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La voie du passé (Quête)

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Raos Helkar
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MessageSujet: La voie du passé (Quête) Dim 4 Déc - 19:56

Spoiler:
 


Les premiers vents frais pointaient le bout de leur nez sur Nel Beraid. La bruine devenait presque quotidienne et il n'était plus qu'une question de jour ou de semaines avant que les premières neiges ne viennent à tomber sur l'occident. Natif du désert, ce temps n'était pas des plus agréable pour le Nomade qui chemine seul sur les routes escarpées de Malificium. Emmitouflé dans une épaisse cape de fourrure surpiquée de cuir aux tons bruns la silhouette de Raos Helkar se laissait deviner au loin par de sombres contours au milieux de la brume matinale. A ses côtés une masses imposante visiblement animal qui marchait au même rythme que son maitre, éternellement fidèle au poste. Quelques nuages laissés par la respiration venaient ponctuer la marche forcée que le duo s'imposait depuis Naturalia. Ce détour n'était pas au programme mais depuis le bal auquel Raos avait participé, beaucoup de choses avaient changées.

Il était tout d'abord reparti vers Naturalia pour continuer de mener son enquête sur ses cibles. Les anciens responsables de la Tour Naturelle qui avaient voués les Aearions a une mort inévitable semblaient complètement hors de portée. Aucune information sur eux, pas même un livre à la bibliothèque qui mentionneraient leurs prénoms, noms, ou autre. Pourtant il savait bel et bien qu'il y avait des elfes parmi eux et que ces derniers devaient être vivant à n'en pas douter. Ces oreilles pointues on la fâcheuse tendance à être coriace face aux affres du temps et il comptait régler ce problème de longévité a coup de lame.
Mais hélas à l'instar de son premier arrêt il ressortit bredouille de la Cité des Alchimistes. Rien ni personne ne pouvait l'aider dans l'accomplissement de sa quête personnelle et ne tenant pas vraiment à en parler au premier inconnu venu il se mit lui même dans l'incapacité de créer un réseau d'indic. La mâchoire serrée, les jointures blanchies par la frustration de se sentir impuissant, il se demanda durant de longs jours où ses pas iraient le mener désormais. Retourner dans la forêt pour prendre des nouvelles du Vieux et de ses hommes? Repartir du côté de Bénécius au risque de recroiser des Chevaliers ayant gardés un souvenir trop cuisant de son incartade au château? Visiter pour de bon la troisième cité du continent et se risquer dans les bas-fonds de Malificium? Aucun de ces choix ne représentaient un réel intérêt à ses yeux et par dépit il choisit l'exploration et partit donc en direction du territoire des Mages Noirs.

C'est seulement une fois là-bas que les choses changèrent du tout au tout. Contrairement à Bénécius ou Naturalia où il devait faire profil bas en espérant trouver un point de chute digne de ce nom, il se sentit tout de suite en position d'agir à sa guise chez les Mages Noirs. Là-bas la corruption et la violence sont reines et se partages un trône trop petit pour qu'elles y tiennent toutes les deux. Il garda son identité cachée en se présentant sous son faux nom de Reik Truffaz et commença à fouiner à droite a gauche en évitant sagement de soulever trop de poussière sur son passage. Le champ d'action est plus large mais les risques plus grands et certains pontes n'hésiterons pas à éliminer un curieux dans son genre même si ses buts ne les concernent pas.
Il ne découvrit rien concernant ses cibles, une fois de plus. Par contre il mit le doigt sur un truc tout aussi intéressant. Son père. Au détour d'un bauge infâme il entendit parler d'un Nomade aux cheveux blanc maniant l'épée comme personne et faisant tomber la foudre aussi rapidement qu'il pouvait infliger la mort. Ces hommes devaient de l'argent ou quelque chose de ce genre à ce Nomade. Et cet argent devait être livré à un endroit reculé où les curieux n'iraient pas mettre leur nez sous aucun prétexte: la Cité Interdite. A cause d'un badaud de passage la conversation coupa au court mais ne tombe pas pour autant dans l'oreille d'un sourd. La description de cet homme collait parfaitement avec celle que l'Oncle Doj avait fait à Raos concernant Shalaan.

Qu'ils entrent ou non dans la Cité Interdite ce n'était pas son problème. Il allait les suivre, dehors comme dedans si il le faut et il constatera par lui-même si le Nomade qu'il cherche est bien celui cité par ces coupes-jarrets. Ce n'était pas son premier objectif que de retrouver son traitre de père c'est vrai, mais au vue de ses piètres résultats concernant la mise a mort des Mages Rouges et la rancune tenace qu'il avait envers son géniteur cette occasion n'était à manquer sous aucun prétexte.
Il resta donc en ville le temps de les voir se préparer et lorsqu'ils partirent au petit matin après une semaine de réglage il emboita le pas à ces misérables sans plus attendre.

Les premiers vents frais pointaient le bout de leur nez sur Nel Beraid. Et la mort qui les accompagnent n'en sera que plus glaciale.
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Luccia
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Lun 5 Déc - 21:29


    Il était temps de passer aux choses sérieuses pour la druide... En d'autres termes, elle s’apprêtait désormais à aller direction Malificium, au centre du conflit... En contact direct avec la plupart des personnes nuisibles à ces terres, au peuple de Nel Beraid. Ce serait en ce même endroit qu'elle pourrait trouver le plus de gens à corriger, sans pour autant être embêtée par les lois comme elle avait pu l'être à Bénécius. Elle pourrait se fier à sa propre justice, et c'était là une bien bonne chose pour elle. Les personnes de ce monde sont tellement incompétentes. Le jour où ils comprendront que les lois ont de la valeur que si elles peuvent être modulées selon les circonstances, ils prouveraient qu'ils savent utiliser leur cerveau. Or, ce n'est pas le cas, donc la conclusion apparaît très clairement... A nous de faire notre propre loi.


    La belle elfe avait ses vêtements amples blancs, drapées en une sorte de robe lumineuse. Cependant, pour ne pas trop se faire remarquer en terrain hostile, elle enfila une cape noire ainsi que le capuchon associée, histoire de cacher sa bonté naturelle, face aux maléfiques qui en profiteraient... Ses longs cheveux blonds étaient donc couverts, tout comme ses yeux bleus translucides.


    La belle elfe prit soin de contourner les marécages pour son périple. Pas qu'elle en ait eu un très mauvais souvenir à l'occasion du 'bal de l'horreur', mais ce passage l'aurait conséquemment ralentie, et elle voulait garder sa forme humaine pour le voyage.

    ~


    Un bruit. Une bruit suspect, juste derrière elle. Enfin, à plusieurs mètres... Mais semblant de plus en plus proche. Le craquement des feuilles sèches sous les pieds, comme si l'on voulait se faire discret, mais que la nature le refusait... Et, Luccia n'avait pas un bon pressentiment concernant la nature de ce qui se tramait derrière elle, surtout en ce lieu. C'est pourquoi elle pressa le pas, légèrement angoissée d'être en position d'infériorité par rapport à cette éventuelle menace, infériorité dans le sens où Luccia ne pouvait pas anticiper ses agissements, puisqu'elle ne la voyait pas. Le bruit continuait... la suivait dans son accélération... Mais, à chaque fois qu'elle se retournait, elle n’apercevait rien qui bouge... même pas une bout de tissu volant, ou un semblant de mouvement.


