas une raison pour me parler de la sorte, on aurait peut-être pût commencer à chercher les chansons que nous allons chanter pour le contrôle... S'il n'y mettait pas du sien, nous n'arriverons jamais à rien. Ce fut sur toutes ces pensées que je m'endormis.

Le lendemain, j'allai en cours et je le vis assis à sa table près de la fenêtre, regardant le ciel bleu au travers, et puis après avoir poussé un long soupir, je me dirigeais vers ma table au fond de la classe près de la porte. Tous les autres parlaient soit avec leurs amis soit avec leur coéquipier / coéquipière. Mais moi je ne savais pas comment entamer la conversation. Les cours du matin se terminèrent rapidement et la pause de midi me permit de respirer. Je vis Cortex-kun se lever avec son violon, je ne sais pour quelle raison, je me m'y à le suivre jusqu'au toit où il fixa le ciel. Doucement je vins me mettre derrière lui un peu en retrait et lui dis ces mots :

-Je suis sincèrement désolée pour hier soir mais si nous ne faisons aucun effort, nous n'arriverons jamais à préparer quoique ce soit pour la fin d'année. Mettons-nous d'accord sur les chansons à faire et si cela t'arrange travaillons dessus seuls même s'il faudra faire un point par moment ensemble si on ne veut pas redoubler notre année.
-Il y a une musique que j'aimerais vraiment jouer : c'est celle d'hier, me déclara-t-il regardant toujours le ciel. C'est une musique spéciale pour moi...
J'acquiesçai directement : - Pas de problème, nous la ferons. Il nous en faut encore deux autres si je ne me trompe pas. Que penses-tu de l'Ave Maria ?
-L'ave Maria ? C'est s'attaquer à une grande chanson et on risque les critiques si on se plante.
-Mais on ne se plantera pas... Et puis j'y suis attachée à celle-là. Après il y en a une autre que j'aimerais faire mais si t'es pas d'accord dis le.
-Laquelle ?
-Je penserais toujours à toi, c'est le titre du générique de fin d'un film Pokémon.
-Je ne la connais pas. Tu pourrais la faire maintenant pour que j'en aie une vision ?

Je ne savais plus quoi répondre, est-ce que je pouvais vraiment chanter comme ça devant lui ? Lorsque je relevais la tête, je le vis retourner vers moi, les bras croisés sur sa poitrine me fixant durement. Je finis par la lui chanter et m’enfuie juste après.

Point de vue d'Antonin

Le reste de la soirée, je le passai dans ma chambre à réviser quelques cours avant de dormir. Le lendemain, je me réveillai de bonne heure et arrivai dans les premiers dans la salle de classe. Par la suite, je vis d'un œil arriver ma coéquipière qui s'assit à sa place sans venir me voir. Elle devait toujours être en colère pour hier, je ne pouvais lui en vouloir. Les cours passèrent rapidement pour une fois et à la pause de midi je partis de la salle sans me soucier de cette fille qui pourtant m'intriguait et montai sur le toit où je me mis à regarder le toit.
-Pourquoi t'es partie ? J'ai tellement besoin de toi Sophie.
Je laissai mon regard dans le vide lorsque par la suite j'entendis une voix familière me parler.

-Je suis sincèrement désolée pour hier soir mais si nous ne faisons aucun effort, nous n'arriverons jamais à préparer quoique ce soit pour la fin d'année. Mettons-nous d'accord sur les chansons à faire et si cela t'arrange travaillons dessus seuls même s'il faudra faire un point par moment ensemble si on ne veut pas redoubler notre année. Disait-elle de manière froide et sèchement.
-Il y a une musique que j'aimerais vraiment jouer : c'est celle d'hier, c'est une musique spéciale pour moi... mon regard n'arrivait pas à se détacher du ciel tellement j'avais peur de son regard. Intérieurement je pensais que cela allait vraiment être compliqué si nous restions si froids tous les deux mais comment parvenir à changer. Mais je n’eus pas le temps de penser à autre chose qu'elle m'avait déjà répondu qu'elle acceptait cette chanson et qu'elle souhaitait faire l'Ave Maria.
-L'ave Maria ? C'est s'attaquer à une grande chanson et on risque les critiques si on se plante.
-Mais on ne se plantera pas... Et puis j'y suis attachée à celle-là. Après il y en a une autre que j'aimerais faire mais si t'es pas d'accord dis le.
Elle semblait si convaincue de notre réussite que je n'osais plus la contredire et changeait alors de sujet en lui demandant qu'elle était l'autre chanson qu'elle voulait interpréter.
-Je penserais toujours à toi, c'est le titre du générique de fin d'un film Pokémon.
-Je ne la connais pas. Tu pourrais la faire maintenant pour que j'en aie une vision ?

N'ayant pas de réponse je me retournai et la vis réfléchir avant qu'elle n'accepte de la chanter. Je l'écoutais alors attentivement, elle avait une voix d'ange mais quelque chose différait d'hier soir et me dérangeait. Elle ne semblait pas aussi détendue et puis elle prit la fuite avant que j’eus le temps de dire quoique ce soit.
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:34


Point de vue d'Harmonie

Après avoir chanté je m'étais enfuie, courant dans les escaliers pour regagner ma salle de cours au plus vite. Une fois assise, je posai ma tête dans mes bras, croisés sur la table ; je sentis alors plusieurs filles autour de moi.
-Eclat-san est-ce qu'on peut te poser une question ?
Sans rien dire j'acquiesçai de la tête, leur question me fit ouvrir de grands yeux.
-Est-ce que tu sors avec Cortes-kun ?
Voilà ce qu'avait été leur question. Tout de suite je niai, ce qui semblait les rassurer mais intérieurement je pensais que c'était absurde. Pour que l'on sorte ensemble, il faudrait déjà que l'on arrive à communiquer, ce qui n'est pas le cas et puis voilà que le concerné entrait dans la salle par le porte de devant et qu'il me regardait les yeux brillants d'étoiles. Après quelques secondes d'immobilité, il regagna sa place. Les filles qui étaient toujours autour de moi s'en étaient rendues compte et me fixaient mauvaisement.

Quelques heures plus tard...

Alors que j'entrais dans l'internat, j'entendis une voix m'appeler.
-Eclat-san, attends-moi s'il te plait ! Il faut que je te parle !
C'était Antonin, je mettais stoppée et retournée tout en me demandant ce qu'il pouvait me vouloir. Qu'allait-il me dire ? Allait-il me sermonner pour mon agissement idiot de ce midi ? Allait-il me dire qu'il fallait choisir une autre chanson ? Son arrivée à ma hauteur me ramena sur terre, il regarda autour de lui et me demanda de le retrouver deux heures plus tard dans la salle de répétition numéro 2. Je n'y comprenais rien, ma tête se remplie de question du genre : Qu'est-ce qui lui prend ? Pourquoi semble-t-il plus gentil ? Tomberais-je amoureuse ? Quand je revins à moi, Antonin s'éloignait vers les salles de répétition. Je décidai alors de passer par ma chambre pour écouter de la musique et aussi pour me changer.

Point de vue d'Antonin

Elle était partie me laissant en plan. Pendant une seconde j'avais cru voir à sa place Sophie. Je restais un peu sur le toit pour remettre mes pensées en place.
-Sophie, es-ce possible ? Serait-ce ton œuvre ?

Lorsque je revins en classe, Harmonie se trouvait encerclée pas d'autres filles mais n'en semblait pas ravie. Voyant la scène, je ne pus m'empêcher de sourire, ce que beaucoup de monde remarqua. Je partis alors à ma place et attendit la fin des cours pour rentrer. Bien que je prenne des notes, mon esprit était bien loin de la salle, il pensait aux chansons choisies, à la ressemblance entre Sophie et la chanteuse du groupe et à ce qui s'était passé sur le toit. Pourquoi Harmonie s'était-elle enfuie en courant ? Que cachait cette fille au fond d'elle ? Pourquoi était-elle si différente des autres ? Plus je me posais des questions et plus d'autres venaient se rajouter. Cette fille était si mystérieuse et les sentiments que j'éprouvais lorsque mon violon et sa voix s'unissaient étaient si étrange... je devais en avoir le cœur net et mettre un mot dessus.
Étant perdu dans mes pensées, je sortis dans les derniers de la classe et Harmonie se trouvait loin devant, je piquai alors un long sprint pour la rattraper. Quand je l'aperçu finalement, je lui lançai :
-Eclat-san, attends-moi s'il te plait ! Il faut que je te parle !

Lorsqu'enfin j'arrivais à sa hauteur, j'étais essoufflé. Je repris mon souffle puis lui demandai de me rejoindre deux heures plus tard dans la salle de répétition numéro 2. Je filai vers les salles de musique, j'attrapai la clé et une fois dans la salle je cherchais sur mon ordinateur le générique de Pokémon qu'elle m'avait interprétée. Je cherchais par la suite la partition que j’eus beaucoup de mal mais également beaucoup de chance à trouver. J'attrapai mon violon et commençai à m'entrainer. Après une heure, j'entendis la porte s'ouvrir, je me retournai mon crayon toujours entre les dents et la vit devant moi en robe bleue clair et ses cheveux remontés en queue de cheval. Je me fis la remarque que je devais avoir l'air idiot car je la vis se retenir de rire. Je posai mon violon et mon archet dans leur étui et reposai le crayon sur le pupitre.

-Désolé, j'ai passé beaucoup plus de temps que prévu à trouver la partition de ton générique. Peux-tu attendre encore un peu ? Je voulais qu'on commence à répéter avec cette musique vu que je ne la connaissais pas du tout mais si tu veux faire autre chose, je ne t'en empêcherais pas.
-Je vais attendre, me répondit-elle aussitôt en allant s'asseoir sur le banc pour jouer du piano.
Je lui fis signe de la tête et repris mon instrument. J'enchainais les notes assez difficilement tandis que je la vis murmurer des mots en regardant des feuilles de papiers.

Elle devait certainement réviser allez savoir quoi. Je me concentrais sur ma partition et une heure après, j'arrivais tant bien que mal à jouer toute la musique. Lorsque je m'arrêtais pour souffler, je la voyais relever la tête pour me faire un hochement positif avant de retourner à ses révisions. A la fin de l'heure, elle s'était arrêtée et regardait le ciel d'un air triste que je ne lui aie encore jamais vu. Certes je ne la connaissais pas assez mais je la voyais tous les jours au conservatoire, je la croisais souvent, tout comme moi il n'était pas rare de la voir fixer le ciel mais c'était fois-ci c'était différent.
Je posai mon violon sur le piano et vint mettre une main sur son épaule, ce qui eut pour effet de la faire sursauter.

-ça va ? lui demandai-je un peu inquiet.

Point de vue d'Harmonie

Après avoir écouté un CD entier de musique, je me décidai à me changer, j'ouvris ma garde robe et fit une moue. Qu'est ce que je pouvais bien mettre ? Cette robe ? Non, bien trop décolleté. Celle-ci ? Trop courte ! Je n'allais pas là-bas pour le séduire, en plus je ne savais pas du tout ce qu'il voulait alors quelque chose de simple dans lequel je serais bien serait la meilleure solution. Ah bah tient cette robe là bleue clair, elle est parfaite. Et puis il fut l'heure de partir.
Quand j'arrivai dans la salle, Antonin tenait un stylo entre ses dents, son violon dans une main et son archet dans l'autre, le tout donnait un certain effet comique. Mais je me sentais bien dans la salle et puis j'avais amené mes feuilles de chant pour les trois chansons. Et voilà qu'il s'excusait, il avait cherché la partition du générique et était entrain de l'apprendre ; il me demanda alors si je pouvais attendre un peu pour qu'il termine. Je répondis aussitôt que cela ne me posais aucun problème.

Il travaillait très dur pour apprendre la partition et il faisait quelques fausses notes, je le sentis bien et à chaque fois il s'arrêtait et soupirait, j'avais pris l'habitude de m'arrêter aussitôt pour lui redonner du courage en hochement la tête de manière positive.

Pendant ce temps-là je révisais les paroles des différentes chansons, il ne fallait pas que je commette le moindre accro, je devais tellement les savoir qu'elles feraient parties de moi. Les interpréter était le travail le plus dur mais je sentais que l'on pouvait y arriver. Après un certain je me levai et regardais le ciel. Le soleil commençait à rejoindre l'horizon, la vue était sublime mais elle me rappela aussi mon passé : elle me rappela ce jour-là. J'attendais aussi cette fois-là, comme si le destin s'amusait à me faire revivre les mêmes choses et puis je sentis une main se poser sur mon épaule.

-ça va ? me demanda-t-on de manière inquiète.

Je n'étais pas encore revenue totalement à la réalité, je me retournai et mon visage tourna au blanc cadavérique. Non ce n'était pas possible, il ne pouvait se trouver devant moi, il était mort sous mes yeux, il ne pouvait donc pas se trouver devant moi. Et puis sa voix me ramena, le visage se flouta et celui d'Antonin apparut nettement, mon visage reprit alors des couleurs et je retrouvais mon souffle.

-Oui je vais bien Cortex-kun. Désolée de t'avoir inquiétée.
Je retournais mon regard vers le ciel quelques secondes, écoutant le jeune homme me proposer de faire une pause pour aller diner et de reprendre après ou demain. J'acquiesçai d'un « hum » avant de le suivre vers la porte.

Point de vue d'Antonin

Je lui avais demandé si ça allait et quand elle se retourna, son visage devint très pâle comme si elle avait vu un fantôme. La sentant tomber, je la retins par la taille tout en lui parlant, tout en lui demandant ce qui n'alla pas et puis elle reprit des couleurs, je la lâchais alors. Elle me déclarait qu'elle allait bien mais je n'y croyais pas vraiment. Je la vis reporter son regard vers la fenêtre tandis que je lui proposais d'aller manger pour reprendre des forces. Elle accepta mais je ne sais pour quelle raison je ne pouvais défaire mon regard d'elle. Cette fille était différente des autres par bien des points, elle était mystérieuse et angoissante en même temps.

La soirée se passa dans nos chambres respectives, après le diner, Harmonie préféra aller se coucher. Quelque chose n'allait pas chez elle, je le sentais mais je ne pouvais rien y faire. Je n'étais pas assez proche d'elle pour pouvoir l'aider d'une quelconque manière.
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:36


La soirée se passa tranquillement des deux côtés mais Harmonie ne semblait pas vraiment en forme. Elle sortit sur son balcon au second étage et inspira l'air frais pendant de longues heures. Le lendemain en cours, elle avait une mine fatiguée ce qui n'avait pas échappé à sa classe. C'était à elle de s'occuper des papiers et elle le faisait s'en broncher mais le visage encore plus renfrogné que d'habitude. La jeune fille avait souvent le regard dans le vide pendant les cours, ce qui étonna beaucoup ses professeurs et camarades. En plus, un nouvel étudiant venait d'être affecté à leur classe.

Point de vu Harmonie

Les cours allaient débuter, le professeur entra et demanda l'attention de tous, moi, j'avais le regard dirigé vers la fenêtre, vers le ciel. Le jour de la mort de mon ami approchait à grand pas et je m'en voulais encore beaucoup bien que de nombreuses personnes m'aient dit que ce n'était pas de ma faute.
-Tu peux entrer. déclara leur professeur, présentant un nouvel élève.
Cela attira mon attention mais mon visage prit une couleur cadavérique en voyant le jeune transféré, je le connaissais, il était dans mon collège, il s'appelait Tomas Operty. Mais que faisait-il ici ? Pourquoi était-il venu ? Et surtout comment ? En plus, il ne pourrait pas participer au concert vu qu'il allait être seul. Le professeur expliqua alors que le jeune homme était seulement en visite et ne resterait que quelques temps mais qu'il espérait que nous lui réservions un accueil chaleureux.

A midi, Tomas s'approcha de moi et me déclara à l'oreille :
-Alors comme ça, tu es encore en vie ? C'est toi qui devrais être morte à la place de Tom. De ce que j'ai vu, tu es quelqu'un de seule, j'espère que ça va continuer parce que tu n'as pas le droit au bonheur. A bientôt Harmonie.
Et puis il partit à la suite d'un groupe d'élève. Je baissai la tête et ne dit mot, mes yeux étaient emplis de larmes mais je me retins. Je ne devais pas craquer, quelqu'un se posa derrière moi et posa une main sur ma tête me demandant de le suivre. C'était la voix d'Antonin, je me levai et le suivit, il m'emmena sur le toit et me demanda ce qui n'allait pas.
-Tout va bien.
-Ah oui, tu crois tromper qui avec cette tête ?
-Hein ? fis-je relevant la tête, la bouche entrouverte.
-Toute la classe a put voir que tu n'allais pas bien depuis ce matin, enfin depuis hier soir je devrais dire. Mais là c'est encore pire, alors si ça à voir avec moi j'aimerais bien le savoir.
-ça n'a rien à voir avec toi ou la classe.
-Mais ça à voir avec ce nouvel étudiant c'est ça ?
Je ne pus rien répondre, je tournai mon visage avant de faire demi-tour et de courir vers les escaliers en pleurant. Je ne pouvais pas lui dire ce qu'il se passait, mes pensées et mes sentiments, personne ne devait comprendre et surtout, je devais rester loin des gens, c'était ma punition. C'est alors que je remarquais que je glissais et que j'allais taper la tête sur la marche arrière mais c'est avec étonnement que cela ne se produisit pas. J'heurtais un corps qui m'attrapa par les épaules et me fit me retourner pour me regarder dans les yeux.
-Si tu allais vraiment bien, tu ne pleurerais pas. Et si tu t'es enfuie, c'est parce que tu ne veux pas ou peux pas en parler mais que j'ai raison. Tu ne voudras certainement pas me dire ce qu'il t'a dit mais sache une chose, bien que l'on ait fait connaissance que récemment, si tu as un souci, tu peux m'en parler.

Sur ce, il me laissa dans les escaliers tout en ajoutant :
-Une dernière chose, tu es plus mignonne quand tu ne pleures pas.
Je retournai en classe, passant devant Tomas qui me regardait tout content de lui. Soudain, il se mit à me parler à voix forte pour que tout le monde l'entende.
-Je pensais que tu étais partie te suicider... tu n'en as pas encore marre de cette vie ? Tu ne penses toujours pas que tu ne mérites pas de vivre ? Tu ne...
Je détournais la tête mais sentit qu'il se passait quelque chose vu qu'il ne finit pas sa phrase. Tomas se trouvait au sol et Antonin se trouvait entre nous deux.
-Mais tu vas la fermer tête de congre ?
Tomas ne savait plus où il en était. Je m'approchai d'Antonin et lui prit la manche, le priant d'arrêter. Cela n'en valait pas la peine, il valait mieux ne pas écouter ses provocations. Tomas m'insulta alors de pétasse et demanda à Antonin s'il sortait avec moi, ce que le jeune homme démentit avant de se voir poser une autre question : pourquoi prenait-il ma défense ? Me connaissait-il depuis assez longtemps pour me défendre face aux autres. Je baissai encore un peu plus la tête, tout en tenant la manche de mon compagnon. Il fixa mauvaisement Tomas et lui répondit :
-Je ne la connais réellement que depuis quelques jours mais je connais assez la vie pour savoir qu'on ne dit pas à une personne blessée de se tuer, on ne l'insulte pas non plus et on n'essaye pas de l'enfoncer encore plus quand cette dite personne est déjà à terre ! Cela fait des années que je suis une personne solitaire, j'ai de l'expérience pour savoir lorsque quelqu'un ne va bien et je peux affirmer qu'Eclat-chan est dans cette situation.
- Cortex-kun, arrête s'il te plait. C'est bon maintenant et puis le professeur va arriver.
Je sentis qu'il se détendit alors je le lâchai et retournai à ma place, tout cela c'était passé devant le reste de la classe.

Point de vu externe
La classe resta hébétée durant toute la scène entre le nouveau, Harmonie et Antonin, le jeune homme avait pris la défense d'Harmonie et celle-ci semblait vouloir éviter un scandale. Le combat s'arrêta et tout le monde retourna à sa place, le professeur arriva quelques minutes plus tard.

Point de vu Antonin

La matinée s'était passée de façon bizarre, un nouvel étudiant était arrivé et puis Harmonie ne semblait pas au mieux de sa forme. Elle semblait ailleurs depuis hier soir et cela m'inquiétait, c'était peut-être de ma faute et j'aurais aimé savoir ce qui la mettait dans un tel état. A midi, je vis l'étudiant transféré s'approcher d'elle et lui parler. Je me levai alors rapidement et passait derrière Harmonie avant de poser une main sur sa tête et de lui dire de me suivre. Une fois sur le toit, je lui demandais ce qui n'allait pas mais elle ne voulut pas me répondre, je le compris à son attitude fuyante. Elle partit vers les escaliers, je la suivit alors et la rattrapais à temps lorsqu'elle allait chuter et se faire mal. Je la fis se retourner pour la regarder dans les yeux, elle pleurait. J'avais donc raison, elle n'allait bien pour une raison qui était en lien avec ce nouvel étudiant et lui fit part de mon inquiétude.
-Si tu allais vraiment bien, tu ne pleurerais pas. Et si tu t'es enfuie, c'est parce que tu ne veux pas ou peux pas en parler mais que j'ai raison. Tu ne voudras certainement pas me dire ce qu'il t'a dit mais sache une chose, bien que l'on ait fait connaissance que récemment, si tu as un souci, tu peux m'en parler.

Sur ce, je laissai dans les escaliers tout en ajoutant :
-Une dernière chose, tu es plus mignonne quand tu ne pleures pas.
J'espérai que cela allait lui remonter le moral quelque peu. Lorsque je rentrai dans notre salle de cours, je le vis assis à sa table tout souriant et puis quelques temps après, Harmonie entra à son tour et c'est là que commença une scène qui m'énerva. Toma parla de manière à ce que tout le monde entende et déclara à ma coéquipière :
-Je pensais que tu étais partie te suicider... tu n'en as pas encore marre de cette vie ? Tu ne penses toujours pas que tu ne mérites pas de vivre ? Tu ne...
Il ne put finir sa phrase car je venais de lui envoyer mon poing dans la figure, comment pouvait-il dire ça ? Comment osait-il dire à une personne qu'elle ne méritait pas de vivre ? Qui croyait-il être ? Et puis pourquoi Harmonie ne se défendait-elle pas ? Ne me dites pas qu'elle aussi pensait cela ?

Je sentis quelqu'un m'attraper par la manche alors que je m'apprêtais à frapper de nouveau cet individu. Et puis l'autre me demanda alors pourquoi je prenais sa défense ? C'était une bonne question, plusieurs réponses me vinrent en tête : parce que c'est ma coéquipière, parce que c'est une fille solitaire comme moi, parce que je l'apprécie, parce qu'elle ne va déjà pas bien. Mon regard se porta sur cet idiot et lui répondit ceci :
-Je ne la connais réellement que depuis quelques jours mais je connais assez la vie pour savoir qu'on ne dit pas à une personne blessée de se tuer, on ne l'insulte pas non plus et on n'essaye pas de l'enfoncer encore plus quand cette dite personne est déjà à terre ! Cela fait des années que je suis une personne solitaire, j'ai de l'expérience pour savoir lorsque quelqu'un ne va bien et je peux affirmer qu'Eclat-chan est dans cette situation.
- Cortex-kun, arrête s'il te plait. C'est bon maintenant et puis le professeur va arriver. Me déclara Harmonie.
Je pris une respiration pour me calmer et sentis la jeune fille me lâcher. Je la regardai retourner à sa place devant tous les autres élèves. Je poussai un soupir avant de me diriger vers ma place tout en lançant au reste des élèves :
-Le spectacle est terminé, vous pouvez retourner à vos places.

Tout cela m'avait énervé. Qu'est ce qui se passait à la fin ? Il faudrait que j'aie une nouvelle conversation avec Harmonie et qu'elle m'explique ce qui se passait.
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Harmonie
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:40


Point de vu d'Antonin

Lorsque je me suis réveillé, les cours étaient terminés depuis un moment, il ne restait personne dans la salle. Je rentrais le plus vite possible aux dortoirs et allais voir la concierge pour savoir si Harmonie était déjà rentrée. Elle me regarda doucement et j'improvisais une excuse selon laquelle elle m'avait prêtée son cahier de note mais que j'avais oublié de le lui rendre et je voulais aller le lui donner. La jeune femme nous connaissait bien, elle savait pertinemment que nous ne ferions rien de mal même si nous étions ensemble. Elle me donna le numéro de la chambre de la jeune fille et m'informa qu'elle ne savait pas si ma coéquipière était déjà rentrée ou non, il y avait beaucoup de monde et elle ne pouvait pas se rappeler de toutes les allées et venues de chacun. Je la remerciais sincèrement et me dirigeais vers la dite porte. Je toquais trois fois d'affilé et attendis quelques secondes mais je n'eu aucune réponse. Je ne pouvais pas rester dans l'aile réservée aux filles trop longtemps, je décidais alors de mettre un mot sous sa porte.

Je fis demi-tour et me dirigeais vers ma chambre où je souhaitais passer la soirée. La mystérieuse Harmonie me hantait l'esprit tellement que j'en oubliais ma propre tristesse. Je n'aimais pas voir les gens tristes et encore moins cette fille, allez savoir pourquoi : après tout je ne la connaissais que depuis quelques jours, presque une semaine maintenant mais c'était tout. Je me remis à penser à ce qui c'était passé dans la classe, j'avais mis le suffixe -chan à son nom de famille, l'avait-elle remarqué ? Y prêtait-elle une importance quelconque ? Mais la plus importante question était sans aucun doute : pourquoi restait-elle dans mon esprit alors qu'on arrivait à l'anniversaire de Sophie. C'était de cette fille dont mon esprit aurait dût être remplit surtout que cette année nous aurions une journée de repos juste ce jour-là. Alors comment se faisait-il que ce soit Harmonie qui occupe mon esprit aussi fort ?

Soudain j'entendis frapper à la porte, il était plus de 20 heures. J'allais ouvrir et fut surpris de voir ma camarade en face de moi. Elle avait le regard me fuyant mais me déclara :
-C'est bien toi qui a laissé ça dans ma chambre n'est ce pas ?
Je la regardais un moment perplexe avant d'acquiescer et de lui proposer d'entrer. La demoiselle accepta timidement et une fois entrée, elle s'assit par terre devant la table basse.
-Qu'est ce que tu me veux ? finit-elle par me déclarer.
-J'aimerais savoir pourquoi tu ne t'es pas défendue face à ce type cette après-midi. Tu n'es pourtant pas quelqu'un de timide à l'ordinaire. De ce que j'ai pu voir jusqu'à présent tu es quelqu'un de solitaire mais qui fait attention à son entourage. Tu es une fille qui cherche à rendre les autres heureux même si pour ça tu dois t'effacer. Je ne sais pas ce qui fait que tu penses ainsi mais je suis convaincu que cela a un rapport avec Operty...
-Veux-tu t'occuper de tes affaires Cortex-kun ? me coupa-t-elle rapidement.
-Mais justement ce sont mes affaires –lui déclarais-je en m'asseyant sur le sol entre la table basse et mon lit- tu es ma coéquipière et si tu ne peux pas t'entrainer correctement parce que tu as l'esprit ailleurs je suis en droit de m'en mêler. Alors j'aimerais comprendre, j'aimerais que tu m'expliques ce qui ne tourne pas rond.

Harmonie me fuyait, elle mordait ses lèvres. Elle était blessée, je le voyais bien mais si elle ne m'expliquait pas je ne pouvais pas l'aider. Je lui posais une ultime question qui la fit sortir de ses gonds sans que je m'y attende.
-Pourquoi cherches-tu à me fuir ? Je ne suis pas ton ennemi, je suis de ton côté. Je pense être la seule personne en ce moment qui sois de ton côté.
-Je ne veux rien entendre de la part d'un gars qui déteste les filles et dont toutes les filles sont folles amoureuses. Je ne dois pas être proche des gens pour qu'ils ne soient pas blessés, je ne peux pas me lier d'amitié comme les autres. Maintenant si tu veux bien m'excuser...

Elle se levait et allait vers la porte, en deux secondes, je me retrouvais devant elle et la serrais dans mes bras.
-C'est quand la dernière fois que tu as vraiment pleuré ?
-Hein ?
-C'est quand la dernière fois que tu as pleuré jusqu'à épuisement et jusqu'à ce que tu n'es plus de larmes à verser ? Si tu veux pleurer, pleures. Je ne suis pas là pour te juger... je veux seulement que tu ailles mieux.
Encore une fois, ce fut le silence de sa part que j'obtins mais je sentis ses mains s'agripper à ma chemise et je la sentis se laisser tomber à genoux. Doucement, je l'accompagnais ; son corps se mit à trembler et des sanglots se firent entendre. Elle pleurait à chaude larmes, cela me faisait de la peine mais elle semblait avoir besoin de passer par là pour aller mieux. Je mis alors une main sur sa tête et lui caressait l'arrière du crâne, nous restâmes comme cela une bonne heure ; sans parler. Et puis d'un coup, elle ne sursauta plus mais je la sentis glisser entièrement vers le sol. Je la rattrapais et l'y allongeais, elle s'était endormie. Je la laissais tranquille pendant une bonne heure avant de la réveiller. Au moment où je posais une main, je l'entendis prononcer un nom de garçon : Tom. Qui cela pouvait-il bien être ? Elle semblait si déprimée même pendant son sommeil, lui avait-il brisé le cœur après qu'elle se soit confessée comme il le faisait avec les jeunes filles de leur institut ? Ou était-ce un ami qu'elle avait perdu de vu ? Il n'en savait rien mais n'osait pas demander. Il la réveilla doucement et lui expliqua ce qui s'était passé. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il l'aurait laissée dormir jusqu'au lendemain mais s'il y avait une ronde, elle devait être dans sa chambre pour ne pas avoir de problème.

Le lendemain, elle avait déjà meilleure mine. Au lycée, Operty revint à la charge mais je ne lui en laissais pas le temps, à chaque pause j'allais parler à Harmonie de notre futur travail. Cette situation dura toute la semaine, nous nous étions remis à l'entrainement et son moral semblait remonter mais samedi ce fut le mien qui était à la traine. Alors que j'étais à ma place, Harmonie vint me voir et me demanda si ça allait, si elle avait fait ou dit quelque chose de mal. Je lui souris timidement, prétextant n'avoir pas beaucoup dormi, elle acquiesça et repartit à sa place.
Le lendemain c'était notre jour de repos, je pris mon violon et sortis de la résidence, direction le cimetière de la ville voisine. Je montai dans le tram jusqu'au terminus, une fois descendu je remontai la grande route et tout en haut je rentrais dans le cimetière. J'allais jusqu'à une tombe mais puisqu'il y avait du monde, je me reculais de quelques pas. J'attendis qu'ils partent pour me rendre sur la tombe, là, j'ouvris mon étui et sortis mon violon pour en jouer comme tous les ans depuis l'accident. Je m'en voulais et tout ce que je pouvais faire c'était de rester loin des filles pour que cela ne se reproduise pas. Après avoir rangé mon matériel je me dirigeais vers la sortie et à mon grand étonnement elle était là.

-Qu'est-ce que tu fais-là ?
-Je t'ai suivi... je voulais savoir ce qui te tracassait tant depuis hier et comme tu ne voulais pas en parler, je me suis dit que la meilleure des solutions c'était de te filer. Je ne suis pas comme toi à forcer les gens à raconter ce qui ne va pas, si les gens ne veulent pas me dire ce qu'il y a, je cherche et trouve moi-même la réponse.

Point de vu d'Harmonie

A la fin des cours, je me précipitais vers le toit. Là, je m'assis dans un coin et regardais le ciel. La journée avait été mouvementée et puis l'arrivée de Toma n'était pas vraiment une bonne nouvelle. Je laissai vagabonder mes pensées en regardant le ciel, des images me revinrent du collège

-Harmonie ? Tu es libre demain ?
-Euh... oui. Je n'ai rien de prévu pourquoi ?
-ça te dirais de m'accompagner faire un tour en ville ?
-Avec joie.

Nous avions passé la journée ensemble et je m'étais confessée à lui. J'avais vraiment eu peur qu'il me rejette mais au lieu de ça, il m'avait prise dans ses bras et m'avait déclarée que lui aussi m'aimait avant de m'embrasser.
Quelques temps plus tard, mes parents avaient décidés de divorcer et je n'avais pas réussi à me défaire de cette histoire le jour où j'avais rendez-vous avec Tom. Je traversais à un feu rouge et pour me protéger de la percussion avec un camion, il m'avait repoussée sur le trottoir, percutant à ma place la camionnette. Il était mort sur le coup. Il était mort et moi j'étais en vie, tous les jours pendant une année entière j'avais entendu des remarques de la part de mes camarades de classes, tous étaient scandalisés que je puisse être responsable de la mort d'une personne aussi gentille et serviable que Tom. On avait souhaité ma mort à de nombreuses reprises tout comme je le faisais moi-même.
Quand je revins au présent, il était déjà tard, le conservatoire allait fermer. Je me dépêchais de rentrer à ma chambre à l'internat quand la concierge me stoppa pour me dire que Cortex-kun était passé me voir à ma chambre pour me rendre un cahier de note. Je la remerciais avant de monter dans ma chambre où je trouvai un mot sur un morceau de papier sur lequel était écrit :
« Ma chambre est là 143, quand tu verras ce message, viens me voir, il faut que je te parle. C'est urgent. »
Cela venait surement d'Antonin mais que pouvait-il me vouloir à cette heure qui ne puisse attendre le lendemain. Je me changeais et après être passée par la cafétéria et avoir avalé un sandwich, je montais le voir. Je toquais à la porte et quand il ouvrit la porte, je détournais mon regard tout en lui montrant le papier et disant ;
-C'est bien toi qui a laissé ça dans ma chambre n'est ce pas ?

Il me fit entrer et j'allais m'asseoir devant la table basse de sa chambre avant de poursuivre :
-Qu'est ce que tu me veux ?
-J'aimerais savoir pourquoi tu ne t'es pas défendue face à ce type cette après-midi. Tu n'es pourtant pas quelqu'un de timide à l'ordinaire. De ce que j'ai pu voir jusqu'à présent tu es quelqu'un de solitaire mais qui fait attention à son entourage. Tu es une fille qui cherche à rendre les autres heureux même si pour ça tu dois t'effacer. Je ne sais pas ce qui fait que tu penses ainsi mais je suis convaincu que cela a un rapport avec Operty...
-Veux-tu t'occuper de tes affaires Cortex-kun ? coupai-je sèchement.
-Mais justement ce sont mes affaires tu es ma coéquipière et si tu ne peux pas t'entrainer correctement parce que tu as l'esprit ailleurs je suis en droit de m'en mêler. Alors j'aimerais comprendre, j'aimerais que tu m'expliques ce qui ne tourne pas rond.
Cela n'avait rien avoir avec lui et je n'avais pas vraiment envie de le mêler à tout ceci. Je ne répondis rien mais la question suivante me fit craquer et je déversais un flot de parole que je ne pensais pas réellement.
-Pourquoi cherches-tu à me fuir ? Je ne suis pas ton ennemi, je suis de ton côté. Je pense être la seule personne en ce moment qui sois de ton côté.
-Je ne veux rien entendre de la part d'un gars qui déteste les filles et dont toutes les filles sont folles amoureuses. Je ne dois pas être proche des gens pour qu'ils ne soient pas blessés, je ne peux pas me lier d'amitié comme les autres. Maintenant si tu veux bien m'excuser...

Je me sentais mal, j'avais besoin de pleurer, il fallait que je sorte de la chambre mais Antonin me stoppa et m'enlaça avant de me demander :
-C'est quand la dernière fois que tu as vraiment pleuré ?
-Hein ?
-C'est quand la dernière fois que tu as pleuré jusqu'à épuisement et jusqu'à ce que tu n'es plus de larmes à verser ? Si tu veux pleurer, pleures. Je ne suis pas là pour te juger... je veux seulement que tu ailles mieux.
Je ne pus résister, je me mis à serrer sa chemise et à fondre en larme. Il accompagna ma descente vers le sol et ne bougea pas, il me laissa pleurer autant que je le souhaitais et puis je finis par m'endormir. Je ne me souvins de rien, je n'avais pas rêvé ni fait de cauchemar, Antonin me réveilla et m'expliqua que je devais retourner dans ma chambre. Bonne idée, je repartis à moitié endormie et une fois rentrée, je me jetai sur mon lit et me rendormie profondément.

Pendant la semaine qui suivie, je vis Antonin venir à chacune des pauses, il ne me laissait jamais seule, Toma ne pouvait donc pas approcher. Je me sentais en sécurité dans ces moments-là, je savais que personne ne viendrait me parler. J'avais remarqué que certaines filles nous surveillaient, alors je veillais bien à ne pas être trop près d'Antonin et puis le samedi, c'était lui qui semblait être dans la lune. J'étais allée le voir pour savoir si ce qui le préoccupait était de ma faute mais il me rassura en déclarant que ce n'était pas moi sans m'en dire plus.
Je décidais alors de le suivre, il me déclara dans la journée qu'il ne serait pas là le lendemain et que du coup, il ne pourrait pas répéter avec moi. J'acquiesçais et le lendemain je le suivis sans qu'il me remarque. Il prit le tram et descendit au terminus, nous étions dans une autre ville, il remonta la rue principale jusqu'à un cimetière.

Lorsque j'arrivais je croisais une famille qui parlait entre eux :
-Comment ose-t-il encore venir sur sa tombe ? C'est de sa faute si elle est morte ! déclarait une femme.
-Sakura calme-toi nous sommes dans un cimetière. lui répondait un homme, la prenant par les épaules.