    Elle passa d'un pas précipité à une course effrénée. Sa respiration fut de plus en plus saccadée dans la panique. La menace était bien présente, et elle la suivait pas à pas. Régulièrement, elle tournait la tête... Et le bruit persévérait, mais toujours rien. De la magie ? Les ombres pouvaient bien être la raison de ce mystère. Par ici, ils savaient les manipuler, alors ce ne serait pas étonnant...
    On aurait pu dire que l'elfe était au maximum de sa vitesse, mais non. Au fur et à mesure, elle accélérait. Et pourtant, toujours ce bruit inquiétant. Et surtout qu'il était toujours à égal distance d'elle, semblerait-il. C'était comme s'il contrôlait tout... Comme si quoi qu'elle fasse, elle ne pouvait pas lui échapper.


    Elle finit d'ailleurs par courir sans regarder la direction dans laquelle elle allait... Et le bruit continuait. Pourtant, elle regardait vers ce qui semblait être la provenance de ce bruit... mais rien. Et, ne regardant plus devant elle... Paf. Elle finit pas rentrer dans quelque chose de plutôt dur, mais pas trop quand même... Cette chose avait légèrement reculé sous le choc, mais pas tant comparé à la vitesse de l'elfe. Luccia se retourna enfin, et leva les yeux... Cette chose était Raos.


    La druide se retourna, gardant entre elle et le Nomade une très faible distance, comme si elle serait plus en sécurité ainsi. Il faut dire qu'il lui avait montré qu'il était capable de la protéger alors qu'elle était en état de partielle inconscience. Enfin, quand elle se retourna, toujours rien en vue. Et, maintenant qu'elle était arrêtée, elle n'entendait plus aucun bruit. Elle se détacha alors de 'l'emprise' de Raos (en bref, elle recula d'un pas), et put enfin observer le Nomade, qui se tenait devant une bien sombre Cité. Les joues roses et le souffle court à cause de sa course exposée au froid de cette période, elle lui fit enfin un léger sourire, à la fois surprise et contente. Surprise de le voir ici, et contente de le voir rétabli... Et de le revoir aussi. Tout de même, quelle coïncidence !



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Orpheus Neiphereum
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 6 Déc - 19:49

Integral et son message énigmatique avaient été les seules préoccupations récentes de Orpheus depuis qu'il était revenu des marais suite à un bal totalement bordélique et organisé par une idiote qui avait eu son compte. C'est fou ce que les gens doivent s'ennuyer de nos jours. Ils sont là à inviter des gens pour essayer de les transformer en animaux, puis sont mécontents parce que les invités résistent et s'en prennent à leur hôte. Quoi, elle s'attendait sérieusement à ce qu'ils restent là à sourire alors qu'ils avaient des cris d'animaux à la place de la voix et des apparences totalement grotesques? Lui s'était retrouvé affublé d'ailes de poulets, d'écailles à la place de la peau et… c'était déjà trop. Heureusement qu'il en était sorti sans séquelle. Un chevalier mutant au château fait un peu désordre.

Alors bien sûr, à son retour, sa bonne humeur naturelle était clairement visible. Snobber des gens, insulter des écuyers pour trois fois rien, marmonner dans sa barbe (façon de parler puisqu'il n'en a pas). Oui, la "bonne humeur" d'Orpheus était un peu comme sa signature, un peu une manière de prouver qu'il était bien lui-même, le chevalier au caractère le plus désagréable possible. Ce n'est pas pour autant qu'on pouvait le mettre à la porte. Il faisait presque du bon boulot, lorsqu'il s'y mettait et n'avait pas encore commis de fautes valables d'expulsions. Ah, ils en rêvaient surement tous les jours, là-haut, de pouvoir lui dire de se casser en lui mettant un coup de botte au derrière. Et bien si jamais un jour ils lisaient les lignes suivantes, qu'ils sachent que lui aussi mourrait d'envie de leur mettre des coups de botte là où ça fait mal!

Mais avant ça, le chevalier faisait face à un autre casse-tête bien moins distrayant. Il y a de ça des centaines d'années, son ancêtre de chevalier blanc avait laissé à ses descendants un bout de parchemin, les dernières traces dans une écriture déplorable, à moitié effacée par le temps. Des années avaient été nécessaire pour émettre des suppositions sur les tas d'encre dilué, des suppositions de messages avec des fins de mots, une véritable recherche vouée à l'échec si un esprit blond et têtu n'avait pas pris la relève. Jusqu'à présent, aucun Neiphereum n'avait trouvé quoique ce soit de valable, à moins qu'aucun Neiphereum n'y avait jamais accordé une grande importance. Après tout, cette famille était composée de membres totalement inutiles, tout aussi inutiles que ce chevalier blanc adopté qui avait perpétué le nom. Pas de quoi être choqué, l'opinion qu'il avait de son ancêtre était la pire possible qui soit.

Le document ancien était divisé en plusieurs points. A l'avant, il y avait une carte grossière dessinée et à l'arrière, ce qui avait dû être les instructions. Et ce qui était notable ce jour là, c'est qu'Orpheus venait de faire, semble t-il, le lien entre deux éléments de son parchemin usagé. Un point indiquant approximativement les alentours de la cité interdite, là où elle se trouvait toujours actuellement malgré les changements géographiques et à l'arrière, quelque chose qui pourrait ressembler au mot "interdit". Sans un regard objectif, le chevalier savait qu'il était peut-être en train de se faire des idées et de devenir complètement fou. Mais qui sait, peut-être que son ancêtre y était passé à l'époque et y avait laissé une trace?

Pas le temps de faire des hypothèses mentales. Ce n'est qu'en y allant physiquement qu'il en aurait le coeur net. Déjà, Orpheus était de nouveau poil à cause des routes qui commençaient à se geler le jour où il désirait sortir pour un long périple. Bouger le château vers Bénécius, ça avait été fait avant sa naissance, mais qu'est-ce que c'était peu pratique! Auparavant, il était dans le coin neutre, au milieu, à équidistance des deux autres territoires. Maintenant, il fallait parcourir d'avantage de chemin pour atteindre Maléficium, comme par hasard! Histoire d'égayer le tableau, la cité était bien sûr tout au fond du territoire maléfique donc une jolie traversée des plaines dévastées en passant à côté du gouffre qu'avait créé son idiot d'ancêtre en se battant dans le passé. En tout cas, lui qui avait eu l'idée brillante de bouger le château ailleurs méritait de se faire lapider. Toujours trouver un bouc émissaire avant de partir en voyage, cela lui permettait de le tuer de diverses manières pour se tenir occuper et ainsi, le voyage semble moins pénible. Sur le chemin, le chevalier s'arrêta à plusieurs reprises parce qu'il s'était égaré dans la forêt. Aidé par des elfes, il s'en était sorti, moyennant quelques pièces ce qui avait le don de l'énerver encore un peu plus.