Parlaient-ils d'Antonin ? Je rentrai doucement et le vis au fond, il se mit à jouer de son violon, une musique triste et mélancolique. Cela me déprima un peu et me fit repenser à Tom et Toma. Mais je pensais surtout à Antonin, c'était parce que quelqu'un qu'il connaissait était mort qu'il était si abattu la veille mais ce que je ne comprenais pas c'était la réaction de la famille qui venait de sortir. La femme avait parlé d'une fille et ce serait de la faute d'Antonin si elle était morte. Je ne pouvais pas le croire. J'attendis sur place qu'il fasse demi-tour et quand il me vit il me parla de manière contrarié et énervé à la fois :
-Qu'est-ce que tu fais-là ?
-Je t'ai suivi... je voulais savoir ce qui te tracassait tant depuis hier et comme tu ne voulais pas en parler, je me suis dit que la meilleure des solutions c'était de te filer. Je ne suis pas comme toi à forcer les gens à raconter ce qui ne va pas, si les gens ne veulent pas me dire ce qu'il y a, je cherche et trouve moi-même la réponse.

Antonin soupira avant de continuer son chemin vers la sortie. Je lui emboitais le pas et le suivit jusqu'à ce qu'il s'arrête dans un par cet me fasse signe de m'asseoir à côté de lui. Il me tendit une glace et regarda le ciel tout en léchant la sienne. Je le regardais tristement, je pouvais ressentir la peine chez certaines personnes et lui, il n'allait pas bien du tout.

-Pourquoi t'être préoccupée de moi cette semaine alors que ton état est pire que le mien aujourd'hui ?
-Je vais bien...
-MENTEUR !!! Tu es un mauvais menteur Antonin ! Tu ne vas pas bien et ça se voit, quelqu'un qui t'es cher est mort et tu vas sur sa tombe jouer de tristes mélodie, ne me dis pas que tu vas bien ... Surtout que ce n'est pas vrai.

Je détournai mon regard vers le sol avant de reprendre d'une vois plus calme :
-Que tu ne veuilles pas m'en parler je comprends parfaitement, nous ne sommes pas assez proches pour que tu puisses te confier à moi, mais nous sommes amis je pense et je n'aime pas voir mes amis souffrir. Tu m'as dis que si je voulais pleurer je pouvais et je l'ai fais mais toi, tu gardes tout pour toi, aussi bien tes problèmes que les miens, tu ne tiendras pas longtemps à ce rythme là. Pourrais-tu venir avec moi mardi ? Je dois aller quelque part mais ça me fait peur d'y aller toute seule...
-Hum... Je n'ai rien de prévu. Tu peux compter sur moi.

Point de vu externe

Antonin avait regardé Harmonie depuis le moment où elle lui avait crié que c'était un menteur, il s'était bien vite rendu compte que la jeune fille était redevenue mélancolique. Elle disait qu'elle le comprenait et qu'elle souhaitait aller quelque part avec lui, ne sachant quoi répondre il accepta. Le mardi matin, elle l'attendit devant l'internat en robe noire. Cette année, elle allait se recueillir sur sa tombe mais il lui faudrait beaucoup de courage pour affronter tout le monde qu'il allait y avoir.
Tous deux montèrent dans le bus puis prirent le train, Antonin se laissa guider par la demoiselle au travers d'une ville qu'il ne connaissait pas. Ils virent de nombreuses personnes en noir descendre une rue jusqu'à une grande église. Là, les gens se séparèrent, Harmonie continua de descendre avant de tourner dans plusieurs rues pour tomber sur un...
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:45


Point de vu d'Harmonie

J'étais enfin arrivée à destination. Mon cœur s'emballait, j'avais du mal à respirer. Je n'étais venue qu'une fois, juste après l'accident mais aujourd'hui je voulais avancer, je sentais qu'il le fallait. Si je continuais de me sentir aussi coupable je ne pourrai pas avancer et vivre comme il me le plairait.
Je me trouvais face à la porte d'entrée du cimetière, ma gorge et mon ventre étaient tous les deux noués. Ce lieu me faisait peur, je voulais rentrer, je voulais faire demi-tour. Je pris une grande respiration tout en serrant la main d'Antonin avant de la relâcher et de pousser le portail. Je cherchais des yeux une tombe avec des personnes devant, je n'étais jamais venue et cela devait se voir. Et voilà que je les trouvais, un grand nombre de personnes de notre âge se trouvait sur la droite, d'un pas décidé je m'avançais vers eux.

Le groupe me dévisagea avant de me faire une place, je m'accroupis devant la tombe et déposais des fleurs que j'avais achetées quelques instants plus tôt chez un fleuriste. Je pouvais sentir les regards des gens sur moi. Et puis je sentis une main sur mon épaule, je tournai les yeux vers l'arrière et je vis Antonin. Je me relevai et acquiesçai de la tête. Oui, j'allais bien pour le moment ça allait. Au moment où je voulu sortir, on me bloqua le passage et une fille me parla :

-Pourquoi t'es revenue Harmonie ? Tu veux nous faire souffrir ?
-Ouais c'est vrai, on n'a pas besoin de voir celle qui a tué Tom !
-T'aurais pût attendre qu'on soit parti pour venir ! Franchement, t'as pas changé, t'en as rien à foutre des autres...
-C'est faux ! Ça a toujours été faux et ça le sera toujours ! déclarais-je rapidement. Je suis venue me recueillir pour faire mon deuil et tourner la page. C'est moi qui souffre le plus parce que je porte le poids de la culpabilité en plus de la tristesse, vous n'avez pas besoin de me rappeler ce qui s'est passé, je connais l'histoire puisque j'y étais, je n'ai rien oublié : le camion, Tom, moi. C'est gravé à jamais dans ma mémoire mais aujourd'hui je sens le besoin de passer à autre chose et pour ça il fallait que j'affronte mon passé c'est-à-dire vous et la famille de Tom.

Du coin de l'œil je vis arriver les parents de Tom, une autre épreuve m'attendait. J'avais envie de pleurer mais la présence d'Antonin m'apaisait et me calmait. Je sentis quelqu'un me sauter dans les bras. Quand je revins au moment présent, j'aperçu une touffe de cheveux violette.
-Harmonie, tu es revenue ! Je suis contente de te voir ! Tu sais, tous les ans, ils parlent de toi méchamment –me déclara la petite en montrant du doigt mes anciens camarades de classe- mais moi je sais que c'est pas ta faute si Tom il est parti. Il t'aimait au point qu'il a préféré disparaitre pour te sauver, et du coup, il faut que tu vives pour que son sacrifice ne soit pas vain.
-Ne t'inquiète pas Sophie, je n'ai pas l'intention de mourir tout de suite, lui répondis-je en lui souriant.

Point de vue Antonin

On était devant un cimetière, ainsi, elle aussi avait perdu quelqu'un de cher mais je ne comprenais pas pourquoi elle avait voulu que je vienne. Soudain je sentis une main me serrer la mienne assez fortement, il s'agissait de ma compagne. Elle ne semblait pas aller très bien, nous rentrâmes dans le cimetière et peu après nous nous dirigeâmes vers un groupe de personne qui nous lassa passer. Harmonie déposa un bouquet de fleur, la voyant qui ne bougeait plus, je déposai ma main doucement sur son épaule. Sans dire quoique ce soit, elle acquiesça la tête : était-elle capable de lire les pensées des autres ? Non, je crois qu'elle m'avait dit qu'elle était empathique aux autres, ce devait être cela.

Et voilà qu'au moment où on allait rebrousser chemin, une fille nous en empêcha et une conversation commença. Je restai un peu en retrait ne sachant vraiment ce qui se passait mais de ce que j'entendis un certain Tom était mort et tout le monde accusait Harmonie qui ne le niait pas, il y avait un camion aussi dans l'histoire, je ne mis pas trop longtemps à imaginer ce qui s'était passé surtout lorsque qu'une enfant d'environ sept ans arriva en sautant dans les bras de ma compagne. Le Tom en question avait dût vouloir protéger Harmonie d'un camion et avait pris sa place en la poussant, ce devait être cela. La petite contrairement à ceux de notre âge et certainement au reste de sa famille, n'en voulait pas à Harmonie, au contraire, il semblerait qu'elle l'aime et puis quelque chose me surpris : elle souriait. Harmonie souriait. C'était la première fois que je la voyais comme ça, je ne pu m'empêcher de faire un tendre sourire en la regardant.
Une autre fille prit part à la scène et me déclara :

-Hey, toi ! Si tu veux pas mourir, tu devrais casser avec elle ! Elle apporte que de la tristesse et puis...
-Qu'est-ce que... commençais-je à répondre avant de me faire couper par la fillette.
-C'est FAUX !!! C'est totalement faux ! Vous ne connaissez pas mon Harmonie ! Vous êtes toujours méchants avec elle ! C'est pas elle qui a demandé à Tom d'aller se jeter sous les roues du camion pour la protéger ! C'est parce qu'il l'aimait qu'il l'a fait, si vous êtes pas fichu de vous en rendre compte, vous êtes nuls !

La petite nommée Sophie pleurait, Harmonie s'était agenouillée pour la prendre dans ses bras et la réconforter tout en fixant mauvaisement le groupe de jeune. Les parents de la petite arrivèrent et demandèrent à Harmonie de lâcher leur fille.
-Harmonie, lâche Sophie, tu nous as déjà pris Tom, ne nous la prends pas elle aussi !
-Maman, Harmonie essayais seulement de me rassurer...
-Sophie... Laisse tomber ma puce.

Et voilà, elle avait de nouveau un visage triste, je passai une main sur mon visage avant de me mettre entre Harmonie et le reste des personnes.
-N'en avez-vous donc pas marre de chercher un coupable pour quelque chose qui est du hasard ?
-Ne vous en mêlez pas jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous ne connaissez pas cette meurtrière ! me hurla la mère hors d'elle.
-Oh que si je vais m'en mêler madame, je connais Harmonie et je peux vous assurer qu'elle a assez souffert comme ça, vous pouvez demander à ce cher Operty, il vous le confirmera...
-Antonin stop. Je ne t'ai pas demandé de venir pour me protéger. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent je m'en fiche. Je sais ce qui s'est passé vu que j'y étais... si j'avais réussi à mettre ma tristesse de côté Tom ne serait pas mort, je le sais très bien. Je suis coupable, je ne l'ai jamais nié mais j'ai besoin d'avancer. Cela fait six ans que j'en supporte les conséquences, je n'oublierai jamais Tom, ce n'est pas possible...

Je ne pouvais plus la voir comme ça, je mettais retourner pour l'écouter parler ; Harmonie s'était relevée et mise devant Sophie à quelques pas de moi. Sans vraiment avoir le contrôle de moi-même, je l'avais prise dans mes bras et la serrait contre moi devant tout le monde. Pourquoi réagissais-je comme cela quand il s'agissait de cette fille ? Pourquoi cherchais-je à la protéger de ce qui l'attristait depuis plusieurs déjà ? Je n'en savais rien. Que ressentais-je vraiment pour elle ? C'était une bonne question à laquelle je ne pouvais pas encore répondre.

-C'est bon, tu en assez fais. Tu te torture avec cette histoire, c'est bon. Tout va bien... je suis là, me surpris-je à lui murmurer à l'oreille.
Je sentis son corps se détendre et ses mains venir s'accrocher dans mon dos. Elle me rendait mon étreinte.
Sophie prit alors la parole :
-Harmonie... ton petit ami est vraiment quelqu'un de gentil.
-Ce n'est pas mon petit ami Sophie, déclara Harmonie tout en se reculant de moi. C'est un excellent ami, c'est tout.
J'acquiesçais de la tête tout en attrapant la main de la demoiselle et en nous frayant un passage vers la sortie du cimetière et de la ville.

Arrivés dans le bus pour rentrer à l'internat je lui déclarais :
-Tu t'en es bien sortie aujourd'hui. Désolé d'avoir interféré d'ailleurs.
-Non... merci d'être venu. Je n'aurais pas réussi à y aller toute seule.

Point de vu Harmonie

Je tenais encore Sophie dans mes bras qu'une fille parla à Antonin.
-Hey, toi ! Si tu veux pas mourir, tu devrais casser avec elle ! Elle apporte que de la tristesse et puis...
-Qu'est-ce que...
-C'est FAUX !!! C'est totalement faux ! Vous ne connaissez pas mon Harmonie ! Vous êtes toujours méchants avec elle ! C'est pas elle qui a demandé à Tom d'aller se jeter sous les roues du camion pour la protéger ! C'est parce qu'il l'aimait qu'il l'a fait, si vous êtes pas fichu de vous en rendre compte, vous êtes nuls ! coupa la sœur de Tom.
Elle s'était mise à pleurer, encore une fois par ma faute, je ne savais plus où me mettre, je m'agenouillais alors pour la prendre dans mes bras afin de la réconforter, c'est à ce moment-là que ses parents arrivèrent et que sa mère me hurla :
-Harmonie, lâche Sophie, tu nous as déjà pris Tom, ne nous la prends pas elle aussi !
-Maman, Harmonie essayais seulement de me rassurer...
-Sophie... Laisse tomber ma puce. Déclarai-je d'une voix douce, le regard triste mais essayant de sourire.

Je me sentais vraiment mal à cet instant-là, je voulais fuir mais je ne pouvais pas, c'était moi qui avait voulu venir.
-N'en avez-vous donc pas marre de chercher un coupable pour quelque chose qui est du hasard ? déclara Antonin, je le regardai sans vraiment comprendre ce qui se passait.
-Ne vous en mêlez pas jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous ne connaissez pas cette meurtrière ! continua la mère de Sophie sur le même ton.
-Oh que si je vais m'en mêler madame, je connais Harmonie et je peux vous assurer qu'elle a assez souffert comme ça, vous pouvez demander à ce cher Operty, il vous le confirmera...
-Antonin stop. Je ne t'ai pas demandé de venir pour me protéger. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent je m'en fiche. Je sais ce qui s'est passé vu que j'y étais... si j'avais réussi à mettre ma tristesse de côté Tom ne serait pas mort, je le sais très bien. Je suis coupable, je ne l'ai jamais nié mais j'ai besoin d'avancer. Cela fait six ans que j'en supporte les conséquences, je n'oublierai jamais Tom, ce n'est pas possible...

Je l'avais coupé, je ne voulais pas le mêler à tout ça, je ne savais pas si j'avais bien fait de lui demander de venir, je lui avait demandé pour me sentir forte mais je me sentais si seule et si faible en cet instant. Perdue dans mes pensées tout en parlant, je sentis mon corps se percuter à quelqu'un d'autre ce qui me fit m'arrêter de parler pour comprendre la situation. J'étais dans les bras d'Antonin, je m'y sentais en sécurité, j'avais déjà ressenti cette sensation le jour où j'avais pleuré dans ses bras.

-C'est bon, tu en assez fais. Tu te torture avec cette histoire, c'est bon. Tout va bien... je suis là, me murmura-t-il à l'oreille.
Il était là ? Oui, j'en avais conscience au fond de moi-même et c'était pour cette raison que je lui avais demandé de m'accompagner. Je voulais partir et lui rendit son étreinte, les gens parlaient autour de nous mais je m'en fichais. Je voulais juste rester comme ça pendant un moment et puis Sophie prit alors la parole :
-Harmonie... ton petit ami est vraiment quelqu'un de gentil.
-Ce n'est pas mon petit ami Sophie, déclarai-je tout en me reculant d'Antonin et me tournant vers elle. C'est un excellent ami, c'est tout.
Je sentis que l'on me prenait la main et me tirait. Je me retournais et suivi mon compagnon qui d'un pas décidé me dit sortir du cimetière et m'emmenait dans le train puis dans le bus. Je n'avais pas osé parler, il semblait contrarié. Arrivés dans le bus pour rentrer à l'internat il me déclara:
-Tu t'en es bien sortie aujourd'hui. Désolé d'avoir interféré d'ailleurs.
-Non... merci d'être venu. Je n'aurais pas réussi à y aller toute seule.

Je posais ma tête sur son épaule et fermai mes yeux, une main vint se poser sur ma tête et je me laissai bercer par les roues du bus.
Lorsque je rouvris les yeux j'étais sur un lit, je me redressais l'esprit encore un peu brumeux pour essayer de comprendre où j'étais. Une chose était sure je n'étais pas dans ma chambre, doucement, je me levai et inspectais la pièce : j'étais dans la chambre d'Antonin. Où était-il d'ailleurs ? Quand je vis l'heure, je me décidai à l'attendre pour le remercier. Une fois rassise sur le lit, j’aperçus un cadre, je me relevai et la pris dans mes mains, il s'agissait d'un jeune homme et d'une jeune fille : le garçon devait probablement être Antonin mais la fille m'était inconnue.

Point de vu d'Antonin

Elle posa sa tête sur mon épaule, je ne m'y attendais pas. Pour me détendre je fis un geste qui me paressait être naturel, mettre ma main sur l'arrière de sa tête, quelques temps plus tard, elle s'était endormie.
Lorsque nous fûmes arrivés à destination, j'essayais de la réveiller mais sans succès, je la pris alors dans mes bras, tenant nos deux sacs dans une main et je rentrais dans l'internat avec elle dans mes bras. Il n'y avait personne à cette heure, nous étions en fin d'après-midi dans les environs de 17h30. J'avais de la chance, la concierge n'était pas là, je montai alors très vite les escaliers vers ma chambre avec la belle endormie toujours dans les bras. Devant ma porte, je la déposai doucement sur le sol le temps de l'ouvrir puis je la déposai sur le lit avant de redescendre manger.
Une fois fini, je pris un plateau repas pour l'apporter à Harmonie, lorsque j'entrai dans ma chambre, je la trouvais debout tenant un cadre dans la main.

Je déposai le plateau sur la table avant de lui arracher le cadre des mains et de lui dire :
-On ne touche pas aux affaires des autres sans leur consentement !
-Je n'ai rien fait de mal, je l'ai juste regardé... Vous semblez être proches tous les deux...
-Était proche... je t'ai ramené à manger alors prends le plateau et va-t-en s'il te plait.
-Hum... désolée.

Quand Harmonie fut partie, je me laissais tomber sur le sol en pleurant. Pourquoi avais-je été aussi dur avec elle alors qu'elle venait de passer une journée difficile ? Qu'est ce qui me prenait ? J'avais envie de partir loin d'ici. C'est sur ces pensées que je m’endormis.

Point de vu Harmonie

Antonin rentra peu après avec un plateau repas dans les mains, il posa rapidement celui-ci sur la table basse avant de me prendre des mains la photo et de s'énerver. Je ne comprenais pas vraiment le pourquoi de sa colère jusqu'à ce qu'il me dise qu'il « avait été » proche de la jeune fille, mes yeux s'écarquillèrent avant de devenir vides lorsqu'il me demanda de quitter sa chambre. Un peu triste je partis prenant le plateau avec moi.

Plusieurs mois passèrent ensuite sans qu'Antonin ne me parle, il m'avait dit qu'il ne voulait plus qu'on s'entraine ensemble pendant un moment. La fin d'année approchait rapidement, nous en étions au milieu de l'année, je ne savais pas quoi faire.
Une après-midi le professeur de chant nous demanda de chanter une chanson quelle qu'elle soit devant la classe, quand ce fut à mon tour, il s'attendait à ce que je refuse comme d'habitude mais je me levais et entamais un air joyeux, j'avais envie de remonter le moral d'Antonin, je ne savais pour quelle raison d'ailleurs.
Elle alla jusqu'au tableau et se retourna en souriant avant de commencer :

Écouter la musique avant de reprendre la lecture: http://www.youtube.com/watch?v=NWwp9gU4Mk0

Quand j’eus fini je rouvris les yeux et souriait. Tout le monde était choqué, personne ne m'avait vu sourire jusque là. Même notre professeur en restait bouche-bée, et puis on me demanda d'où venait la chanson. Au moment où j'allai répondre, mon camarade le fit :
-C'est une musique que chante un personnage du dessin animé shugo chara.

Un de mes camarades demanda l'autorisation à notre professeur pour chercher la dite chanson sur Internet, il renseigna le tire Secret princess et passa l'une des vidéo.

Point de vu Antonin

Je m'étais recroquevillé sur moi-même, beaucoup de mes camarades avaient essayé de me faire parler mais aucun d'eux n'y étaient parvenus, ils avaient pourtant essayé de toutes leurs forces et puis les filles restaient en retrait. J'avais souvent vu Harmonie venir me voir pour me demander si on s'entrainait ensemble et après une ou deux semaines je lui avais déclaré que je préférais que l'on travaille chacun de son côté pendant un moment. Je ne voulais pas lui dire que je ne voulais pas travailler, je n'avais plus retouché à mon violon depuis ce fameux mardi.

Un jour notre professeur nous demanda de passer tour à tour au chant pour savoir si notre travail en commun nous avait fait progresser ou non. Pour ma part, le chant ne m'intéressait que peu je préférais jouer de mon instrument et ce jour-là contre toute attente, Harmonie accepta de chanter en public. Je la suivis du regard et la vis se retourner toute joyeuse avant de commencer une chanson que je reconnu presque aussitôt. Secret Princess de Shugo Chara. Elle m'avait regardé avant de fermer les yeux et continuer sa chanson tout en se laissant porter par ses propres notes.
Alors que nos camarades en demandaient le titre je le leur donnais et ils purent alors écouter la chanson originale.
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Harmonie
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:51


Point de vu d'Antonin

A mon grand étonnement, quelqu'un demanda à ce que je l'accompagne au violon. J'ouvris grands les yeux, je ne touchais plus à mon violon depuis quelques temps déjà et alors que j'allais refuser, Harmonie s'interposa :
-Nous n'avons pas terminé l'évaluation, nous le ferons peut-être si on a encore le temps à la fin du cours.
Elle me fit un clin d'œil en me montrant sa montre, elle semblait avoir tout prévu pour me sortir du pétrin. Et en effet, l'évaluation terminée, la cloche sonna : la pause de midi était arrivée.

Je soupirai alors, je venais d'éviter la catastrophe grâce à ma camarade. Je décidais par la suite d'aller acheter quelque chose à manger à la cafétéria avant de continuer ma journée. Lorsque je rentrais aux dortoirs je trouvais une lettre sous ma porte, une lettre de ma coéquipière d'examen qui me demandait de venir en salle de répétition 2. Je redescendis et la trouvais assise sur la fenêtre à l'extérieur de la pièce.

-Tu n'as pas retouché à ton violon n'est-ce pas ?
Comment le savait-elle ? Au moment où j'allais lui poser la question elle me coupa une nouvelle fois.
-Je ne suis pas devin mais je te l'ai dit, si quelqu'un ne veut pas me parler je mène mon enquête. Et je peux affirmer une chose : tu m'as mentis. Tu ne t'es pas entrainé tout seul, tu n'as joué de ton instrument depuis des mois. Si notre relation était restée la même qu'il y a plusieurs mois, je te dirais que je ne veux pas redoubler parce que tu n'as pas fait ta part de travail mais nous avons changé et je dois bien l'avouer, je suis inquiète pour toi. Depuis que tu es revenu dans la chambre et que tu m'a vu tenir cette photo, tu es devenu plus solitaire. Tu ne parles même plus aux quelques amis que tu avais... c'est comme si nos situations s'étaient inversées.

Elle se retourna et rentra dans la salle avant de soupirer et de me demander :
-Que tu ne veuilles pas parler de tes problèmes je le conçois mais que tu te replis sur toi et refuse la musique... me rends mal à l'aise.

Je détournai le regard, je ne voulais pas la voir dans cet état à cause de moi, pourquoi d'ailleurs ? Pourquoi ressentais-je un sentiment de culpabilité envers Harmonie ? Pourquoi ne supportais-je pas de la voir si malheureuse ? Je ne la connaissais pourtant pas très bien, je n'avais appris à la connaitre que depuis le début d'année, c'est peu.

-J'aimerais que tu m'expliques ce que j'ai fait de mal Antonin...
-Hein ? Non, tu n'as rien fait...
-Pourquoi mens-tu ? Depuis ce jour-là, depuis que tu m'as enlevé la photo des mains tu n'es plus le même... Aurais-je dit quelque chose de mal sans m'en rendre compte ?
-Non... C'est de moi que vient le problème.
-Alors dis-moi ce qu'il y a...s'il te plait, me répondit-elle en prenant mes mains dans les siennes.
-C'est juste que Sophie me manque.
-Sophie ? La jeune fille qui était sur la photo ?
-Hum...
-Ne me dis pas que... elle ne finit pas sa phrase.

Point de vu Harmonie

-J'aimerais que tu m'expliques ce que j'ai fait de mal Antonin...
-Hein ? Non, tu n'as rien fait...
-Pourquoi mens-tu ? Depuis ce jour-là, depuis que tu m'as enlevé la photo des mains tu n'es plus le même... Aurais-je dit quelque chose de mal sans m'en rendre compte ?
-Non... C'est de moi que vient le problème.
-Alors dis-moi ce qu'il y a...s'il te plait, lui déclarai-je en prenant ses mains dans les miennes.
Je remarquais alors la différence de taille, il avait de grandes mains fines et étaient lisses contrairement aux miennes qui avaient subit quelques coupures. Bien sur cela ne m'étonna pas longtemps car une coupure pourrait-être dangereuse pour son jeu au violon et bien qu'il n'y ait plus touché, il continuait d'y faire attention.
-C'est juste que Sophie me manque. Ce fut sa réponse et c'est elle qui me sortit de mes pensées pour me plonger dans d'autres.
-Sophie ? La jeune fille qui était sur la photo ?
-Hum...
-Ne me dis pas que...

Je ne pu finir ma phrase, plusieurs choses venaient à mon esprit. Cette fille était-elle sa petite amie ? L'aimait-il toujours ? Sophie avait disparu ou lui était-il arrivé quelque chose ? A moins qu'ils ne se soient que perdus de vu ? Que représentait cette fille à ses yeux ? C'était la question qui revenait sans cesse devant moi. J'avais lâché les mains d'Antonin et m'étais reculée de quelques pas avant de poser mes mains sur mon cœur et de baisser la tête. D'une voix tremblante, je lui posais la question fatidique :

-Antonin... qui est cette Sophie pour toi ?
Il ne répondit rien sur le coup mais je ne voulais surtout pas voir sa réaction. Je ne savais pas pourquoi je lui avais posé une telle question. Qu'est ce qui m'avait pris ? Pourquoi voulais-je le savoir ? Je n'arrivais pas à mettre un mot sur mes sentiments actuels.
-C'était ma petite amie.
-Était ? Ce qui veut dire...
-Elle est morte il y a des années mais je l'aime toujours. Elle a été persécutée par jalousie et un jour elle s'est suicidée, je n'ai rien vu venir, je n'ai rien remarqué... rien...

Je relevais la tête rapidement. Sophie était morte mais il vivait au passé. Son cœur avait arrêté le temps et d'une certaine manière, il semblait chercher à ce que ce qui s'était passé ne se reproduise pas en restant loin des filles. Je le comprenais maintenant mais pour une raison qui m'était encore inconnue mes larmes vinrent perler mon visage de minuscules gouttes d'eau.
-Hum... je comprends... désolée... mais je dois y aller...

En quittant la salle, je me précipitais dans ma chambre. J'avais laissé mes affaires dans la salle de répétition mais ce n'était pas grave, je les récupérerais plus tard. Pour l'instant tout ce que je voulais c'était me laisser aller aux pleurs. Après être rentrée dans ma chambre je me jetai sur mon lit et pleurai toutes les larmes de mon corps. Je ne me réveillai que lorsqu'on vint toquer à ma porte bien des heures plus tard.
-Harmonie... Tu as oublié tes affaires dans la salle je pensais que tu serais revenue mais il se fait tard alors je te les rapportés.
-Hum... Laisse-les là. Je les prendrais après.
-Tu ne veux pas les prendre maintenant ?
-Laisse-les devant la porte et va-t-en !!!

Il ne répondit rien et j'entendis quelques pas dans le couloir. J'ouvris lentement la porte et récupérais mes affaires ainsi qu'un mot :
« Désolé si je t'ai blessée d'une quelconque manière, ce n'était pas mon but ».
Je me laissais descendre le long de la porte, je comprenais enfin ce que j'éprouvais. C'était un sentiment que j'étais persuadée de ne plus jamais ressentir : l'amour.

Point de vu d'Antonin

-Antonin... qui est cette Sophie pour toi ?
C'était quoi cette question ? Pourquoi me demandait-elle cela ? Qu'est ce que cela pouvait-il bien lui faire ? Je baissais mon regard et sa réaction défensive me fit lui dire la vérité.
-C'était ma petite amie.
-Était ? Ce qui veut dire...
-Elle est morte il y a des années mais je l'aime toujours. Elle a été persécutée par jalousie et un jour elle s'est suicidée, je n'ai rien vu venir, je n'ai rien remarqué... rien...

J'étais mal, j'avais envie de pleurer, elle venait me mettre face à mes problèmes en quelques secondes. Je voulais oublier toute cette peine et puis Harmonie partit rapidement, laissant ses affaires. Elle parlait de manière hachée comme si elle pleurait... Non, ce n'était pas comme si, elle pleurait réellement c'est ce dont je me rendis compte lorsqu'elle franchit la porte.
J'attendis plusieurs heures dans la salle. Elle avait laissé les partitions de nos musiques pour l'examen ainsi que des paroles pour d'autres chansons. Et parmi elle, il y avait une partition de musique qui m'interpella : la Valse numéro 5 de Keiichi Oku.
Pourquoi avait-elle cette mélodie sur elle ? Elle ne jouait par d'un instrument comme le piano à ce que je sache. Les heures défilèrent mais elle ne revint pas, je décidai alors de les lui rapporter dans sa chambre. Ce qui se passa à cet instant me fit mal :
-Harmonie... Tu as oublié tes affaires dans la salle je pensais que tu serais revenue mais il se fait tard alors je te les rapportés.
-Hum... Laisse-les là. Je les prendrais après, me répondit-elle d'une voix faible ce qui m'intrigua.
-Tu ne veux pas les prendre maintenant ?
-Laisse-les devant la porte et va-t-en !!! hurla-t-elle la voix emplie de sanglots.

Je pouvais le sentir de derrière la porte ; je l'avais rendue triste, je ne savais pas comment mais j'étais à l'origine de son mal être j'en étais certain. Je déposais alors son sac et sa veste par terre et écrivit rapidement un mot d'excuses avant de partir de là où je venais.

Le lendemain, il y eut un test de musique. Chaque personne devait jouer un morceau de musique, peut importe ce que c'était. Nous pouvions même l'inventer car elle serait jugée par les étudiants. Personne ne voulait commencer, c'est alors qu'à la surprise générale une demoiselle de la partie chant demanda à aller au piano. Le professeur accepta sans vraiment attendre quoique ce soit et Harmonie monta, avec une feuille dans les mains, ses cheveux attachés en queue de cheval.
La jeune fille s'installa devant le piano et prit une profonde inspiration avant de se mettre à jouer une merveilleuse mélodie aérienne, triste et envoutante à la fois (la Valse n°5). Quand elle eut finit, elle se leva et salua avant de quitter la salle de cours. Je demandais alors à passer comme suivant : tout le monde restait bouche-bée de nos capacités respectives mais surtout de celles d'Harmonie.

A la fin du cours d'histoire de l'art, quelques musiciennes vinrent aborder ma camarade de malheur et lui demandèrent conseil sur leurs propres prestations sans réellement croire qu'elle accepterait, la demoiselle au contraire accepta et leur offrit un grand sourire qu'elle perdit quand elle me vit. Nous avions deux heures de permanence et les jeunes filles avaient choisis ce temps-là pour qu'Harmonie les conseille ; elles n'avaient pas envie de redoubler leur dernière année, elles voulaient à tout prix réussir leur examen final.

Point de vu Harmonie

La journée commença fort avec un contrôle de musique pour les instrumentistes. J'avais prévu de demander à un professeur de m'écouter jouer du piano juste pour avoir une idée de mon niveau sans pour autant vouloir en jouer dans mon futur. Personne ne voulant se présenter, je demandais si je pouvais monter sur scène, ce qu'on ne me refusa pas. Je pris une grande respiration et me mit à jouer la mélodie que j'aimais écouter en ce moment ; à la fin en saluant, aperçu Antonin et ne pouvant lui faire ça, je préférais m'éclipser de la salle de cours. Je revins par la suite pour le cours de l'histoire de l'art au bout duquel, deux groupes de jeunes filles vinrent me demander si je pouvais les conseiller ce que j'acceptais avec joie. De cette manière je verrais moins Antonin, cela devrait faciliter mes rapports avec lui.

A l'heure de la permanence, je suivis mes quatre camarades vers une salle de musique et les écoutaient tour à tour pour le morceau qu'elles avaient choisis de faire. Et puis, je leur donnais mon avis sur leur performance, pour ce qui était de la musique je ne pus faire beaucoup de remarque puisque ce n'était pas mon domaine de prédilection. Toutefois je faisais tout de même de mon mieux en leur disant ce que j'avais ressenti de leur alliance. Pour ce qui était du chant, là je pouvais donner de réel conseil et impression vu que j'y étais à l'aise.
Nous revînmes en classe tout en parlant de chose et d'autres. Je me fis interceptée par une jeune fille à la porte qui me demandait de donner des papiers à un garçon de ma classe, ce que je fis.
-Lomi-san ? Une jeune fille m'a demandé de te donner ceci.
-Ah ? Merci Eclat-san.
Et puis je retournais m'asseoir et prendre mon livre de mathématiques pour étudier. Je n'étais pas à l'aise avec cette matière, je n'avais jamais eu beaucoup de chance. Alors que j'allais commencer, un professeur me demanda à la porte.

-Quoi ? Ce n'est pas possible monsieur, vous devez faire erreur ...
-Je suis désolé mademoiselle Eclat mais la classe trois des premières années a vraiment besoin d'un conseiller pour le concours.
-Mais et mes cours ?
-Tous les autres professeurs seront au courant. Bien évidemment, si vous accepté vous nous soulagerez d'une sacrée épine mais cela veut dire que vous allez devoir passer les deux prochains jours avec la classe trois.
-Je suppose ne pas avoir trop le choix de toute façon. Bon attendez, je prends mes affaires et je vais m'arranger pour les cours, je reviens.

Je retournais à ma table et remballais tout ce qui était sorti le plus rapidement avant de passer entre les tables pour demander aux jeunes filles que j'avais essayé d'aider l'heure d'avant si elles acceptaient de me prendre les cours en leur expliquant la situation. Elles acquiescèrent sans hésiter et me souhaitèrent bonne chance. Je me dépêchais de sortir de la salle et de descendre les étages pour récupérer la classe trois des premières années qui devait être dans sa classe.
Arrivée, tous les élèves firent silence, se demandant ce qui se passait.

-Bonjour, je me nomme Harmonie Eclat, je suis en dernière année au Conservatoire. Votre professeur référent pour le concours a eu un accident récemment et ne sera donc pas en mesure de vous préparer pour le concours. Je le remplacerais donc... J'ai entendu par les professeurs que bien que le concours ai lieu dans trois jours vous n'aviez pas tellement avancé, est-ce vrai ?

Une jeune fille se leva et se présenta : Amélie Delacroix, elle était la déléguée de classe et nous souhaita la bienvenue. Elle me confirma que rien n'avait été fait tout simplement parce que le professeur en charge du concours n'était pas souvent présent et quand il était là, il ne faisait rien, les heures étaient perdues. J'avais donc trois jours devant moi pour transformer cette classe, j'avais beaucoup de travail mais cela ne me faisait pas peur, si j'avais pût réussir à m'entendre avec Antonin et trouver des musiques, je n'aurais aucun problème à former cette classe.

-Harmonie-senpai ? Qu'est-ce qui est arrivé à Franck-sensei ?
-Il a eu un accident de voiture. Maintenant si vous voulez bien rassemblez vos affaires, nous allons commencer votre entrainement.
-Notre entrainement ? me demanda un garçon blond.
-Oui, pour le concours. Allez dépêchez-vous un peu jeunes gens, nous n'avons des mois devant nous, nous n'avons que trois petits jours.

Tout le monde me suivit dans les couloirs, je passais devant les classes des dernières années et me stoppais devant la mienne. J'allais avoir besoin d'un coup de pouce si je voulais y arriver et je n'avais pas trop le choix. Quand le professeur sortit, je rentrai et demandais aux musiciens s'ils pouvaient me donner un petit coup de main en passant à la sortie des cours, aider pour le concours les premières années. Et puis je ressortis et accompagnée des plus jeunes je pris le chemin du gymnase.
Là, je les fis se séparer en deux groupes, les musiciens d'un côté et les chanteurs de l'autre.
-Amélie-san ? Avez-vous choisi une chanson pour le concours ?
-Oui, nous avons choisi The Truth Beneath The Rose de Within Temptation.
-Pardon ? Êtes vous sur d'avoir tous les instruments et de connaitre par cœur les paroles ?
-Et bien, il manquerait un violoniste pour ce qui est des paroles, nous les avons répétés tous les jours depuis des mois. On connait la mélodie par cœur.
-Attendez deux secondes.