L'humeur massacrante du chevalier grimperait encore et encore et finirait par exploser dans la cité sur tout ce qui serait en train de barrer son passage, ça tombe bien! Alors des jours de marche, des jours et des jours dans un climat désastreux, changeant et capricieux. Orpheus en avait marre. Un moment, il se disait qu'Intégral ne méritait pas autant d'effort de sa part et qu'il devrait le mettre de côté à tout jamais. Toutefois, la curiosité l'emportait sur le reste. Alors il persistait dans son avancée en découpant ce qui lui barrait la route d'un air maussade. Des bandits de grand chemin bien sûr, qu'ils aillent tous au diable et nourrissent les charognards!

Une semaine plus ou moins, enfin, le temps à parcourir l'ensemble du trajet était incertain. Trop de temps, voilà tout. Alors lorsqu'il arrivait enfin à cette fichue cité perdue, Orpheus était à cran, sur le point de craquer. D'ailleurs, il craquait les articulations de ses mains en fonçant tête baissée vers l'entrée en ignorant tout ce qui pourrait représenter un danger à sa santé. En plein milieu de son chemin, deux silhouettes barraient la route. Ils ne paraissaient pas hostiles alors Orpheus les ignora tout bonnement en marmonnant tout seul comme un dément:

"Cité, cité, cité, te voilà enfin! Je vais te retourner les tripes et on verra ce qui en ressortira!"

Dans son emportement, le chevalier ne reconnut qu'à peine celui qui avait été un allié de taille dans le combat des marécages dans ce manoir idiot pour le bal de débile. Il ne le reconnaissait qu'à peine en passant mais s'arrêta malgré tout, surpris en faisant le lien entre les deux individus. Le kimono noir avait été remplacé par des habits bien plus chauds, un peu comme lui en fait. Le blond chevalier avait dépassé le nomade et le druide de quelques mètres et il ne bougea pas plus en restant là à dévisager l'héritier Helkar, clairement en train de chercher son nom dans sa mémoire de poisson rouge. Sans agressivité malgré son agacement croissant, le chevalier lança sèchement:

"Qu'est-ce que tu fais ici, Reik la Truffe?"

Est-ce que c'était comme ça? Orpheus se rappelait avoir fait un commentaire mental sur le nom amusant de cet individu. L'appellation "la truffe" était amusante, mais quelque chose sonnait bizarre malgré tout. Son regard bleuté se tourna ensuite vers la femme qui était non loin du nomade. Non, elle, c'était purement une inconnue au bataillon alors inutile de se creuser la cervelle à deviner un nom.
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Cirdan Dödsfall
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 13 Déc - 17:13

    Un bal maudit pour une maudite soirée. Voilà ce qu'avait été l'excursion dans les marécages pour Cirdan. Et qui plus était, cela n'avait pas fait avancé le schmilblik de son histoire. Il était toujours au même point, lui et Dunamys d'ailleurs. Et cette petite « sauterie » avait laissé des séquelles, certes minimes mais des séquelles quand même. Pourquoi le petit être magique n'avait-il pas activé son bouclier pour lui éviter de se faire colorer de part en part ? Aucune idée, elle avait peut-être eut peur au final, qui sait... Ou peut-être n'avait-elle pas trouvé la menace assez sérieuse... Il faut dire que ses « coups » étaient limités, elle ne pouvait pas les gaspiller pour rien. Bref, Cirdan s'était retrouvé plein de boue et peinturluré et encore, heureusement qu'il portait les affaires de quelqu'un d'autre... D'ailleurs, ses propres affaires ?

    Il ne les avaient pas trouvé sur place et pour cause... Un petit plaisantin pour ne pas arranger les chose avait cru bon de lui voler sa besace durant la fête et de se jouer de lui. La seule chose que le Nomade avait retrouvé en revenant sur ses pas, était un papelard avec une carte à moitié embourbée de vase putride. Cirdan avait dut s'en contenter pour retrouver son dû... Un simple message disait au dos de cette mystérieuse carte une phrase qui laissa notre Nomade bouche bée... Faire ce genre de chose était tout bonnement pour l'esprit du demi-elfe absurde tant il n'y avait rien d'intéressant dans ses affaires, du moins pour le premier venu. Mais pour le Dödsfall, c'était d'une grande importance, son sac contenait la tunique que lui avait offerte sa première famille d'adoption lors de son arrivé au clan Odarum, autant dire que ce bout de tissus avait de la valeur pour lui. Et le voleur lui disait simplement :


    « Sot, tu t'es fait avoir, maintenant, attrape moi si tu peux ! » Et donc la seule indication était la carte qu'il tenait entre ses mains.

    La froissant légèrement d'agacement, il la redéploya à nouveau pour voir exactement ce qu'elle montrait... Une cité au beau milieu de Malificium, ce n'était pas très loin à pied apparemment. Depuis qu'il avait quitté le bal, il n'avait fait que tourné dans les terres maléfiques à le recherches d'indices sur son aïeul et par conséquent sur cette fameuse cité. Notamment explorer la piste que Dunamys lui avait fournit sur Khyrios, un esprit maléfique qui avait prit possession de son ex-maitre durant une durée, ce qui fait répétition, assez longue pour être remarquable. Ce dernier avait souvent trainé dans cette période près des esprits du mal et toute leur clique. Ainsi donc, il avait erré passant inaperçu pour le coup, étant donné qu'il portait toujours sont déguisement « vampirissime » qui ne lui allait pas comme un gant mais presque...

    Lui avait finit par atterrir, contrairement aux camarades, directement devant la porte immense de la cité. Cirdan, qui n'avait pour ainsi dire que rarement vu de telles édifices depuis qu'il avait quitté sa campagne lointaine, resta un moment ébahit ou peut-être juste surpris ou encore curieux enfin un mélange de ces choses là devant une telle forteresse imposante. Ainsi, c'était ça donc la Cité Interdite dont parlait le parchemin ? Et effectivement, ça l'était, preuve en était, le petit « plaisantin » du début de notre propos qui ne s'attendait pas à voir le propriétaire du sac venir de si tôt... Il fut bien surpris d'ailleurs, tellement surpris qu'il actionna un levier et glissa dans un trou qui menait sans doute à l'intérieur de la cité dans ses sous-sols... Super ! Et maintenant ? Le Nomade se retrouvait littéralement la porte fermée au nez et des bruits de pas se faisaient entendre au derrière. Discrètement, il se dissimula contre la paroi et resta là calme. Dunamys ressentait comme un air de déjà vu avec cette trappe et la cité interdite... A l'époque, elle était encore dans le luth de Deicidastäl et avait vu l'excursion de ce dernier aux cotés d'une Eclaireuse fort habile d'ailleurs... Elle ne se souvenait plus de son nom... Bref

    Tapis dans « l'ombre » même s'il n'y en avait pas, il scrutait le moindre mouvement qui pourrait lui indiquer ce qui approchait...