Je pris mon ordinateur et cherchait la dite mélodie sur Youtube. En effet, lors de son concert, il y avait énormément de violoniste. Devant moi, j'avais des batistes, bassistes, des violoncellistes, des altistes, des pianistes, des joueurs de cors, des trompettistes et des chanteuses. Comment pouvais-je faire ?
-Bon pour ce qui est du violon, je verrais avec les professeurs, s'il est possible de faire venir quelqu'un d'une autre classe. Pour l'instant commençons, messieurs et mesdemoiselles, pouvez-vous venir vous installez avec votre matériel ici et me faire la musique sans le chant pour le moment ?
Le groupe d'élève se mit en place et je lançais la vidéo puis leur fit signe. D'une oreille j'écoutais la mélodie originelle et de l'autre celle des élèves. Bien que les professeurs m'avaient dis que les élèves n'étaient pas prêts, ils s'étaient entrainés seuls et avaient fait le plus gros du travail. Nous reprîmes plusieurs fois et je faisais signe aux différents groupes pour qu'ils rentrent dans la musique ou s'arrêtent. A la fin de la journée, ils avaient bien avancés. Je m'excusais auprès des jeunes chanteuses pendant que le groupe des musiciens prenait une pause bien méritée. J'en profitais aussi pour savoir si elles avaient toutes appris toutes les appris les paroles ou si un groupe avait été décidé pour faire les chœurs et quelques personnes pour chanter.
-Eh bien, tout le monde connait les paroles mais nous voulions choisir quelques personnes ayant les plus belles voix pour chanter. Mais puisqu'on ne voulait pas avoir de problème le jour du concours au cas où l'une d'entre nous tombe malade, on s'est dit qu'autant que tout le monde connaisse les paroles.
-Je vois, c'est une bonne idée en effet. Vous pouvez chanter la chanson à tour de rôle si vous le souhaitez pour voir où vous en êtes pendant que vais voir le directeur pour savoir comment on fait pour le ou les violonistes.

Je courus alors en direction du bureau du principal mais me fit tirer en arrière dans un recoin de la cour.
-Tu as l'air préoccupée, qu'est-ce qui se passe ?
-Je vais bien, j'ai quelques problèmes de personnels pour le concours, rien qui ne doive t'inquiéter Antonin-kun.
-Tiens... tu réutilises le suffixe-kun. J'ai baissé dans ton estime ?
Je détournais le regard tout en me débarrassant de son emprise pour reprendre mon chemin :
-Je n'ai pas le temps de parler avec toi, il faut que j'aille voir le principal.
Et je repartis.

Point de vu d'Antonin

Harmonie était partie avec les autres pour les aider et puis elles étaient revenues. Par la suite, je l'avais vu du coin de l'œil donner des papiers à l'un de nos camarades avant de retourner à son bureau travailler avant d'aller voir un professeur à la porte et de se dépêcher de rassembler ses affaires avant de partir. Je ne savais pas ce qui se passait mais cela ne me rassurait pas tellement. Et puis je la vis revenir dans la salle demander aux musiciens si certains pouvaient consacrer un peu de temps après les cours pour l'aider pour le concours des premières années dont elle était maintenant en charge pour x raisons. Et elle disparut de nouveau. Si ma camarade avait des problèmes, je me devais de l'aider. A la fin des cours je me dirigeais donc vers le gymnase puisque c'était là qu'ils étaient. Et sur le chemin, je la vis courir vers les bureaux de la direction. Je l'attrapais par le bras et la tirait dans un coin sombre pour qu'on ne nous voit pas.

-Tu as l'air préoccupée, qu'est-ce qui se passe ?
-Je vais bien, j'ai quelques problèmes de personnels pour le concours, rien qui ne doive t'inquiéter Antonin-kun.
-Tiens... tu réutilises le suffixe-kun. J'ai baissé dans ton estime ?
-Je n'ai pas le temps de parler avec toi, il faut que j'aille voir le principal.

Elle s'était dégagée de ma prise et était repartie. Mais elle avait esquivée ma question, j'avais fait quelque chose qui l'avait perturbée je le sentais bien, elle m'évitait le plus possible. Je ne voulais pas la rendre malheureuse, au contraire, je voulais qu'elle soit heureuse... C'est alors que je réalisais quelque chose, j'avais dit que j'aimais toujours Sophie et pourtant tout comme à l'époque j'avais voulu rendre heureuse la jeune fille, je reproduisais la même chose avec Harmonie. Bien évidemment, elle était différente des autres, elle était mystérieuse tout en me ressemblant mais je n'aurais jamais cru que cela soit possible que je tombe amoureux de quelqu'un d'autre.
Et puis ses larmes hantaient mon esprit, en disant que j'aimais Sophie, je l'avais blessée... peut-être qu'elle avait lu en moi sans que je m'en rende compte.

Je me dirigeais vers le gymnase où je découvrais des élèves fatigués. Je leur proposais alors d'écouter un air de musique. Et tout le monde fut surpris par mon habilité, on me demanda de jouer certains morceaux. Et sur le dernier morceau que je jouais, nous eûmes la surprise et le plaisir d'entendre une douce voix me rejoindre. Sans même ouvrir les yeux, je pouvais dire qu'il s'agissait d'Harmonie, elle devait seulement revenir du bureau du principal.
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Harmonie
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Mer 14 Aoû - 18:57


Point de vu d'Harmonie

J'étais repartie pour le bureau du principal auquel j'exposais mon problème, je voulais demander à quelqu'un d'une autre classe de le faire à une première année de préférence pour que cela ne soit pas trop de la triche. Je devais avouer que cette personne risquait de galérer beaucoup vu qu'elle devrait pouvoir jouer une musique assez compliqué en à peine deux jours. Le proviseur comprit ma demande et accepta que je prenne n'importe quelle personne du conservatoire : de n'importe quelle classe même des troisièmes années.

Je retournais au gymnase et la vision que j'y eu me réconforta. Antonin tenait son violon et en jouait, il n'avait rien perdu de sa dextérité. Il entama l'une de nos mélodies pour l'examen et je le rejoignis en chantant. J'étais restée à la porte et avais fermé les yeux. Et puis je m'avançais vers lui, je voulais le prendre dans mes bras, lui faire comprendre ce que je ressentais mais je n'en fis rien et me positionnai juste à côté de lui.

Quand nous eûmes terminés, je rouvris les yeux et des applaudissements se firent entendre. Antonin ne me regarda pas, il allait vers un côté de la salle quand j'annonçais aux élèves que nous avions le droit de recruter un ou plusieurs violonistes à l'intérieur du conservatoire quelque soit sa classe. Je regardai du coin de l'œil Antonin, allait-il me proposer son aide sans que je la lui demande ? Je ne savais pas trop quoi penser.
Je demandais alors si quelqu'un connaissait un joueur de violon, tout le monde me désigna du doigt Antonin, je le regardais inquiète de sa réaction.
-Antonin-kun, acceptes-tu de faire parti de ce groupe pour les trois prochains jours ? Je sais que nous avons l'examen final à préparer cette année mais cette classe à son concours dans trois jours, après tu seras libre, promis. J'attendais anxieuse sa réponse.
-Si tu accepte ma présence, alors oui je veux bien participer à ce projet.

J'acquiesçais de la tête, avec lui dans le groupe, cela allait mettre d'une grande aide et puis je pourrais passer plus de temps avec lui. C'est alors que je réalisais ce que je venais de penser, ce n'était pas du tout une bonne chose, je ne devais pas être proche de lui tant qu'il ne s'était pas libéré du passé. Je regardais ma montre, il se faisait tard, je demandais aux étudiants de première année de rentrer, j'allais me charger du rangement. J'attendis qu'ils partent tous pour commencer le rangement et j’eus l'aide de mon camarade. Quand j’eus fini et que j'allais lui passer devant sans rien dire en franchissant la porte, il me rattrapa par le bras et me ramena à l'intérieur contre lui. Il me tenait serrer dans ses bras sans bouger avant de le sentir me relâcher un peu et de me demander :
-Harmonie, j'ai besoin de savoir... Qui suis-je pour toi ?
Je relevais la tête et le regardais tristement.

-Nous n'avons pas les mêmes sentiments Antonin... Toi, tu vis dans le passé en aimant Sophie...
-Non, c'est ce que je croyais aussi mais c'est faux.

Je le vis se rapprocher de moi avant de m'embrasser. Rêvais-je ? Si c'était un rêve, je ne voulais pas qu'on me réveille. Je répondis à son étreinte et à son baiser ; quand nos lèvres se séparèrent j'allai les chercher une nouvelle fois. Je ne voulais pas que cela s'arrête mais Antonin nous recula quelque peu l'un de l'autre avant de me dire :
-Harmonie, je t'aime... Même si j'ai mis beaucoup de temps à m'en rendre compte. Veux-tu sortir avec moi ?
-Oui... moi aussi je t'aime.
Et nous nous embrassâmes intensément. Quand je me reculais, je n'y croyais toujours pas. Il y avait encore quelques jours, je n'avais pas mis de nom sur mes sentiments pour Antonin et là il m'embrassait.

Nous nous mîmes d'accord sur le fait qu'il fallait rentrer, en arrivant aux dortoirs, nous partîmes directement pour la salle de répétition où nous revîmes les deux premières chansons que nous avions déjà fait : Je penserais toujours à toi et Yuuki no Uta du duo Ikuto et Amu.

Point de vu d'Antonin

Harmonie était revenue et avait accompagné ma mélodie de sa douce voix, je sentais mon cœur s'apaiser en cet instant. J'avais déjà ressenti cela, je me sentais en harmonie avec elle quand nous faisions de la musique. Quand nous nous arrêtâmes, je parti pour un coin de la pièce, je ne voulais pas la déranger pendant qu'elle travaillait, cela n'aurait pas été poli et puis ils n'avaient que quelques jours devant eux à ce que j'avais compris. Ce n'était pas le moment de lui parler de ce que j'éprouvais, j'allais attendre là et lui parler plus tard. Soudain, j’aperçus tout le monde qui me désignait du doigt et Harmonie qui me regardait timidement.

-Antonin-kun, acceptes-tu de faire parti de ce groupe pour les trois prochains jours ? Je sais que nous avons l'examen final à préparer cette année mais cette classe à son concours dans trois jours, après tu seras libre, promis.
-Si tu accepte ma présence, alors oui je veux bien participer à ce projet. répondis-je lui souriant tendrement.

Elle acquiesça de la tête avant de renvoyer tous les élèves, il se faisait tard en effet, je la vis ranger le matériel utilisé et me mis à l'aider pour aller plus vite. Quand j’eus fini je me postai à la porte et l'attendais pour rentrer ensemble mais quand je me rendis compte qu'elle allait passer près de moi sans m'adresser la parole, mon cœur se stoppa net. J'attrapai son bras et la tirai contre moi à l'intérieur du gymnase pour la prendre sans mes bras. Sa présence réconfortait et réchauffait mon être, si elle était là je n'avais rien à craindre du monde. C'est alors que je me reculais d'elle pour lui demander :
Harmonie, j'ai besoin de savoir... Qui suis-je pour toi ?

Elle me regarda tristement, j'avais peur de sa réponse. J'étais sur qu'elle allait me repousser mais son attitude ce soir-là me laissait un peu d'espoir.
-Nous n'avons pas les mêmes sentiments Antonin... Toi, tu vis dans le passé en aimant Sophie...
-Non, c'est ce que je croyais aussi mais c'est faux.
Quand elle commença je me sentais mal mais quand j'entendis la suite de sa phrase, je ne pus me retenir de la couper et de lui dire la vérité. J'étais si heureux de savoir qu'elle partageait les mêmes sentiments que je ne pensais plus à ce qui s'était passé avec Sophie.

Je rapprochais alors mon visage du sien et l'embrassais. Elle m'étreignait à son tour tout en répondant à mon baiser. Quand nous nous séparâmes la première fois, j'eu la surprise et le grand plaisir de la voir venir les rechercher. Je me sentais si bien avec Harmonie dans les bras mais j'eu le sentiment qu'il fallait que je fasse les choses correctement. Je lui déclarais alors :
-Harmonie, je t'aime... Même si j'ai mis beaucoup de temps à m'en rendre compte. Veux-tu sortir avec moi ?
-Oui... moi aussi je t'aime.
Et nous nous embrassâmes de façon plus tendre encore que les fois précédentes.

Par la suite, nous allâmes dans la salle de répétition de l'internat. Là-bas nous révisâmes à fond deux de nos trois chansons. Il fallait que je me remette à flots et Harmonie m'aida le plus qu'elle put.

Le lendemain matin, de bonne heure, nous nous retrouvâmes au gymnase, Harmonie était déjà à l'ouvrage quand j'arrivais. Elle installait les chaises pour les musiciens, quand j’eus fini de l'aider, je la vis réfléchir devant plusieurs feuilles. Je m'installais derrière elle et la tenait par la taille tout en regardant par-dessus son épaule.
-Des plans ?
-Hum... Je les ai dessiné hier après-midi et hier soir. J'ai essayé de retrouver la même place que sur le vidéo que j'ai vu sur Youtube mais...
-Quoi ?
-Les chanteuses me posent problèmes. Elles ont toutes appris les paroles et c'est un avantage certain mais du coup j'ai pas envie de les séparer et d'en mettre certaines devant. Mais du coup je sais pas comment faire pour distinguer les chœurs des personnes qui chantent.
-Tu leur as fait passer un test pour savoir qui chante le mieux ?
-Non et j'en ai pas le courage à dire vrai.

Peu de temps après, tous les élèves de classe arrivèrent en même temps et nous saluèrent.
-Harmonie-senpai, Antonin-senpai bonjour. Comment allez-vous ? nous demanda la déléguée de classe.
-Je pense que nous sommes tous les deux fatigués mais nous nous en sortirons. Nous allons vous placer alors si vous plait commençons le travail.
-Tu es le plus fatigué de nous deux Antonin, tu as du te coucher tard pour maitriser la partition.
-Vous voulez dire qu'Antonin-senpai a appris la partition en une nuit Harmonie-senpai ? demanda un des musiciens.
-C'est exactement ça à quelques notes près, déclara-t-elle. Vous en serez également capable plus vous travaillerez dur. continua-t-elle tout en me souriant.

Tout le monde s'installa à sa place et nous commençâmes à réviser. A midi, nous fîmes une pause et certaines filles de notre classe vinrent voir Harmonie pour qu'elle les aide à s'améliorer. La jeune fille accepta, elle resta debout à écouter nos camarades pendant leur prestation. Les élèves de première année regardait et écoutait attentivement la scène. Après une heure, j'allai les voir et demandai à Harmonie de faire une pause pour aller manger, je prendrai le relai pendant le temps qui restait mais elle refusa pour n'en faire qu'à sa tête. Les jeunes filles la remercièrent et lui assurèrent qu'elles prenaient des notes complètes pour nous deux.
Et tout le monde allait reprendre sa place alors que nos camarades n'étaient pas encore parties qu'Harmonie prit le groupe de chanteuses à part pour les séparer, il y avait des jeunes filles qui chantaient la chanson en entier contrairement aux autres, elle les amena devant le groupe.
-Comment elle a fait pour s'en apercevoir alors qu'elle doit regarder le groupe en intégralité ? me demanda la jeune pianiste du groupe.
-Elle a une ouïe très développée.

Les élèves semblaient fascinés par elle et ils avaient raison de l'être. Harmonie était fantastique et j'avais beaucoup de chance de l'avoir comme partenaire de scène mais aussi en amour. La demoiselle donna un dernier conseil à l'une des chanteuses, chanter plus aiguë, il arrivait qu'elle soit trop en dessous des autres. Par la suite, ma compagne s'assit sur une chaise et mangea son sandwich tout en écoutant et stoppant dès que notre mélodie ne collait pas avec l'original. Le but de ce concours était différent de tous les autres car nous devions présenter une œuvre et faire le plus proche de l'original sans l'interpréter à notre manière.
A la pause de l'après-midi je demandai à Harmonie d'aller faire une sieste, le plus dur n'était pas de jouer mais de rester tout le temps concentrer et je la voyais bien à bout. Elle ne voulut pas et me tint tête mais elle finit par chanceler et tomber. Je la rattrapai et la portai dans mes bras vers un coin de la salle, nous la laisserions se reposer pendant une heure et elle reprendrait son rôle.
Un élève me demanda alors si cela faisait longtemps que je la connaissais.
-Je ne la connais réellement que depuis le début d'année bien que nous soyons dans la même classe depuis trois ans. Mais il nous est arrivé tellement de chose ces derniers mois que c'est comme si on se connaissait depuis des années.
-Antonin-senpai, vous devriez-vous aussi vous reposer un peu. On travaillera tous seuls, on a l'habitude...
-Je ne crois pas non. Si Harmonie a finalement cédé à la fatigue c'est parce qu'elle savait que j'allai vous faire travailler, donc au boulot, nous reprenons. J'attrapais mon violon et me remit à ma place.

Nous continuâmes de travailler ainsi pendant un long moment.

Point de vu Harmonie

Ma nuit avait été courte, j'avais travaillée avec Antonin sur la partition jusqu'à tard dans la nuit pour l'aider à l'apprendre en lui lisant les notes pour qu'il les retienne plus rapidement. Et puis, une fois rentrée dans ma chambre, je me mis à faire des croquis de l'espace. Comment les personnes allaient-elles se positionner ? J’eus plusieurs idées et je fini par m'endormir sur mon bureau.
Je me réveillai quelques heures plus tard et me dépêchais d'aller au gymnase pour préparer le matériel. Je voulais que tout soit prêt pour les élèves, je ne devais pas les fatiguer plus qu'ils ne pouvaient l'être et puis Antonin devait aussi se reposer le plus possible. Il me retrouva à terminer l'installation avant de me faire un câlin par derrière et de regarder les croquis tout en essayant de m'aider pour savoir ce qui serait le mieux.

Et puis les premières années menées par Amélie arrivèrent et nous saluèrent.
-Harmonie-senpai, Antonin-senpai bonjour. Comment allez-vous ? nous demanda la déléguée de classe.
-Je pense que nous sommes tous les deux fatigués mais nous nous en sortirons. Nous allons vous placer alors si vous plait commençons le travail, déclara aussitôt Antonin.
-Tu es le plus fatigué de nous deux Antonin, tu as du te coucher tard pour maitriser la partition, dis-je aussitôt.
-Vous voulez dire qu'Antonin-senpai a appris la partition en une nuit Harmonie-senpai ? demanda un des musiciens.
-C'est exactement ça à quelques notes près, déclarai-je sans laisser le temps à Antonin de répondre quoi que ce soit avant de continuer avec un : Vous en serez également capable plus vous travaillerez dur.