Dernière édition par Cirdan Dödsfall le Mar 13 Déc - 22:47, édité 1 fois
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Raos Helkar
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 13 Déc - 18:48

Spoiler:
 

Alors que jusque là il avançait d'une marche calme et inexorable, les pas de Raos ralentirent peu à peu pour laisser le silence reprendre ses droits au sein de cet épais manteau de brume. Il lui semblait avoir entendu quelque chose derrière lui et ce manque cruel de visibilité n'aidait pas à se sentir en sécurité. Un bruit de course, un arrêt. Et ainsi de suite à trois reprises. Il tourna sur lui même pour tenter de trouver l'origine du bruit mais sans succès.
Mais quand on ne vas pas vers l'action, l'action vient visiblement à nous. Et cette maxime s'affirma une nouvelle fois dans le cas présent car une silhouette encore non identifiée vint percuter Raos sur le flanc et tomba de suite à ses pieds. Le choc n'était pas brutal, presque doux même, mais suffisamment surprenant pour que les réflexes du guerrier lui fasse dégainer son sabre ni une ni deux. Armé et prêt à frapper il jaugea la personne qui venait de lui rentrer dedans mais le calme de Jéol face à cette inconnue et l'odeur familière qui s'en dégageait intima très vite Raos au calme. Et a raison effectivement car lorsque cette dernière releva la tête il fut surpris de croiser un visage plus que familier!


"Luccia?"

Bien entendu il l'avait déjà reconnue mais l'étonnement était encore lisible sur son visage emmitouflé dans son épaisse cape de fourrure. En même temps croiser cette douce Druide aux abords d'un des coins les plus mal famés du Continent, il y avait de quoi être étonné tout de même. En forêt d'accord, en Bénécius ou Naturalia ça peut se comprendre, mais là c'est un peu beaucoup hors propos pour l'esprit très pragmatique de l'Héritier Helkar.

"Qu-qu'est ce que tu fait ici? Et que t'arrive t-il? C'est toi qui court depuis tout à l'heure?"

Lui qui normalement est de nature à être d'une loquacité a toute épreuve se retrouvait désormais à poser trois questions en une sous le coup de la surprise. Et puis le fait de savoir que c'est bien Luccia en face de lui, qu'il y avait des bruits de courses quelques minutes auparavant, tout cela en rajoutait un peu plus sur le lot de ses incompréhensions. Elle lui avait sauvée la vie lors de leur dernière rencontre et ils ne s'étaient pas revue depuis. D'ailleurs le parchemin que lui avait écrit l'elfe était toujours soigneusement rangé dans sa besace, relique d'une aventure épique.
Bref, on n'est jamais trop sûr. Si des coupe-jarret sont à ses trousses et essayent de lui faire les poches ils ont intérêts à s'être ramenés en nombre parceque le Nomade comptait bien assurer le protectorat de la Druide vue la situation! Elle s'était un peu écartée de lui désormais et Raos en profita pour laisser fureter son regard de point en point au milieu de la brume qui commençait lentement mais surement à se dissiper. Derrière eux une foret sombre et épaisse, et autour de ce coin de verdure s'étendaient de vastes plaines à perte de vue. Et dans toute cette peinture il n'y avait visiblement pas âme qui vive... Pourtant la Druide n'était tout de même pas de nature à se faire un marathon au milieu de Malificum pour le plaisir non?

Un nouveau bruit de course passa à quelques mètres d'eux et Raos bondit comme un fauve pour couvrir l'angle ouvert de Luccia. Il rangea son katana, prêt à frapper avec ses passes d'armes favorites et resta bien ancré sur ses positions pour pourfendre le premier idiot qui viendrait à sa porter. Nom de dieux c'est quoi cet endroit au juste? Serait-ce les idiots qu'il avait prit en filature qui venaient d'inverser les rôles ou bien? Impossible vue l'équipée de bras cassés qu'ils avaient l'air d'être mais après tout les apparences peuvent êtres trompeuses.
Une fois encore, la brume se leva un peu. Laissant apparaitre une nouvelle silhouette à quelques mètres devant, qui avait tout l'air d'être celle qui venait de passer en courant a côté d'eux il y a tout juste quelques secondes. Inutile de faire des sommations idiotes à la "Qui vas-là?" ou "Déclinez votre identité!", chez les Nomades moins on parle et mieux c'est. Si il attaque c'est un ennemi, si il attaque pas c'est un ennemi potentiel, si il parle c'est un ennemi futé (ou affreusement idiot). Grosso modo une confiance égale a zéro.
Sauf quand il entendit la voix qui se dégagea de cette silhouette qui n'était encore qu'un amas d'ombre tout juste discernable. Elle aussi était familière et le souvenir rattaché bien plus frais que l'épopée qu'il avait eu avec Luccia au château. Pour cause, cela datait de cette vieille blague de Bal qui avait eu lieu il y a tout juste une poignée de jours.


"Orpheus c'est ça?"

Il préféra tout de même demander. Primo parcequ'il n'était plus vraiment certain de son prénom et secundo pour avoir la confirmation qu'il ne se trompait pas de connaissance. En même temps avec le patronyme qu'il venait d'employer, les doutes avaient de quoi faiblir à vue d'oeil... "Reik la Truffe"... Sombre con. Ah ça c'est bien les occidentaux et leur sens de l'humour tout moisi qui ressort y'a pas de doute là dessus! Si le véritable Reik Truffaz aurait entendu ça il y a fort a parier que la zone se serait transformée en vrai champ de bataille au bout de cinq minutes.
C'est avec cette dernière réflexion qu'il reprit soudainement conscience de la présence de Luccia dans son dos. Et ça par contre c'est mauvais signe. Elle connaissait sa véritable identité alors qu'il s'était présenté a Orpheus sous sa fausse identité. Profitant du couvert du brouillard tant qu'il est encore présent, il se retourna vers la belle et la regarda droit dans les yeux en lui faisant comprendre par un habile signe qu'elle ne devait surtout pas réagir a ce qu'il allait dire. Il tira une fermeture imaginaire devant sa bouche, ça devait être assez clair tout de même.


"C'est Reik Truffaz, pas "La Truffe"..." répondit Raos d'un air faussement fatigué comme si cette erreur était commise a tour de bras par tout le monde.

Il allait bien falloir qu'un jour ou l'autre il avoue a Orpheus que son vrai nom n'est pas Reik Truffaz mais Raos Helkar. Mais vue le caractère du guerrier qui avait l'air d'être aussi incisif que celui du Nomade... Il risquait pas forcément de bien le prendre sur le coup, un peu beaucoup l'impression de s'être fait prendre pour une buse depuis le début. Enfin bon, ce guerrier n'était pas une connaissance détestable, loin de là même, et il se voyait mal lui mentir pendant des décennies entières. Si il voulait pouvoir le recroiser sans se sentir prit entre deux feux a chaque fois, il allait devoir assumer sa fourberie du Bal. Fourberie pesée avec science tout de même car vue la tournure qu'avait prit les événements il n'aurait pas fallu qu'il apparaisse là-bas sous sa véritable identité. Et grâce a son masque en début de soirée, sa tête de chien en fin de soirée, et sa sortie rapide dans le dos de tout le monde, rares on été ceux à avoir vue son visage pour de bon... Excepté Orpheus bien entendu.

"Et je suis venu dans le coin pour mettre la main sur un proche et parler affaire. Et toi?"