Tout le monde s'installa à sa place et nous commençâmes à réviser. A midi, nous fîmes une pause et certaines filles de notre classe vinrent me voir pour les aider à progresser. Ni une, ni deux, j'acceptais leur demande et restai debout à les écouter avec beaucoup de concentration. Après une heure, Antonin vint nous voir et voulut que je fasse une pause pour aller manger, mais je refusais catégoriquement son offre. Quand les filles partirent, elles me remercièrent en assurant qu'elles prenaient nos cours avec le plus grand soin.
Je pris le groupe des chanteuses à part alors que les musiciens se mettaient en place et les amenais devant le groupe. Je leur donnai un dernier conseil à l'une des chanteuses avant d'aller m'asseoir sur une chaise et de manger mon sandwich tout en écoutant les élèves et les arrêtant quand ils s'écartaient trop de la mélodie.
Antonin voulut absolument faire une pause dans l'après-midi et me demanda d'aller faire une petite sieste mais encore une fois, je repoussais sa proposition avant de me lever pour lui montrer que tout allait bien et finir par chanceler et tomber. La fatigue venait de me rattraper mais je ne luttais pas et me laissai guider par Morphée, je savais qu'Antonin allait les faire travailler, je n'étais donc pas inquiète.

Quand je me réveillais, l'après-midi était bien avancée, j'avais repris des forces et retournais dans la salle. Encore une journée de répétition et après ce serait le concours, ils devaient être prêts le jour J et ne pas avoir peur. Ce serait à nous de les y préparer. Quand j'arrivais, ils terminaient la chanson. Antonin leur laissa cinq minutes de répits durant lesquelles il vint me voir pour savoir si j'avais assez dormi. J'acquiesçai et lui fis un bisou sur la joue avant d'aller parler aux jeunes.
-Je vous demanderais demain d'arriver avec vos affaires pour le concours.
-Mais on a rien décidé.
-Pardon ?! C'est l'une des premières choses que vous auriez du faire !!! Mesdemoiselles : chemises blanches et jupe noire qui arrive un peu au-dessus du genou. Pour celles qui sont musiciennes, vous vous habillerez comme vos camarades masculins, c'est à dire chemise blanches, veste noire de préférence en tissu et pantalon en noir. Pour ce qui est des cheveux, les musiciennes aux longs cheveux, vous me ferez le plaisir d'en faire un chignon ou queue de cheval, pour les chanteuses, je verrais moi-même demain. Avez-vous tous cela ? Vérifiez dès que vous rentrer s'il manque quelque chose à quelqu'un, voyez entre vous si vous pouvez vous prêter des affaires sinon vous m'enverrez un mail avec vos dimensions. Sommes-nous d'accord ?
-Oui, Harmonie-senpai, déclaraient-ils tous en chœur.

Et puis je les laissais partir. Demain serait la dernière journée de répétition, je ne devais pas trop les pousser sinon, ils n'auraient plus de force. Je regardais Antonin avant de partir dans l'arrière salle et de mettre en route mon lecteur CD de mélodie de Within Temptation et lançai la première piste : Ice Queen. J'avais essayé de quitter la salle pour aller m'entrainer le plus discrètement possible mais cela n'avait pas été le cas. Je prenais plaisir à chanter sans me rendre compte que quelqu'un avait rouvert la porte insonorisée et s'était installé à l'embrasure pour me regarder. Quand la piste fut terminée j'enchainais avec la suivante : In the middle of the night.
Quand j’eus fini j’eus la surprise d'être applaudie par beaucoup de personne ; je remarquais que tous les élèves étaient restés ainsi qu'Antonin et plusieurs personnes de dernières années. Le garçon que j'aimais me regarda tendrement et mon incompréhension s'envola.

Point de vu d'Antonin

Par la suite, je vis Harmonie revenir vers le groupe, elle s'était reposée et cela se voyait. Je laissais donc cinq minutes de pause aux jeunes et en profitais pour aller demander à Harmonie si tout allait bien. Elle acquiesça avant de déposer un bisou sur ma joue et de me laisser pour aller vers les élèves auxquels elle parlait. Je la regardais un moment en pensant qu'elle était la muse de la musique descendu parmi nous. Sa conversation me ramena u moment présent.
-Je vous demanderais demain d'arriver avec vos affaires pour le concours.
-Mais on a rien décidé.
-Pardon ?! C'est l'une des premières choses que vous auriez du faire !!! Mesdemoiselles : chemises blanches et jupe noire qui arrive un peu au-dessus du genou. Pour celles qui sont musiciennes, vous vous habillerez comme vos camarades masculins, c'est à dire chemise blanches, veste noire de préférence en tissu et pantalon en noir. Pour ce qui est des cheveux, les musiciennes aux longs cheveux, vous me ferez le plaisir d'en faire un chignon ou queue de cheval, pour les chanteuses, je verrais moi-même demain. Avez-vous tous cela ? Vérifiez dès que vous rentrer s'il manque quelque chose à quelqu'un, voyez entre vous si vous pouvez vous prêter des affaires sinon vous m'enverrez un mail avec vos dimensions. Sommes-nous d'accord ?
-Oui, Harmonie-senpai, dirent-ils en même temps.

Je savais déjà que j'avais dans ma chambre ce qu'elle demandait, ce qui m'embêtait était le fait qu'elle ne monterait pas sur scène ce jour-là. Elle resterait dans l'ombre et nous encouragerait depuis sa place. Et puis elle les laissa partir sans rien ranger, elle alla dans l'arrière salle, je la suivis silencieusement et la vis mettre un CD et commencer à chanter, j'ouvris la porte entièrement sans qu'elle le remarque et fis signe aux première années, qui cherchaient d'où venait la voix, de se rapprocher. Elle enchaina de la sorte deux chansons et moi, j'étais à la porte et la regardais calmement, elle entrainait sa voix aussi souvent que possible avec des chansons parfois facile et parfois difficile.
A la fin de sa seconde chanson, un élève puis un autre, entrainant ainsi tout le monde, se mit à l'applaudir ce qui attira son attention et une expression d'incompréhension laissa vite place à un sourire timide sur son visage tandis que je posais un regard bienveillant sur elle.

Et puis tout le monde partit, Harmonie rangea le matériel avant de revenir dans la salle où je l'attendais.
-Je vais entrainer ma voix alors tu peux rentrer si tu veux, me déclara-t-elle tristement.
Pour toute réponse, je me levai et l'enlaça pendant peu de temps mais ce qui sembla être une éternité pour nous deux.
-Je ne vais certainement pas partir et te laisser seule derrière moi à travailler. Le concours est dans deux jours et il me reste des points de la mélodie sur lesquels j'ai du mal...
Je l'avais reculée un peu pour la regarder dans les yeux, j'arquais un sourcil pour l'interroger. Pouvions-nous travailler sur la même mélodie ? Elle me souri avant de venir apposer ses lèvres aux miennes.
Nous revînmes dans le gymnase et commencèrent la chanson du concours, Harmonie lança le CD et je commençais le premier avec le violon, Harmonie s'occuperait du solo. J'étais face à elle et pouvais voir l'extérieur où se regroupaient des personnes pour nous écouter. C'est là que me vint l'idée de prendre cette chanson pour dernière chanson pour l'examen de fin d'année au lieu de l'Ave Maria. Du coup, je me déconcentrais et Harmonie le ressentit car elle s'arrêta avant de stopper la musique.
-Qu'est ce qu'il y a ? Tu ne t'es jamais trompé sur ce passage depuis ce matin.
-Désolé, je pensais à autre chose. Je me disais qu'on aurait put prendre cette musique au lieu de l'Ave Maria. Je sais que tu es attachée à l'Ave mais puisqu'on s'entraine sur celle-là pour aider, nous pourrions l'utiliser non ?
-Il faudrait demander si on peut utiliser un fond sonore du coup. L'Ave est une musique importante mais celle-ci l'est encore plus.
-Hein ?
-C'est grâce à cette chanson que l'on est ensemble.

Sans vraiment m'en rendre compte, j'avais posé mon violon et l'avais prise dans mes bras. Je ne voulais plus la laisser partir. Ma compagne me rendit mon étreinte et vint mettre son nez dans mon cou, je sentis son souffle lent et paisible sur ma peau. J'avais envie que le temps s'arrête pour que l'on puisse rester dans cette position mais elle finit par me relâcher pour me dire qu'il fallait que l'on reprenne l'entrainement. Nous n'avions pas le temps de nous reposer, je le savais et c'est pour cela que je ne la retins pas plus longtemps. Harmonie remit la mélodie dès le début et nous recommençâmes comme ceci pendant quelques heures. Nous ne nous arrêtâmes que lorsqu'un professeur passa près du gymnase et nous ordonna de quitter le lycée car il allait fermer, je remis mon violon dans son étui et Harmonie récupéra son CD. On laissa le matériel tel quel et récupérâmes nos sacs avant de refermer à clé le gymnase et de partir pour l'internat.

Point de vu Harmonie

J'attendis que tout le monde soit partit pour ranger le matériel avant de retourner dans l'arrière salle où Antonin attendait assis sur une table. J'avais besoin de m'entrainer au chant, je voulais rester à chanter mais je ne voulais pas qu'Antonin reste à m'attendre, il devait être fatigué, je souhaitais qu'il se repose le plus possible au vu des circonstances. C'est pourquoi je lui déclarais :
-Je vais entrainer ma voix alors tu peux rentrer si tu veux.
Mais voilà, pour réponse il me serrait dans ses bras tout en me répondant :
-Je ne vais certainement pas partir et te laisser seule derrière moi à travailler. Le concours est dans deux jours et il me reste des points de la mélodie sur lesquels j'ai du mal...
Il s'était détaché pour plonger son regard dans le mien de manière interrogatrice. Que pouvais-je répondre à ceci ? Je me sentais si bien avec lui, je lui souri timidement comme façon d'accepter.

Nous retournâmes alors dans la pièce principale et attendant qu'Antonin prenne son violon, je préparais la piste du CD à mettre. Après un petit moment, Antonin fit une fausse note, ce que je remarquais rapidement. Je stoppais alors le lecteur cd et lui demandais :
-Qu'est ce qu'il y a ? Tu ne t'es jamais trompé sur ce passage depuis ce matin.
-Désolé, je pensais à autre chose. Je me disais qu'on aurait put prendre cette musique au lieu de l'Ave Maria. Je sais que tu es attachée à l'Ave mais puisqu'on s'entraine sur celle-là pour aider, nous pourrions l'utiliser non ?
-Il faudrait demander si on peut utiliser un fond sonore du coup. L'Ave est une musique importante pour moi c'est vrai mais celle-ci l'est encore plus.
-Hein ?
-C'est grâce à cette chanson que l'on est ensemble.

Ma réponse avait dût le toucher car il m'avait prise dans les bras d'une manière qui voulait dire « je t'aime tant », j'avais bien sur envie de rester là, près de lui mais nous ne pouvions pas nous permettre ce luxe, je le fis me lâcher pour que l'on reprenne l'entrainement jusqu'à ce qu'un professeur nous informe que le conservatoire allait fermer d'ici peu. Nous attrapâmes nos affaires avant de quitter le gymnase, le fermer à clé et de partir en direction de l'internat.
Sur le chemin, ma main fit plusieurs aller-retour entre sa main et mon corps et ce fut la dernière fois que j'essayais de la lui prendre qu'il me la tendit. Un petit sourire apparut sur mon visage tout comme sur le sien. Je saisis donc sa main et me rapprochai de son corps.

Le lendemain, j'arrivais au conservatoire dès son ouverture et avec mes écouteurs dans les oreilles je me mettais au travail, les chaises installés ainsi que les micros que j'avais réussi à avoir auprès de certains élèves, j'étais allée chercher des cintres pour les affaires des élèves. On m'avait envoyé quelques mails pour me prévenir que certaines personnes n'avaient pas ce qu'il fallait alors j'avais travaillé sur la couture pendant qu'Antonin prenait une douche dans sa chambre. Nous avions décidé de passer la soirée ensemble sans travailler et quand il ressortit, je finissais la couture d'une chemise. Mon compagnon avait sortit ses affaires de l'armoire et les avait mises dans un sac protégeant de la poussière avec son nom dessus. Il me restait deux vestes à faire pour des demoiselles, Antonin s'était alors assit derrière moi et avait posé sa tête sur mon épaule pendant que je cousais les tissus ensemble. Le tout terminé, il était dans les environs de 23 heures, Antonin dormait déjà dans son lit. J'avais accroché mes créations à des cintres sous d'autres sacs anti-poussière et m'était couchée contre mon amour.
Ce matin, j'avais éteint rapidement mon réveil pour qu'Antonin puisse dormir plus longtemps. En revenant au gymnase je trouvais Antonin à la porte.

-Tu aurais dû me réveiller ce matin.
-Je préférais te laisser dormir le plus possible.
-Harmo... Combien d'heures as-tu dormi cette nuit ?
-Je sais pas, six ou sept heures pourquoi ?
-Ce soir je veille à ce que tu dormes en même temps que moi.
-Demain c'est le concours, alors je ne pense pas dormir dans la même chambre que toi. J'ai déjà eu beaucoup de chance que la concierge me couvre auprès de la surveillante du dortoir des filles. Et puis j'ai encore beaucoup de choses à faire mais au lieu de parler, vient m'aider à marquer les noms des élèves sur ces cintres.
Une fois fait, les élèves arrivèrent d'un coup. Je leur demandais d'aller s'habiller, les filles resteraient dans la grande salle tandis que les garçons moins nombreux iraient dans l'arrière pièce. J'aidais ces demoiselles à s'habiller et pour celles dont j'avais conçu les habits je vérifiais si je devais les reprendre. Tout allait bien, tout le monde était parfait. Nous commençâmes alors les répétitions que j'allais faire moins dures que les jours précédents sauf pour Antonin. Dans la matinée je leur fit faire une pause pendant laquelle je partis téléphoner à la direction pour savoir l'horaire du bus le lendemain.
A midi, je les fis se changer pendant qu'ils mangeaient, je ne voulais pas qu'ils se tâchent, à une journée près cela aurait été vraiment bête et puis nous nous arrêtâmes en milieu d'après-midi. J'attrapais les cintres et les tendis à chacun d'entre eux, leur déclarant de mettre leurs affaires dessus, nous les laisserions ici au gymnase et ils les récupéreraient demain matin dans les loges prévues à l'opéra de la ville voisine.

Point de vu Antonin

J'avais pris une douche et m'étais endormi bien avant que mon amoureuse ne vienne me rejoindre dans mon lit. Le lendemain en me réveillant, elle n'était déjà plus là, lorsque je fus arrivé au conservatoire je l'attendis à la porte du gymnase puisqu'elle ne semblait pas être à l'intérieur. Nous eûmes une brève discussion car elle en mit fin en me demandant de l'aider à mettre des noms sur les cintres.
Tout le monde habillé, nous répétâmes calmement et Harmonie fit souvent des pauses. Au milieu de l'après-midi elle nous arrêta et ordonna que l'on laisse nos affaires ici sur les cintres près à cet effet, nous les récupérions le lendemain juste avant le spectacle.

Notre soirée fut assez simple, j'étais venu dans sa chambre et la regardais préparer un sac avec des bandages et pansements, des flacons avec des jus pour la voix tout comme d'autres médicaments, des chouchous pour les filles qui les oublieraient. Une trousse de maquillage déjà dans son sac et une robe courte avec un béret pendaient à un cintre derrière sa porte.

Et puis je retournais dans ma chambre où je me couchais. Nous avions rendez-vous à neuf heures devant le conservatoire mais j'étais certain qu'Harmonie y serait bien évidemment. Je m'endormis rapidement et me réveillais à huit heures le lendemain, j'avalais un petit déjeuner et partit pour le conservatoire. Lorsque j'arrivais il était neuf heures moins dix, tous les élèves étaient déjà là ainsi qu'Harmonie et nombreux sacs. Lorsque le bus arriva, j'aidais mon amante à tout mettre dans les soutes, les sacs isothermes contenaient nos déjeuners, nos étalâmes nos affaires soigneusement et démontâmes le porte-cintres roulant avant de monter en derniers dans le bus. Harmonie fit alors l'appel pour vérifier qu'il ne manquait personne et puis nous nous mîmes à rouler, je la rattrapais alors qu'elle allait tomber en la faisant tomber de mon côté sur le siège.
Harmonie s'endormit aussitôt assise, la tête posée sur mon épaule ; les élèves derrière nous se levèrent pour me dire qu'ils pensaient que nous faisions un couple très heureux et très beau.

Lorsque nous arrivâmes, il était onze heures du matin, Harmonie s'était réveillée sur les coups de dix et demi et était passée voir si tout le monde allait bien, si personne n'avait de mal de gorge où autres blessure. Enfin, après être descendus du bus et avoir tout récupéré, ma camarade me donna les sacs de nourriture et confia les élèves à la déléguée de classe et à moi-même. Nous la revîmes sans le porte-cintre et avec une feuille dans les mains. C'était le déroulement de la journée, nous passerions en dernière position mais Harmonie semblait inquiète. Je sus alors assez rapidement ce qui la préoccupait autant et lui déclarais :
-Ils auraient pû nous le dire.
-Les professeurs étaient tous au courant, je suis la seule à ne pas l'avoir été. Je vais faire ce que je peux.
-Tu seras formidable comme d'habitude.

Nous avalâmes notre déjeuner avant d'aller dans nos vestiaires où Harmonie nous fit passer les affaires des garçons par la porte avant de retourner s'occuper des filles. Quand tout le monde fut prêt, on se retrouva dans le couloir, toutes les demoiselles étaient maquillées parfaitement et quand Harmonie sortit une feuille à la main, je pus sentir qu'elle stressait. Plusieurs élèves voulurent lui parler mais elle avait ses écouteurs sur les oreilles et ses yeux avaient perdus leur vivacité, nous avions l'impression qu'elle récitait quelque chose et tous les élèves furent surpris lorsqu'elle passa devant eux sans rien dire. Arrivée à mon hauteur, elle se stoppa avant de dire :
-Tout ira bien !
Les élèves répondirent en chœur que oui mais je savais que si elle l'avait dit c'était pour se persuadée elle-même que tout irait bien pour sa propre performance. Les premières années voulurent la suivre mais je leur fis faire demi-tour, leur déclarant que nous devions aller de l'autre côté de la scène, donc de l'autre côté d'où Harmonie partait. Et lorsque la cérémonie commença, le premier juge expliqua que les conseillers allaient passer les uns après les autres selon l'ordre de leur groupe avant la compétition en elle-même. Tous mes compagnons furent surpris et des murmures passèrent avant que je ne dise d'une voix assez forte :
-ça suffit ! Ne pensez à rien pour le moment et ne pensez à rien d'autre qu'à vous amusez comme lors de l'entrainement quand vous serez sur scène !

Et puis nous attendîmes le début, nous étions dix classes à passer, les neufs premiers conseillers étaient tous doués, ce n'était pas pour rien qu'ils étaient devenus professeurs, certains faisaient du chant, d'autres jouaient d'un instrument et puis ce fut le tour d'Harmonie.

Point de vu Harmonie

J'avais préparé mon sac avec minutie ainsi que mes affaires pour le lendemain. Quand Antonin retourna à sa chambre, je me mis sous les couvertures et le lendemain à sept heures j'étais debout. Habillée et avec mon sac, je pris rapidement mon petit déjeuner pour me dépêcher de rejoindre le conservatoire. J'y retrouvais le directeur qui me fournit un porte cintre roulant et les pique-nique pour tout le monde. Il m'avait dit que toute notre classe ainsi que les professeurs et lui-même viendraient plus tard assister à notre représentation.
Quand tout le monde fut arrivé ainsi que le bus, nous installâmes le tout dans la soute avant de rejoindre les élèves et de faire l'appel. Après être parti, je m'endormis rapidement, me servant d'Antonin comme d'un oreiller.

Lorsque nous fûmes arrivés, je me dirigeais avec les affaires dans l'opéra pour les déposer dans les loges associées à notre établissement. Et en ressortant j'assistais à une réunion avec tous les autres conseillers qui étaient, eux, des professeurs. Je me sentais devenir nerveuse. On me remit alors le déroulé de l'après-midi, toutes les écoles passeraient les unes après les autres après la cérémonie d'ouverture qui ne serait rien de plus que le défilé des conseillers chantant une musique. En arrivant à mon groupe, je leur annonçais quand ils devraient passés mais me gardai bien de leur dire que j'allais devoir chanter une chanson pour ouvrir la cérémonie.
J'attrapais mon baladeur et passais en revue toutes les chansons avant de tomber sur une que j'adorais depuis avoir vu le dessin animé, je la fis écouter à Antonin et lui demandai ce qu'il en pensait avant de lui montrer le haut de la feuille. Il me parla alors à voix basse :
-Ils auraient pû nous le dire.
-Les professeurs étaient tous au courant, je suis la seule à ne pas l'avoir été. Je vais faire ce que je peux.
-Tu seras formidable comme d'habitude.

Et puis nous mangeâmes pour ensuite nous préparer. Je n'avais pas arrêté d'écouter la même mélodie en boucle pendant que je préparais les élèves et maquillais les premières années. Quand elles furent prêtes, nous sortîmes, moi, étant la dernière. Je me dirigeais vers l'exact opposé d'où devait aller mes juniors et Antonin. Le stress m'envahissait, je n'étais plus capable de me respirer calmement et arrivée à hauteur de mon amoureux je déclarais :
-Tout ira bien... n'est-ce pas ? rajoutais-je à voix basse.
Il acquiesça et je partis de l'autre côté de la scène où je retrouvais les autres professeurs qui semblaient certains de gagner ce concours. Et puis le premier juge expliqua les règles, j'arrêtais alors mon baladeur, les élèves devaient stressés maintenant, j'espérais qu'Antonin saurait les calmer et les rassurer.
Et puis chacun notre tour, nous montâmes sur scène. Quand ce fut mon tour, le premier juge déclara :
-Nous espérons que vous ne serez pas trop déçu par la performance de cette femme qui est la remplaçante du conseiller du conservatoire de Catresse. Elle n'a apprit que tout à l'heure qu'elle devrait elle aussi passer sur scène. Merci de votre attention.

Les lumières s'éteignirent avant de se rallumer de plusieurs couleurs et la musique commença.
http://www.youtube.com/watch?v=h7csaBPuNNQ
Je me lâchais, plus jamais je n'aurais peut-être la chance de me produire sur une telle scène, ma voix porta jusqu'au fond de la salle. Je me mis à danser tout en chantant, il ne fallait pas croire que parce que j'étais plus jeune j'allais me laisser marcher sur les pieds. C'était peut-être pour cela que l'on m'avait confié cette classe. Quand la chanson se termina, je me pliais en deux pour saluer le public.
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Harmonie
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MessageSujet: Re: Quand le destin s'en mêle (roman) Dim 8 Sep - 14:08


Point de vu Antonin

C’était enfin le tour d’Harmonie, j’en avais l’estomac noué. J’étais si inquiet, elle n’avait pas vraiment eu le temps de réviser, il est vrai qu’il y avait peu j’avais dit aux élèves de se concentrer sur la prestation qu’ils allaient devoir faire mais c’était plus fort que moi. Je la regardais fixement et à mon grand étonnement, elle semblait si relaxée et puis elle se mit à danser à la surprise générale.
Elle faisait comme si elle était seule, comme si elle était dans la salle de répétition. Je l’avais vu une fois danser tout en chantant, elle dégageait dans ces moments-là un certain charme et un sentiment de bien-être.
Quand Harmonie quitta la scène, nous pûmes entendre des exclamations de joie venant de nos camarades et professeurs du conservatoire de Catresse. Ainsi, ils étaient vraiment venus nous soutenir, nous avions une raison de plus de ne pas laisser tomber quand bien même les autres équipes étaient fortes.

Harmonie revenue parmi nous, le premier juge reprit la parole :
-Et bien mes amis, comme vous avez pu le constater, la jeunesse nous réserve bien des surprises, nous allons donc commencer sans plus attendre le concours. Si la première équipe veut bien monter sur scène si vous plait.
Un premier groupe s’avança et commença à chanter et puis un deuxième passa et ainsi de suite. Jusqu’à ce que le neuvième groupe monte, les premières années semblaient aller mais nous dûmes nous confronter à des angoisses assez violentes de la part des chanteuses principales. Alors que j’allais dire quelque chose pour les rassurer, Harmonie venait de mettre une gifle à chacune d’entre elles. Toutes se regardaient et ma petite amie était hors d’elle.

-Vous allez monter sur scène et chanter comme vous ne l’avez jamais fait jusqu’à maintenant. Vous allez mettre toutes vos tripes et toutes vos émotions dans cette chanson. Je veux que le public se rende compte que vous n’êtes pas là pour faire de la figuration, vous avez du potentiel, même beaucoup. On a essayé avec Antonin de faire ressortir le meilleur d’entre vous en seulement trois jours, bien sur c’est peu mais vous avez travaillé dur tout au long de ce semestre, vous ne pouvez pas abandonner maintenant et faire demi-tour. Que penseraient vos professeurs et tous les élèves qui sont venus nous encourager ? Si vous n’aviez pas le trac je m’inquiéterais pour vous mais je sais que vous pouvez déchirer la baraque alors allez-y, donnez tout ce que vous avez.

Elle avait commencé en parlant très fort et avait baissé le ton au fur et à mesure, pour finir par leur donner un de ses tendres sourires. Harmonie les fit se retourner et les poussa vers la scène qui se vidait de ses derniers occupants. C’étaient à eux de prendre leur destin en main. Je suivis les premières années et m’installais à ma place, peu après nous commençâmes la mélodie.

Point de vu d’Harmonie

Et voilà, j’avais terminé ma chanson, quand je rouvris les yeux, de nombreux applaudissements se firent entendre. J’étais si heureuse, personne ne pouvait comprendre la joie qui m’animait, j’avais tellement envie de remonter sur la scène et de me produire sur la scène, c’était donc un tel sentiment qui animait les chanteurs professionnels lors de leurs concerts, je les enviais tellement. Je trépignais d’impatience au fond de moi que le concours du conservatoire ne commence. Dès que je fus revenue dans les coulisses auprès la classe de première année, nous pûmes entendre :

-Et bien mes amis, comme vous avez pu le constater, la jeunesse nous réserve bien des surprises, nous allons donc commencer sans plus attendre le concours. Si la première équipe veut bien monter sur scène si vous plait.

Les équipes se succédèrent et je devais bien avouer qu’elles étaient très fortes, je sentais mon cœur se pincer, cela n’allait pas être de la tarte de les battre mais nous pouvions le faire, je le savais. Mais voilà que les chanteuses se laissaient envahir par le stress. Je n’en pouvais plus, j’étais arrivée devant elles et les avaient faire taire avec une gifle chacune. De cette manière j’avais fait silence pour tous les élèves qui stressaient et j’avais enchainé en leur disant ceci :
-Vous allez monter sur scène et chanter comme vous ne l’avez jamais fait jusqu’à maintenant. Vous allez mettre toutes vos tripes et toutes vos émotions dans cette chanson. Je veux que le public se rende compte que vous n’êtes pas là pour faire de la figuration, vous avez du potentiel, même beaucoup. On a essayé avec Antonin de faire ressortir le meilleur d’entre vous en seulement trois jours, bien sur c’est peu mais vous avez travaillé dur tout au long de ce semestre, vous ne pouvez pas abandonner maintenant et faire demi-tour. Que penseraient vos professeurs et tous les élèves qui sont venus nous encourager ? Si vous n’aviez pas le trac je m’inquiéterais pour vous mais je sais que vous pouvez déchirer la baraque alors allez-y, donnez tout ce que vous avez.

Mes mots pouvaient être méchants mais j’avais essayé de les remonter à bloc, ils ne devaient pas se laisser marcher dessus parce que les écoles que nous avions en face de nous étaient des écoles réputées dans la région, celle de Catresse, par contre, n’en faisait pas partie et pourtant, il y avaient de nombreux futurs talents qui s’y trouvaient et c’était pour cela que nous participions, nous devions leur montrer qu’il ne fallait pas rabaisser les jeunes et ne pas dénigrer les écoles. Et puis j’avais terminée en leur souriant calmement. Par la suite, je les avais retournées et envoyées vers la scène.
Antonin les suivis et moi, je le suivais du regard, mon cœur se serrait et pour me calmer je me dis à moi-même :
-Tout ira bien, je suis sure qu’ils vont tous nous épater.

En effet, tout allait bien. Mes solistes chantaient à merveille et de ce que je pouvais voir, les juges en étaient bouche-bée. Lorsqu’ils eurent terminés, ils saluèrent et revinrent dans les coulisses, nous eûmes alors droit à une pause avant que les résultats ne soient annoncés mais personne ne pouvait se détendre, tout le monde était stressé, cela se voyait et les professeurs encore plus que leurs élèves. J’entrepris alors de faire baisser le stress en chantant Ashita Kuru Hi, la chanson que chante le personnage de Kobato dans le dessin animé du même nom. Au moment où je rouvris les yeux, je vis tous les visages détendus et Antonin, la tête posée dans le haut de mon dos. Je lui tendis une main qu’il s’empressa de saisir, je ne pus me retenir de rire légèrement. Doucement je me retournais et apposais ma main libre sur ses cheveux en donnant des petites tapes tout en disant :
-Brave petit, brave petit.

Je riais de bon cœur, j’en oubliais presque où nous étions mais cela me plaisait de voir cette facette d’Antonin que je ne connaissais pas encore. C’est à ce moment-là que la voix du premier juge demanda à tous les participants et à leur accompagnateur de remonter sur scène pour qu’ils annoncent les résultats. Nous remontâmes alors sur scène et les juges annoncèrent les trois finalistes, nous nous avançâmes donc de quelques pas et puis ils commencèrent par le troisième groupe, il s’agissait du lycée de Toplei. Une fois la coupe remise, ils annoncèrent après un roulement de tambour qui était le grand vainqueur.

Point de vu d’Antonin

J’étais monté sur scène et avait joué, comme l’avait dit ma compagne, nous nous donnions à fond, nous n’avions jamais été aussi proche de l’œuvre originale et aussi en harmonie entre nous. Lorsque nous eûmes terminés, nous retournâmes dans les coulisses en attendant les résultats et Harmonie se mit à chanter pour détendre le groupe qui stressait de façon incroyable. Je dois bien avouer que moi aussi cette attente me stressait. J’avais envie de remonter sur scène pour donner un spectacle, j’en venais à espérer que la fin d’année soit le lendemain.
Je mettais mis dans le dos de ma petite amie, bien que sa voix calmait les plus jeunes, je n’arrivais pas à me détendre réellement et puis je vis qu’elle me tendait une main, je la saisis alors aussitôt. Je ne savais pas si elle avait entendu les palpitations rapides de mon cœur mais elle se retourna et de son autre main, elle me tapotait la tête en répétant : « brave petit » tout en riant. De la voir si joyeuse en calme en pareil moment, calma net mon stress et voilà qu’on nous demandait de remonter sur scène.

Les résultats ne se firent pas attendre, nous faisions partis des finalistes, c’était vraiment super et plus particulièrement parmi les deux premiers. C’est alors que nous eûmes l’annonce du vainqueur, il s’agissait du conservatoire de Célestia. Nous ne pouvions de confirmer cette annonce avec des applaudissements pour nos adversaires, ils avaient faits une très belle performance. Nous étions donc deuxièmes. Un très bon résultat à mon avis mais les élèves de première année semblaient déçus. Harmonie s’avança pour récupérer notre coupe et après quelques instants encore sur scène, nous retournâmes dans les vestiaires nous changer et récupérer nos affaires.

A la sortie du conservatoire, deux bus attendaient ainsi que notre classe, des élèves de première année et le directeur avec les professeurs. Harmonie donna la coupe au directeur et alla ranger les affaires dans le coffre du bus avant d’y monter. Là, elle compta les élèves un par un pour vérifier qu’elle n’oubliait personne. Une professeure voulut absolument nous accompagner et une fois que tout le monde fut assis, le bus se mit en route. Je me décidais alors à parler à ma petite amie de la déception plus prononcée de certains élèves.

Je la vis alors se lever et se diriger vers le fond du bus où se trouvait la professeure qui avait voulu nous accompagner.

Point de vu d’Harmonie

Nous étions deuxième, c’était vraiment génial, pour un premier concours auxquels ils participaient, je trouvais que c’était une excellente récompense, je n’avais jamais espérer faire partie des trois premiers lorsqu’on m’avait demandé quelques jours plus tôt de devenir la conseillère remplaçante pour la classe chorale.
Quand ils se furent changés, je récupérais tous les costumes et les remis sur le porte-cintre, je fis un dernier tour dans les loges, vérifiant minutieusement, si personne n’avait oublié quelque chose et puis je me dirigeai vers la sortie. Un second bus se trouvait derrière celui que nous avions pris le matin même, les professeurs faisaient monter les élèves qui étaient venus nous voir.
Arrivée à mon bus, le directeur vint me voir avec quelques professeurs pour me féliciter de mon travail avant que je ne lui remette la coupe. Par la suite, je rangeais dans la soute tout ce que nous avions amené et montais en première pour compter les élèves et être sûre qu’il n’en manquait pas.
A ma surprise, une de mes professeurs me demanda si elle pouvait monter dans notre bus et alla s’asseoir près des élèves dans le fond. Quand le bus partit, je soupirai quelque peu de soulagement et puis je repensais aux élèves, j’avais vu leur déception lorsqu’on nous avait remis la coupe mais j’étais contente qu’ils puissent être heureux une demi-heure plus tard.

Antonin me fit part de ses observations, alors certains élèves prenaient encore mal la défaite ? Je devais aller leur parler, je les cherchais du regard avant de me diriger vers eux. Arrivés à leur hauteur, je m’appuyais sur les sièges de devant pour ne pas tomber et entama la discussion.
-Être deuxième n’est pas un signe de défaite…
-Bien sur que si Harmonie-senpai…
-Zerol-kun, laisse-moi finir s’il te plait. Ce que j’aimerais vous faire comprendre c’est que vous n’êtes qu’en première année de conservatoire, je trouve ça déjà génial que vous ayez eu un prix. Vous avez du talent et beaucoup de volonté, je suis certaine que dans quelques années lorsque vous aurez affinés vos connaissances et votre potentiel, vous remporterez les concours. Je connais des troisièmes années qui ne sont pas capable de faire l’exploit que vous avez accompli aujourd’hui.
-Mais Harmonie-senpai, on doit se contenter de ça ?
-Évidemment que non, vous devez travailler encore et encore pour atteindre la perfection et puisqu’on ne l’atteint jamais, ça veut dire qu’on peut toujours s’améliorer et devenir meilleur. Cette coupe n’est qu’un appui pour vous donner confiance en vous. Si vous vous dites que c’est un échec et bien soit, mais dans ces cas-là : travaillez. Donnez le maximum de vous pour que vous n’ayez pas de regret la prochaine fois.

Ils ne savaient plus quoi répondre, je ne savais pas si ce que j’essayais de leur dire leur était ou non parvenu, je l’espérais sincèrement. Je n’avais pas demandé à ma sensei si elle acquiesçait mes dires mais elle n’était pas intervenue alors j’avais bon espoir qu’elle soit de mon avis. Je posais ma main sur chacune de leur tête et leur ébouriffais les cheveux tout en riant avant de retourner à ma place, le visage assombri.

-Harmo ça va pas ?
-Si ça va, j’espère qu’ils ne broieront pas du noir trop longtemps, à ressasser cette défaite.
-Tu devrais dormir un peu, ça te ferait du bien.
-Hum… tu as raison Antonin. C’est… ce que je vais faire.

Point de vu d’Antonin

Elle était allée les voir et en revenant, son visage s’était assombri, je n’aimais pas la voir ainsi alors je lui proposais de dormir un peu. Elle accepta et quelques minutes plus tard, elle dormait à poings fermés sur mon épaule. Je la tenais dans mes bras et regardais le paysage.
Un peu plus tard, notre professeure vint nous voir et ne trouva que moi de réveiller. Elle souri gentiment lorsqu’elle aperçu Harmonie dormir tranquillement.

-Je suppose que c’est grâce à vous que mademoiselle Eclat est si rayonnante en ce moment. Je vous remercie sincèrement pour elle.
-Pourquoi cela professeur ? Je n’ai rien fait de spécial au contraire d’Harmonie. Elle est forte et arrive à porter plusieurs poids en même temps, sincèrement elle m’épate.
-J’ai dans l’idée que votre présence la rend heureuse. Vous savez Cortex-kun, tous les professeurs sont ravis que cette demoiselle s’ouvre enfin aux autres. Son talent en est décuplé. Vous n’êtes pas sans savoir que la musique se nourrit des sentiments des gens. Alors quand quelqu’un chante une mélodie joyeuse si cette personne est elle-même heureuse à cet instant, le pouvoir de la musique sera décuplé et touchera encore plus de personne.
-Je crois comprendre oui. Mais vraiment professeur, je ne l’ai pas tant aidé que ça. Harmonie m’a remotivé, elle a su trouver les mots pour me toucher en plein cœur et s’est relevé sans moi, c’est elle qui m’a relevé. Moi, je n’ai fais que l’écouter parler, être près d’elle sans rien dire à certains moments…
-Mais c’est justement ça qu’aime une femme.
-Pardon ?
-Une femme apprécie que l’homme qu’elle aime soit près d’elle quand ça va mais surtout quand ça va pas. S’il peut l’écouter se plaindre, la tenir dans ses bras quand elle pleure pour lui montrer qu’il est là, qu’elle est pas seule et qu’à deux les choses peuvent s’arranger plus facilement, la femme ne peut qu’être plus heureuse. Vous êtes quelqu’un de bien Cortex-kun, vous êtes sensibles aux autres et je suis ravie que vous formiez une paire avec Eclat-san pour l’examen de fin d’année. J’attends avec impatience votre duo, je suis sure qu’il sera inoubliable.
-Merci madame. J’espère que tout se passera bien mais nous sommes tous les deux excités à l’idée de remonter sur scène alors on travaillera dur jusqu’au jour du spectacle.