Il tapota la garde son sabre sur les mots "parler affaire". Entre guerrier ils se comprenaient bien ces deux là et un signe de ce genre n'était autre que la traduction ouverte de "Je rentre, je le chope par le col, je lui pète le nez... après on cause." voir pire. C'était un des côtés très agréable avec Orpheus, le dialogue de bretteur.
Le brouillard commençait à n'être qu'un vague souvenir et quelques rayons de soleil arrivaient même à transpercer l'épais couvert de nuage grisâtres au dessus de leurs têtes. Il distingua pour de bon la silhouette d'Orpheus et se rapprocha de lui, accompagné de Luccia. Derrière eux se dessina l'imposante silhouette de la Cité Interdite. Haute, large, d'une architecture oscillant entre le gothique et l'antique, c'était un édifice vraiment impressionnant. Et selon les légendes a son sujet, elle cache bien de plus de mystères et de superficie en ses fondements qu'à l'extérieur. Si les malandrins qu'il suivait s'étaient déjà engagés dans les murs de la cité, ça n'allait pas être une partie de plaisir de leur mettre la main dessus.
En tout cas pour le moment ce lieux de malheur avait tout l'air de se transformer en carrefour de rencontre: Raos ne s'attendait tout bonnement pas à croiser ces deux là dans ce coin reculé. Ils avaient surement chacun leurs objectifs mais le hasard faisait bien les choses.

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Luccia
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mer 14 Déc - 14:28


    Manifestement, Raos était tout aussi surpris que l'elfe de la voir en ces lieux infâmes. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Et bien, pour le coup, elle se le demandait bien ! Déjà quelqu'un, ou quelque chose, à ses trousses... Même si elle s'attendait à être pas mal bousculée en s'aventurant à Malificium, l'aventure commençait déjà à être périlleuse. Après, pourquoi y était-elle allée aujourd'hui ? Le pressentiment qu'elle y serait utile ? Peut-être. De toute façon, il en était ainsi, et maintenant qu'elle était là, elle n'était pas du genre à faire demi tour devant la moindre menace. Était-ce elle que le Nomade avait entendu courir ? Certainement oui, mais, à ses yeux, elle n'était pas seule.


     «  Faut croire oui... Il... Il y a quelque chose de bizarre... » 

    La belle elfe était sur ses gardes et ne cessait de regarder un peu partout pour voir si la menace rodait toujours, lorsqu'elle sentit la même aura, la même rapidité de mouvement, la frôler si près. Raos, fidèle à lui même, réagit instinctivement. La druide comprit qu'elle ne s'était pas mentie en se sentant davantage en sécurité quand elle demeurait à proximité de lui. Mais là, cette... chose (?) était étrange. C'était comme si elle nous tenait... Comme si on ne pouvait pas lui échapper.


    Luccia était prête à adopter un forme plus féroce lorsqu'un individu apparut. L'elfe douta sérieusement que ce soit lui qui l'ait poursuivie jusque là. Pas qu'elle ne sous estime cet être inconnu, mais plutôt parce qu'il n'avait pas l'allure d'un mage, et qu'elle était persuadée que seule la magie pouvait créer ce genre de phénomènes... Ces ombres rapides et non identifiables... Enfin, il valait mieux attendre des explications, mais elle resta sur ses gardes, sachant qu'à tout moment, le danger pourrait survenir.


    Luccia se trouvait derrière Raos alors que l'inconnu se mit à s'adresser à lui, d'un nom différent que celui avec lequel le nomade s'était présenté à elle. Alors comme ça ils se connaissaient. Machinalement, la druide se tourna, étonnée, vers le nomade. Et, oui, il s'agissait bien de l'homme qui s'était présenté à elle sous le nom de Raos Helkar. Pourquoi avoir menti à l'un d'eux ? Vu la présentation détaillée sur ses origines qu'il lui avait faite il y a quelques temps de cela, l'elfe eut du mal à douter de sa parole vis à vis d'elle. Peut-être qu'elle se trompait, mais elle ne voulait pas croire à cela. Il valait mieux attendre que les explications concernant ce malentendu viennent à elle. L'Héritier lui en parlerait sûrement plus tard. C'est pourquoi il ne lui serait pas venu à l'idée de réagir sur ce fait, que le nomade lui ait lancé ce regard et ce signe d'avertissement ou non.


    Elle resta simplement attentive à l’inter locution entre les deux hommes, qui semblaient entretenir d'étranges relations. L'inconnu se prénommait Orpheus... Restait à savoir si lui aussi avait menti sur son identité. Raos était apparemment venu pour retrouver un 'proche'. Ici ? Il avait donc des relations plutôt hostiles. La cité Interdite n’apparaissait pas comme très accueillante... D'ailleurs, la voilà qui était dressée juste devant eux maintenant. Cette forteresse respirait le mal, et l'elfe blonde ne doutait pas qu'il se soit passé d'atroces choses en son enceinte. Et, c'était pourtant certainement là qu'elle irait. Au cœur des dangers en somme. Et, de plus, si Raos comptait s'y aventurer, elle serait poussée à y aller. Pas qu'elle veuille le couver telle une mère, loin de là... C'était juste un besoin d'entraide, connaissant l'impulsivité du Nomade. Après tout maintenant qu'elle était là, autant qu'elle serve à quelque chose. Et le guerrier, était-il prêt à entrer dans ce sombre endroit, ou avait-il d'autres intentions ? Le nomade avait-il confiance en cet homme ? Trop de questions se bousculaient dans son petit crâne, et, elle n'attendait que le moment où elle aurait ses réponses, mais elle le ferait avec patience, puisqu'elles arriveraient certainement bien assez tôt. Elle restait donc dans une phase d'observation, dirigeant alternativement son doux regard entre l'échange entre les deux hommes et la cité, vers laquelle elle fit finalement quelques pas.





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Orpheus Neiphereum
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Sam 17 Déc - 19:10

A trou perdu du monde, on associait souvent le mot "danger" parce que c'est toujours dans le trou du c*l du monde que les pires choses viennent se terrer. Orpheus en était conscient en venant jusqu'à la cité interdite. Cité interdite, quelle appellation débile, digne du territoire maléfique en fin de compte. Là-bas, tout avait une connotation mauvaise. "Maléfique", "maudit", "hanté", ils aimaient faire dans le stéréotype en fin de compte? Le chevalier avait la possibilité de laisser libre cours à son imagination pendant son voyage, trouvant toujours quelque chose à critiquer. En général, cela retournait souvent sur le sujet des chevaliers qu'il portait bien loin de son coeur. Pourquoi être chevalier allez-vous lui demander? Parce qu'il peut embêter les gens et que par son nom, on ne pouvait se résoudre à le virer, quoique d'après ce qu'on lui avait raconté, Integral avait été viré des chevaliers pendant une période, probablement parce qu'ils s'étaient aperçus qu'il était un bon à rien. Tout doux, penser à un sandwish, à un cadavre, penser à n'importe quoi d'autre pour éviter une effusion d'insultes inutiles.

Et justement, il avait la chance de tomber sur une connaissance! Qu'est-ce que ce type foutait là? Au fond, il était sympathique au bal, mais chacun s'était barré dans son coin à la fin de l'évènement, sans demander son reste. De toute façon, la fin de leur conversation s'était résumée à un "Côaaaaaaaa!" et un "Ouafff!". Jusqu'à présent, Orpheus s'était toujours demandé si le "Ouaf" de Reik signifiait "va te faire ailleurs sale volatille" ou bien un simple "au revoir mon brave!". Ils s'étaient battus côte à côte comme de véritables compagnons malgré la situation désastreuse dans laquelle ils se trouvaient et l'aspect physique qu'ils avaient été obligés d'adopter. En fin de compte, ce devait être insultant pour le nomade que le chevalier ait oublié son nom. Justement, l'individu le reprit sur son nom et le blondinet répondit d'un air vraiment blasé comme si, et c'était le cas en fait, il n'en avait quasiment rien à faire. Que des détails! Il avait retenu le prénom c'était déjà un bon point non?

"Oui, oui, Reik Truffaz, ma langue a fourché."

Et comme il était de bonne foi, il n'admettait pas non plus s'être trompé. Sacré chevalier. Heureusement qu'il ne notait pas les regards qu'échangeaient les deux devant lui parce qu'il aurait soupçonné quelque chose de louche à propos de ce pseudonyme. Le nomade n'insista pas plus longtemps et ne fit pas non plus de scène parce que son nom avait été défiguré, un bon point pour lui parce qu'Orpheus était tellement sur les nerfs qu'il pourrait dégainer simplement parce qu'un inconnu lui aurait adressé un regard. Là, il se contenait parce qu'il s'agissait d'une personne connue au bataillon. Il ne put réprimer un sourire en coin, malgré ses efforts pour garder une expression neutre. Parler affaire dans un tel lieu? Les habitants d'un espace "interdit" ne devaient pas utiliser particulièrement la discussion en guise de bienvenue. Là, il retrouvait cet homme qui l'avait amusé et qu'il avait apprécié un court instant. A son tour de donner la raison de sa venue?

"Affaire de famille, j'ai des… négociations à faire. Je ne peux pas t'en dire d'avantage."

Parce qu'il n'en savait pas d'avantage! Mais ça, il se garda bien de l'avouer ouvertement, se faisant ainsi passer pour le premier benêt en chef. Bien sûr, les négociations, avec la main qui tapotait à son tour son épée et un regard lourd en sous-entendu et déjà complice ,ne laissaient pas le loisir de ne pas comprendre le sens caché de cette phrase. Il allait essayer de savoir si son ancêtre était passé par là, "interrogerait" des personnes au hasard et zigouillerait le reste. En fonction de son humeur ce serait plus ou moins brutal, on peut dire ça comme ça.

Pendant tout le long de cet échange, la femme était restée muette. Orpheus lui jetait des regards furtifs, d'une part parce qu'elle n'était pas si moche à regarder, d'autre part, pour être certain qu'elle ne manigançait rien de louche derrière son dos. On n'est jamais trop prudent et l'ami d'un jour peu rapidement devenir l'ennemi de demain. Déjà que ce Reik était presque un inconnu, il n'allait pas le croire sur parole, ni faire confiance aveuglément à ceux qui l'accompagnait. Disons qu'il allait garder l'arme proche de ses doigts et qu'il verrait bien en temps venu si il devait dégainer et dans quel sens il allait devoir balancer ses armes. A un contre deux, il n'allait pas faire long feu alors il espérait que ces doutes soient infondés. En faisant un signe de la tête vers Luccia, il finit par ajouter:

"Je n'ai pas eu le plaisir d'entendre son nom. Est-ce que c'est ta…?"

Pas la peine de finir la phrase, tous comprendrait le sous-entendu et le malentendu. Le chevalier n'en avait cure de toute façon. Qu'ils fassent leur balade en amoureux où ils voulaient, tant qu'ils ne lui mettaient pas des bâtons dans les roues, ça lui était égal. Le chevalier se tourna vers l'entrée démesurément grande et soupira. Combien de temps allaient-ils prendre pour en explorer tous les recoins? Et en disant "ils", cela impliquait une alliance entre explorateur. Au fond, ce n'était pas plus mal de faire la visite accompagné, question de sécurité. Alors sans plus tarder, il conclut:

"Peut-être qu'on devrait aller régler nos affaires plutôt que de poireauter comme des boulets devant en laissant le temps à ce qu'il y a à l'intérieur de nous repérer tous?"
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Cirdan Dödsfall
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 10 Jan - 16:59

    Voilà un groupe de trois jeune gens qui approchaient. De loin comme il s'était mis, il ne pouvait pas clairement distinguer qui était qui. Même les voix lui paraissaient venir du fin fond d'une montagne ou d'un vallée, suivant la préférence. Par conséquent, le Nomade n'avait d'autre choix que de s'approcher davantage. A pas de velours comme il avait appris à peaufiner cette technique durant sa longue vie, il était maintenant presque à distance de pouvoir apercevoir les visages du groupuscule qui avait finit par sortir de la forêt et qui donc se trouvait devant la porte immense de la cité interdite. Il était vrai que cette cité était imposante. Plus Cirdan la regardait et plus elle lui donnait le vertige et encore, ce n'était que d'en bas, imaginez sur les remparts...

    Ce n'est que lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques mètres de là qu'il pu enfin reconnaître deux des trois personnes. Ce n'était pas comme s'il était cul et chemise avec ces deux gens mais surement n'avait-il rien à craindre d'eux en apparence. Cependant la scène vue de loin, faisait nettement penser à un affrontement qui en était son balbutiement, les épées dégainés et poignées en main. Le Nomade se demandait s'il n'allait pas intervenir pour venir en aide à l'Héritier du Clan Helkar qui lui avait paru fort sympathique et digne de confiance depuis leur rencontre dans le Désert... Il faut dire qu'entre Nomades, excepté les Nomades Noires, les clans n'avaient pas souvent de contacts belliqueux du moins des souvenirs qu'en avait Cirdan. Puis au final, il n'en fit rien, les attitudes avaient légèrement changées et les discussions battaient leur plein enfin... dans la limite de loquacité de Raos et son interlocuteur, ce qui frisait bien vite le zéro absolu en réalité...

    Cirdan resta un moment à observer la scène. Il avait également reconnu la Druidesse derrière le Nomade. Ainsi, elle et lui avait une connaissance en commun. Elle n'avait pas l'air d'avoir été autant atteinte que lui pendant le bal de l'horreur comme ils disent et d'une certaine manière, c'était tant mieux. La preuve de témérité qu'elle avait eut à l'égard du blondinet roquet Siderea avait été tout à son honneur auprès du Nomade à la langue bien pendu. Visiblement, elle restait en retrait, derrière le protecteur Raos. Et rien qu'en un seul coup d’œil on pouvait voir qu'elle n'était pas qu'une simple connaissance, ces deux là avaient dut vivre bien des péripéties, c'était en tout cas l'impression de Cirdan... Maintenant que le Nomade était rassuré, il allait peut-être pouvoir se montrer mais ce qu'il n'avait pas calculé : Il était encore costumé et donc méconnaissable...

    Il apparu tout de même à la vue de tous, sortant de son camouflage contre le mur qui s'arrêtait à l'immense porte. Ce fut comme une apparition venue de nulle part. Il espérait que son compatriote Nomade le reconnaitrait. En tout cas, Luccia le reconnaitrait surement puisqu'elle ne l'avait connu que comme cela. Dunamys qui elle ne pouvait pas se camoufler, voletait dans les airs bien au dessus d'eux, de la terre on pouvait aisément la confondre avec un drôle d'oiseau mais bon, c'était toujours là qu'elle était le moins suspecte dirons nous...