Lorsque le bus s’arrêta devant notre conservatoire, je fis l’allée du bus pour réveiller les élèves avant de revenir vers l’avant de celui-ci pour réveiller ma princesse puis de descendre décharger la soute. Quand tout le monde fut descendu et qu’il ne nous manquait rien, le chauffeur prit congé ainsi que son collège dans l’autre bus. Devant le conservatoire, Harmonie baillait à s’en décrocher la mâchoire, elle avait les yeux mis-clos et chancelait un peu. Je la rattrapais de justesse avant qu’elle ne s’effondre.

-Antonin-senpai, elle va bien ?
-C’est simplement la fatigue qui l’a rattrapée. Ne vous inquiétez pas. Est-ce que quelqu’un peut la tenir pendant que je récupère nos sacs ? Monsieur le directeur, puis-je vous confier les élèves jusqu’à ce qu’ils partent ?
-Bien sur, jeune homme… je reprends le contrôle et je vous remercie tous les deux d’avoir pris de votre temps pour eux.

Cela une fois fait, je pris la belle endormie dans mes bras et saluais nos professeurs avant de partir vers le dortoir. Là, je demandais à la concierge si elle pouvait venir m’ouvrir la chambre de ma petite amie pour que je puisse l’y déposer.
Arrivé, je la posais le plus doucement possible pour qu’elle ne se réveille pas et mis son sac sur son bureau avant de sortir de sa chambre et de rentrer dans la mienne me coucher. Cette journée avait été mouvementée, nous avions bien mérité un peu de repos.
Le lendemain, lorsque je descendis dans le hall, j’eus la surprise de voir Harmonie m’attendre. Sur le chemin, elle prit la parole :

-Je te remercie pour hier.
-Hum… ce n’est rien. Tu as bien dormi ?
-Oui comme une souche jusqu’à ce matin, je crois que j’ai récupéré tout mon retard…. Quelque chose ne va pas ?
-Ah non rien enfin… si on te demande quelle relation tu entretiens avec moi, tu comptes répondre quoi ?
-Hein ? Bah que tu es mon petit ami, pourquoi ?

Je la fuyais du regard, même si c’était la vérité je me sentais happé par les ténèbres depuis que je mettais levé, je repensais à ce qui s’était passé avec Sophie, j’avais peur que cela se reproduise avec Harmonie.

-Je n’ai pas envie que tu souffres, c’est tout.

Elle ne me répondit rien et avança d’un pas plus rapide jusqu’à ce que l’on arrive en classe.

Point de vu d’Harmonie

Je mettais endormie rapidement, bercée par le bus jusqu’à ce que Antonin me réveille à l’arrivée, attrapant mon sac je descendis chancelante du bus pour tenir quelques instants avant de retomber dans les bras de Morphée sans pouvoir rien faire. Lorsque je rouvris les yeux, il était 7h55. Cinq minutes avant que mon réveil ne sonne, je me trouvais dans ma chambre. Je me dirigeais vers la salle de bain et me changeais pour mettre une tenue pour le conservatoire. Je pris un petit déjeuner et attendis dans le hall qu’Antonin n’arrive. Sur le chemin j’entamais la conversation :

-Je te remercie pour hier.
-Hum… ce n’est rien. Tu as bien dormi ?
-Oui comme une souche jusqu’à ce matin, je crois que j’ai récupéré tout mon retard…. Quelque chose ne va pas ? ajoutais-je voyant que son regard assombri.
-Ah non rien… enfin… si on te demande quelle relation tu entretiens avec moi, tu comptes répondre quoi ?
-Hein ? Bah que tu es mon petit ami, pourquoi ?

Je ne comprenais pas pourquoi il me demandait cela, regrettait-il de sortir avec moi ? Avais-je fait quelque chose de mal sans m’en rendre compte ? Il fuyait mon regard, il y avait un problème mais j’attendis dans le silence qu’il me réponde.
-Je n’ai pas envie que tu souffres, c’est tout.
Voilà quelle avait été sa réponse, il me comparait donc à Sophie. Je comprenais qu’il ne veuille pas me voir souffrir de la jalousie de certaines personnes mais nous étions tous des adultes, cette pensée me semblait donc absurde. Je pressais alors le pas jusqu’à être arrivée dans la salle de classe où je m’assis à ma place.
A la pause de midi, Antonin vint se poser contre le mur à côté de mon bureau et s’excusa pour ce qui s’était le matin-même, il ne comprenait pas mon attitude et ne savait pas ce qu’il avait dit de mal mais il tenait à s’excuser de m’avoir mise mal à l’aise. Je baissais les yeux sur mon cahier de mathématiques avant de répondre :
-Je comprends ton point de vu mais nous sommes adultes, la jalousie ne devrait donc pas nous faire perdre le contrôle de nous-mêmes. Je reconnais que pour les filles qui voulaient sortir avec toi, ça va être un choc quand ça se saura mais à moins d’être bêtes, elles devraient savoir que l’amour n’est pas une chose qui se contrôle.

Après je le regardais tout en souriant, il me souri doucement à son tour avant de venir déposer ses lèvres sur mes joues en me disant que j’étais la meilleure et de sortir de la salle de cours. Je le suivis des yeux avant de me retourner et d’avoir devant moi trois filles de notre classe que je commençais à bien connaitre.
-C’était quoi ça ?
-Pourquoi il t’a embrassé sur la joue ?
-Vous me semblez bien proche tous les deux !
-Bah c’est normal elle est avec lui pour le duo.
Je baissai la tête tout en souriant, oui j’étais avec lui pour le duo mais c’était bien plus que cela, notre relation était plus profonde, plus complexe, nous avions commencé comme deux personnes étrangères et nous nous étions vite trouvés des points communs, nous sommes alors devenus des aimants qui s’attirent mutuellement.
-Eclat-chan, pourquoi tu ne réponds pas ?
-Je ne sais pas quoi vous dire…
-… que nous sommes un couple peut-être ?

Cette voix, c’était Antonin… je le croyais parti mais il était revenu et avait lui-même déclaré notre relation, je croyais qu’il ne voulait pas que cela se sache. Alors pourquoi ? Il posa une main sur ma tête qui me ramena à la raison, il souriait tout en inclinant la tête et en regardant nos camarades. Il attrapa une chaise et s’assit à côté de moi avant d’ajouter :
-Y-a-t-il autre chose que vous voulez savoir ?
-Euh… et bien… qu’est ce que tu veux dire par vous êtes un couple ?
-Que nous sortons ensemble… qu’Harmonie est ma petite amie.

Un silence se fit dans toute la salle, Antonin l’avait dit haut et fort pour que le plus grand nombre de personne l’entende, il l’avait fait exprès. Je me sentais mal à l’aise d’un coup et mon mal-être s’intensifia quand un groupe de jeunes filles entrèrent dans la classe pour demander des explications sur ce qu’elles avaient entendus dire. Les nouvelles circulaient vite ici, mon visage se mit à pâlir quand je vis les yeux furieux des demoiselles qui nous faisaient face.
-Comment peux-tu sortir avec une fille comme ça alors que tu as refusé de sortir avec nous ? Sais-tu au moins ce que l’on dit sur elle ? On dit que c’est à cause d’elle que son ex est mort !
-Oui je le sais et alors ? Vous me demandez pourquoi je suis avec Harmonie, tout simplement parce qu’on se ressemble… Si je vous disais que c’est à cause de moi mon ex est morte, vous en penseriez quoi ?
-Impossible !
-Et pourtant c’est vrai… déclara un garçon depuis la porte d’entrée. C’est en partie de la faute de Cortex si son ex s’est suicidée. Elle ne supportait plus la jalousie des autres filles…
-Arrêtez ! Pourquoi dites-vous ça ? Ce n’est en rien la faute d’Antonin si Sophie s’est donnée la mort, la faute revient à celles qui l’ont persécutée et non à Antonin… alors arrêtez avec cette histoire, s’il vous plait...

Je mettais levée en donnant un grand coup avec mes poings sur la table. J’avais vu le sourire de mon petit ami disparaitre lorsque le garçon avait commencé à parler, l’entendre dire de telles choses ne m’avais pas plus, je ne pouvais pas supporter qu’on l’accuse sans savoir vraiment ce qui s’était passé à cette époque. J’aperçus le regard d’Antonin, incrédule que j’intervienne et avant que qui que ce soit ne puisse dire quelque chose, j’avais pris la main d’Antonin et le tirais derrière moi au travers des couloirs et des escaliers en direction du toit du conservatoire.

Point de vu d’Antonin

Harmonie avait accéléré le pas quand je lui avais répondu et elle ne m’avait pas reparlé de toute la matinée, je ne comprenais ce qui l’avait mis dans un tel état mais je devais m’excuser de l’avoir mise mal à l’aise. A midi j’allai lui parler et elle me répondit :
-Je comprends ton point de vu mais nous sommes adultes, la jalousie ne devrait donc pas nous faire perdre le contrôle de nous-mêmes. Je reconnais que pour les filles qui voulaient sortir avec toi, ça va être un choc quand ça se saura mais à moins d’être bêtes, elles devraient savoir que l’amour n’est pas une chose qui se contrôle.

Elle me fit alors un grand sourire auquel je ne pouvais résister, je me détendis alors un peu et lui répondis par un sourire et une bise sur la joue. Oui, elle était la meilleure pour me remonter le moral, elle savait trouver les mots pour me remotiver quand je n’étais pas dans mon assiette et je sortis de la salle car un de mes camarades me faisait signe de venir le voir. Quand j’eu fini, je revins dans la classe où je trouvais ma petite amie intimidée par d’autres filles qui voulaient savoir pourquoi nous étions si proche.
-Je ne sais pas quoi vous dire…
-… que nous sommes un couple peut-être ?

J’avais terminé sa phrase comme si de rien n’était. Elle avait raison, même si je ne voulais pas que ce qui s’était produit ne se repasse, Harmonie n’était pas Sophie, je devais donc lui faire confiance. Elle semblait étonnée de mon intervention, je posais alors une main sur sa tête tout en lui souriant avant de reporter mon regard vers nos camarades et d’attraper une chaise pour m’y asseoir et de leur demander :
-Y-a-t-il autre chose que vous voulez savoir ?
-Euh… et bien… qu’est ce que tu veux dire par vous êtes un couple ?
-Que nous sortons ensemble… qu’Harmonie est ma petite amie. Répondis-je le plus calmement possible à voix haute pour que tout le monde entende.

Je savais que les nouvelles circuleraient très vite au conservatoire. Et puis un groupe de fille arriva et les choses s’accélérèrent.
-Comment peux-tu sortir avec une fille comme ça alors que tu as refusé de sortir avec nous ? Sais-tu au moins ce que l’on dit sur elle ? On dit que c’est à cause d’elle que son ex est mort !
-Oui je le sais et alors ? Vous me demandez pourquoi je suis avec Harmonie, tout simplement parce qu’on se ressemble… Si je vous disais que c’est à cause de moi mon ex est morte, vous en penseriez quoi ?
-Impossible !
-Et pourtant c’est vrai… déclara un garçon depuis la porte d’entrée. C’est en partie de la faute de Cortex si son ex s’est suicidée. Elle ne supportait plus la jalousie des autres filles…
-Arrêtez ! Pourquoi dites-vous ça ? Ce n’est en rien la faute d’Antonin si Sophie s’est donnée la mort, la faute revient à celles qui l’ont persécutée et non à Antonin… alors arrêtez avec cette histoire, s’il vous plait...

J’étais des plus incrédule, Harmonie était debout, les poings serrés sur la table, elle était furax je le sentais et pourtant c’était d’une voix hachée qu’elle parlait pour prendre ma défense. Personne jusqu’à maintenant ne l’avait prise dans cette histoire. Et sans qu’on s’y attende, elle m’entrainait dans les couloirs et dans les escaliers. Lorsque nous arrivâmes au toit, elle me lâcha et s'avança de quelques pas avant de se mettre à chanter une musique que je ne connaissais pas.
http://www.youtube.com/watch?v=8bPJP9pW4zk (les paroles se trouvent après 1min30)

Mon cœur se sentit réchauffé par sa voix, derrière moi se trouvaient les filles avec qui nous parlions au début. Et puis, toujours dos tournée, elle ajouta d’une petite voix :
-Je suis désolée. J’aurais pas dû intervenir comme ça, elles vont me détester encore plus maintenant.
Et elle se mit à rire nerveusement.
-Non mais à quoi je pense dans une telle situation. C’est vraiment pas drôle mais je peux pas m’en empêcher, désolée.
Je ne tenais plus, je m’avançais vers elle et la pris dans mes bras, posant mon menton sur son épaule gauche.
-Je te remercie d’être intervenue. Sincèrement, c’est la première fois qu’on le fait et je suis très touché.

Je sentis ses mains se poser sur les miennes et son corps commença à trembler doucement et puis de plus en plus rapidement. Elle pleurait certainement, je reculais pour ensuite passer devant elle et la serrer le plus fortement possible dans mes bras pour la rassurer. Nous restâmes comme cela pendant plusieurs minutes, le temps qu’Harmonie s’arrête de pleurer.
-Tu as un sacré fan club, finit-elle par me dire.
-Désolé… désolé que tu en souffres…
Elle me repoussa alors légèrement pour me faire un triste sourire avant de faire prisonnière mes lèvres des siennes. Je pus entendre un groupe de personne monter mais je n’y prêtais pas attention, la seule chose qui comptait pour moi à cet instant était la tristesse d’Harmonie, je ne voulais plus jamais la voir dans cet état à cause de moi.

Quand nous nous reculâmes, nos regards se croisèrent et je la serrais fortement dans mes bras tout en regardant la porte du toit où se trouvait amassé un groupe dont une partie redescendit aussitôt après que je les ai regardés. Nous redescendîmes ensuite en classe et le petit groupe de filles avec qui nous parlions revint voir Harmonie.
-On n’a été coupé alors on n’a pas eu le temps de vous le dire tout à l’heure mais c’est super pour vous deux. Vous faites un couple merveilleux qui va faire beaucoup d’envieux et d’envieuses.
-Ouais c’est vrai mais on est de tout cœur avec vous, nous…

Point de vu d’Harmonie

Nous étions enfin sur le toit, j’avais agit par instinct sans vraiment réfléchir à ce que je faisais et j’avais probablement dû le blesser intérieurement, je me mis alors à chanter. Il pouvait sentir les émotions que je faisais passer au travers de mes musiques.
-Je suis désolée. J’aurais pas dû intervenir comme ça, elles vont me détester encore plus maintenant.
Et puis un rire nerveux s’empara de moi, j’étais à bout de nerf.
-Non mais à quoi je pense dans une telle situation. C’est vraiment pas drôle mais je peux pas m’en empêcher, désolée.
Sans que je le sache, Antonin s’était rapproché de moi et m’enlaça avant de poser sa tête sur mon épaule et de me dire d’une voix douce :
-Je te remercie d’être intervenue. Sincèrement, c’est la première fois qu’on le fait et je suis très touché.

A ces mots je me laissais aller au bonheur, il ne l’avait pas mal pris, au contraire, cela lui avait fait plaisir, mes larmes montèrent et roulèrent sur mes joues de plus en plus vite. Je mettais accrochée à son bras mais il s’était reculé pour passer devant moi et me serrer dans ses bras. Je me sentais si bien quand nous étions comme ça, le monde extérieur n’avait plus prise sur moi, je me sentais protégée et choyée.
-Tu as un sacré fan club, finis-je par dire.
-Désolé… désolé que tu en souffres…

Je le repoussais gentiment avant de plonger mon regard dans le sien et de venir chercher ses lèvres. Lorsque nous nous séparâmes et que nos regards se croisèrent, il m'étreignit de nouveau et j'y répondis en passant mes bras autour de sa taille. Et puis nous redescendîmes dans notre classe où les filles avec qui nous parlions revinrent nous voir.
-On n’a été coupé alors on n’a pas eu le temps de vous le dire tout à l’heure mais c’est super pour vous deux. Vous faites un couple merveilleux qui va faire beaucoup d’envieux et d’envieuse.
-Ouais c’est vrai mais on est de tout cœur avec vous, nous…

Cela me faisait chaud au cœur, si j’avais eu encore des larmes, elles se seraient mises à couler… j’étais si heureuse que l’on me soutienne dans ma relation. Je mis ma main devant ma bouche et ne les regardais pas. J’entendis alors la porte s’ouvrir derrière nous et des voix venir du couloir.
-Vous ne pouvez pas entrer comme cela jeune homme, vous ne faites pas parti du conservatoire.
-J’ai un compte à régler alors laissez-moi faire ! Tes où Cortex ?

Je regardais le garçon qui venait d’entrer, Antonin était allé s’asseoir à sa place lorsque nous étions rentré, il regardait l’étranger et je me rendis compte que son visage redevint blanc, cette personne avait donc un rapport avec Sophie. Le garçon qui devait avoir notre âge à quelque chose près s’avança vers Antonin et lui envoya son poing dans la figure ce qui tomber mon petit ami par terre. Ni une, ni deux je me précipitais vers lui pour savoir comment il allait alors que le fan club d’Antonin restait debout, bouche bée sans rien faire pour l’aider.

-Antonin ! ça va ? Non mais vous êtes malade ou quoi ? continuais-je en regardant le garçon face à nous.
-Alors c’est elle la suivante ? demanda-t-il à mon compagnon. Va-t-en falloir combien pour que tu sois satisfait ? Mais surtout, t’étais pas censé rester fidèle à ma sœur ?

Sa sœur ? C’est donc le frère de Sophie, il lui en voulait aussi pour ce qui s’était passé. Tout le monde lui en voulait. J’avais aidé Antonin à se remettre debout et au moment où ce garçon allait de nouveau frapper Antonin, je me mis entre eux deux.
-Ce qui est arrivé à votre sœur, ce qui est arrivé à Sophie, bien sur c’est triste mais la vie continue. Si vous rester dans le passé, à vous lamenter sur ce que vous avez ou non fait, vous allez passer à côté d’autres choses. Vous vivez dans le présent et même si vous tenez Antonin responsable de ce qui s’est passé, cela ne vous regarde plus. Vous avez votre coupable, vous ne lui pardonnez pas d’accord alors arrêtez d’être dans le passé, vous n’avez rien à y gagner, cela ne la fera pas revenir. Cela ne fera revenir personne, ni Sophie… ni Tom.
-C’est bon Harmo, qu’il frappe autant qu’il veuille. Si je dois être un exutoire à sa douleur qu’il me frappe, je m’en fiche. Mais pas ici, pas dans la classe, pas dans le conservatoire.
-Antonin !

Et puis il me contourna pour partir dans le couloir, je n’y comprenais rien. Moi qui pensais que ce que nous avions vécu était derrière nous, que personne ne remettrait ces douloureux souvenirs sur le tapis, je me trompais lourdement. Ce n’était que le commencement d’un cauchemar sans fin auquel nous participions tous les deux. Un cauchemar éveillé.
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