    « Un Helkar, la Demoiselle du bal et un blondinet, si je m'attendais à rencontrer ça ici moi. »

    Visiblement, l'amnésique avait apprit à être un peu plus loquace et civilisé que lors de sa première rencontre avec Raos. Ce qu'il ne savait pas et qu'il ne pouvait pas savoir d'ailleurs vis à vis de son compère Nomade, était qu'il venait de donner le vrai nom de Raos à quelqu'un qui ne le connaissait que sous un pseudonyme... Restait à savoir si l'Héritier allait avoir un coup de sang, il avait déjà l'arme presque à la main alors... Mais Cirdan ne savait rien de tout ça, rappelons le, ce type est un peu ignorant de temps en temps, peut-être pas autant que son ancêtre mais il y a de beau restes... La petite fée vint se poser sur l'épaule de son nouveau maitre sans dire mot.

    Comment le petit groupe allait-il voir cette intrusion ? Qu'allait-il se passer vis à vis du blondinet chevalier ? Raos le reconnaitrait-il ? Tout restait encore en suspens...
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Raos Helkar
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 17 Jan - 21:06

[Allez c'est officiel je reprend du service, du moins ici o/]





Les rencontres fortuites s'enchainaient les unes après les autres devant cette fameuse Cité Interdite. Et si Orpheus semblait avoir des affaires à régler en suivant un mode opératoire similaire à celui de Raos, Luccia quant à elle n'avait toujours pas l'air plus rassurée que ça. Quoiqu'une certaine sérénité l'avait gagnée depuis sa course poursuite, surement due à la présence des deux guerriers avec elle. Elle ne pipa mot durant les maigres échanges entre Orpheus et Raos, ces deux là rivalisant d'une loquacité a toute épreuve. Le bon point étant toutefois qu'ils ne risquaient pas de se perdre en de longs discours de retrouvailles, ressassants sans cesse des histoires dont plus personne ne se préoccupe désormais. C'est un fait indéniable: ces deux-là sont de la même trempe, forgés dans le même métal. Froids, durs et efficaces.
Le Nomade reçu l'avoeux d'Orpheus quant à sa présence ici par un hochement approbateur de la tête. Il n'y avait rien de plus a dire, nul besoin d'épiloguer. Heureux hasard que de se retrouver là, ils allaient surement faire un bout de chemin ensemble ce qui assurera un large minimum de sécurité pour tout le monde. Si ils n'avaient pas encore de véritables occasions de croiser le fer côte a côté, cela ne saurait tarder. Et l'Héritier Helkar ne doutait pas un seul instant de la capacité du blondinet à se défendre lorsque la situation l'exigeait. Au-delà de son air un tantinet pédant il avait tout l'air d'un homme d'arme avéré.

Discussion close, le bretteur sauta du coq à l'âne pour porter son attention sur Luccia. Restée discrète depuis le début, légèrement en retrait par rapport a Raos, la présence de cette dernière semblait intriguer. D'ailleurs le Nomade n'avait pas été dupe des quelques regards lancés furtivement à l'encontre de la Druide mais il n'avait noté cela que comme une simple curiosité parmi tant d'autre. Après tout il réagirait pareil dans une telle situation, mieux savoir à qui on a affaire en face de soit, surtout en un lieu pareil. Par contre lorsque Orpheus commença à s'interroger entre les liens qui unissaient ces deux là, les yeux de Raos s'écarquillèrent et il rebondit aussitôt, presque gêné d'une telle allusion.


"Hein? Oh non c'est pas du tout ce que tu penses, on s'est retrouvé ici avec autant de hasard que ta venue. Une connaissance, croisée à Bénécius lors d'une aventure assez... particulière."

Et le mot est faible. Ce jour là le château, fief des Chevaliers, avait raisonné du nom de Raos Helkar. Trois morts par sa lame, sa tête promise au gibet, c'était un miracle qu'ils aient réussis a s'échapper. Une chance qu'il doit en partie à l'aide indirect du Seigneur-Commandant Ulrick Elimendes, frère cadet du Chef de la Chevalerie en vigueur. Si à l'origine Luccia et lui n'étaient entrés que pour porter leurs condoléances au défunt Integral Neiphereum, la situation avait viré au cauchemar par la suite. La belle druide avait sut faire ses preuves comme alliée de taille et c'est sur son dos que Raos fut trainé vers la sortie, incapable de se mouvoir par lui même suite aux coups que lui avaient infligés les geôliers avant son jugement. Fait étonnant, il n'y eu aucune poursuite à leurs encontre et jamais plus ils n'entendirent parler de l'incident du château. Tout deux avaient dut quitter Bénécius chacun de leur côté.
Se ressaisissant tant bien que mal suite à l'hypothèse malencontreuse d'Orpheus, Raos retrouva son air de marbre et sa mine profonde. Rien ne devait le perturber face à l'adversité qu'il s'apprêtait à affronter. Les sentiments de ce genre forment un registre dans lequel il refuse de s'abandonner. L'amour est un noeud coulant, la fin de la maxime qui guidait ses pas résonna une fois de plus dans tout son être, raffermissant ses prises et faisant bruler son regard d'une fougue imperturbable.

Fort heureusement pour lui Orpheus ne s'éternisa pas sur ce sujet et proposa aussitôt de décaler cette petite assemblée. Une nouvelle fois Raos opina du chef et emboita le pas sans dire un mot, l'action parlant pour lui. Le temps commençait a s'éclaircir pour de bon et les brumes matinales se dispersaient jusqu'à laisser pointer quelques nouveaux rayons de soleil. Maigres et tout juste lumineux, ces faisceaux ne faisaient qu'amplifier l'imposante stature de la cité face à ce groupuscule d'aventurier que le hasard venait de former. Il n'y avait là aucune beauté dans ce paysage délabré, cette architecture salit par les ténèbres, et pourtant l'Héritier ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain respect face à l'édifice. Ces pierres devaient êtres chargées d'une histoire si lourde, remplies de pleurs et de souffrances qu'il ne suffirait que de les fouler pour se sentir imprégné du mal ancestral hantant la Cité Interdite.
Soudainement, l'extirpant de ses pensées toutes droites dirigées vers la Cité recherchée, une nouvelle silhouette se dessina à quelques mètres d'eux. Inconnue aux premiers abords, il ne mit pas longtemps à faire le lien avec le combattant qu'il avait déjà croisé durant une tempête de sable au Désert. Cïrdan Dodsfall et sa dégaine type s'avançait droit sur eux, avec son air qui oscillait éternellement entre jovial et ferme sans savoir à quel côté l'on pouvait donné la part belle.
Décidément cette Cité reculée commençait à devenir un véritable lieux de rencontre pour personnalités en tout genre, à croire qu'il s'agissait de l'exquise destination pour passer un séjour en vacance! Au moins il ne croisait pas de visages qu'i aurait préféré éviter. Un maigre sourire, grand effort en soit, se dessina sur le faciès du Nomade et il alla interpeller son confrère mais... là c'est le drame.

Si auparavant il avait réussi a faire les gros yeux a Luccia pour qu'elle ne tique pas au sujet de sa fausse-identité, ce détail ne l'avait pas frappé à nouveau en apercevant Cïrdan. Et quand bien même, comment lancer un regard lourd de sens à quelqu'un se tenant encore à une centaine de mètre de vous? Puis qui aurait pus prédire, grand dieu, que cet abruti allait lancer le vrai nom de Raos à la cantonade comme ça! D'accord ses origines elfiques devaient lui donner une bien meilleur vue que lui humain, mais tout de même!
L'effet ne se fit pas attendre: Raos se figea d'un coup dans sa marche et sa dextre alla immédiatement se poser sur la garde de son arme. Nouveau revirement de situation, nouvelle adaptation. Ce n'était pas de Cïrdan qu'il se méfiait en l'occurrence, mais de la réaction d'Orpheus. Comment cet ami d'un soir allait-il réagir face à la découverte que l'homme qu'il croyait connaitre sous l'identité de Reik Truffaz n'était en réalité qu'un vil imposteur? Au vue de son caractère de feu, du même acabit que celui de Raos, il aurait tôt fait de répondre à cette interrogation en fouettant l'air de son épée, voila tout. Dés lors que son camarade Nomade fut a portée raisonnable de vue, Raos le fusilla du regard sans merci. Jéol aurait été de la partie, son poil ce serait hérissé sans sommation et il aurait acceuilli le demi-elfe par un sourire carnassier, hélas son compagnon était sagement resté en lieux sûr avec une mission toute particulière entre les pattes: garder la planque de Raos à Malificium et tout ce qu'il s'y trouvait à l'intérieur.
Instinctivement le Nomade recula d'un pas et tâcha une nouvelle fois de se placer en couverture prêt de Luccia. On sais jamais vers qui le coup pourrait partir en cas de mésentente et il était plus à même de l'encaisser. Quant à Cïrdan, si un brin d'intelligence subsiste encore au milieu de sa cervelle de moineau, il allait arrêter de marcher vers eux sans qu'on ai a lui demander.


"Merci Cïrdan de cette entée discrète." lâcha Raos d'une voix tranchante et sans appel, dans laquelle aucune pointe d'amitié ne venait s'immiscer.

Depuis l'énonciation de son nom il n'avait pas quitté Orpheus des yeux. Certes son attitude pouvait sembler un poil hostile vue comme ça mais ce n'était que la moindre des choses pour assurer une quelconque défense au cas où le blond s'emporterait. Et d'ailleurs même si ce dernier semblait se retenir de tiquer face au nouveau nom de famille de "Reik Truffaz", on pouvait deviner qu'une certaine tension venait de s'installer au milieu de la scène. Raos ne pouvait se permettre d'entamer un combat contre cet homme avant même d'être entré dans la Cité Interdite. De surcroit quant on sais qu'ils comptaient tout deux s'allier l'espace de cette aventure afin de surmonter les épreuves sans avoir à trop en payer les conséquences. D'avantages, ces rencontres allaient devenir inconvénients.


*Les relations avec les autres sont des cordes qui nous entravent et l'amour est un noeud coulant, bordel!*

Sa vieille maxime tournait en rond dans sa tête. Que faire? Démentir les avances de Cïrdan et rester Reik Truffaz ou tout avouer à Orpheus? La seconde solution semblait être la plus juste bien entendu mais le caractère du bretteur occidental était bien plus explosif que celui de son homologue Nomade du Vent. Encore unef ois, il ne pouvait se permettre que les choses tournent mal. Ces deux là s'étaient rencontrés au mauvais moment et lors du bal Raos n'avait d'autres choix que de se créer une nouvelle identité sous peine de mettre les pieds dans un monde bien trop venimeux pour lui. En d'autres circonstances Orpheus aurait eu le droit à son pédigrée, bien que ce genre de détails doivent bien lui sembler futiles.

"Et bien la supercherie aura été de courte durée. J'aurais dut t'en parler avant Orpheus mais je ne savais pas trop par où aborder le sujet. Je ne m'appel pas Reik Truffaz, c'était une fausse identité que j'avais revêtit le temps du Bal pour qu'on ne puisse pas me retrouver si les choses venaient à mal tourner. Mon vrai nom est Raos Helkar, fils de Shalaan le Traitre et de mère inconnue, Héritier du Clan Helkar... et j'aurais préféré que tu l'apprenne dans de meilleurs conditions."

Ces quelques phrases étaient pour Raos un véritable discours d'élections. Il ne tenait pas a se justifier outre-mesure mais avant tout à mettre les choses au clair entres eux. A la fin de son laïus, il adressa un nouveau regard lourd de sens à l'encontre de Cïrdan qui venait de tout foutre en l'air en débarquant le bec enfariné. Franchement ce type est quelqu'un de bien, bon combattant et de compagnie agréable, mais là il venait d'apparaitre comme un terrible fardeau. Mais dans le fond qui était le fautif entre lui qui débarque de nulle part et Raos qui avait mentit sans rétablir la vérité au préalable? Equilibre serré mais bien entendu vue de chez Raos tout les torts revenaient à Cïrdan qui aurait dut se montrer moins prolixe à son encontre. Vigilance constante nom de dieu, vigilance constante!
Le silence se posa comme une chape de plomb et bien que le discours de Raos appelait à une paix retrouvée, sa posture quant à elle décrivait un homme prêt à en découdre si la situation venait à empirer.


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Luccia
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mer 18 Jan - 19:06



    La druide suivait le dialogue des deux hommes d'une oreille seulement, pensant que ce qu'ils avaient à se dire ne la regardait nullement, lorsque le chevalier blond parla d'elle. Il était vrai que la belle elfe n'avait pas eu l'occasion de se présenter à cet individu. Il ne savait rien de son identité ainsi que de sa relation avec Raos, comme le montra ses suivantes paroles... Des paroles qui ne manquèrent pas de la faire sourire. L'héritier Helkar semblait tout gêné, ce qui était compréhensible pour un fier guerrier comme lui. Une aventure assez particulière... Ah ça ! Pas comme si le nomade avait échappé de justesse à la pendaison ! Enfin, Luccia ne fit pas outre de la politesse une fois que Raos eut achevé sa phrase :



     «  Enchantée, mon nom est Luccia. » 

    La suggestion d'Orpheus, concernant le fait qu'il valait mieux ne pas traîner ici, entraîna un hochement de tête de la part de la druide, qui n'avait pas oublié la présence inconnue qui l'avait suivie jusque là, et qui ne s'était pas fait ressentir depuis. Il serait donc plus rassurant de partir. Enfin, partir en direction de la Cité Interdite, donc le mot 'rassurant' n'était peut être pas bien approprié, mais relativement disons. Cependant, ils n’eurent point le temps de s'extirper de ce lieu car une venue toute aussi étrange et d'une coïncidence tout autant étonnante vint à eux.


    Il s'agissait là de l'homme qu'elle avait vu au bal stupide dans lequel elle s'était rendue. Ils n'avaient même pas eu l'occasion de se présenter, mais Luccia avait tout de même retenu de lui une certaine arrogance. Celui là ne se laissait pas faire, et avait donné du fil à retordre à l'hôte. Enfin, il était donc lui aussi ici, peut être encore par le plus grand des hasards. La blonde ne manqua pas,d' écarquiller les yeux devant la surprise de le voir lui aussi ici. Il s'appelait donc Cirdan manifestement, et le nomade le connaissait également ! Décidément, les surprises s'enchaînaient. D'abord, ce problème d'identité... Tiens, d'ailleurs, l'homme du bal mit les pieds en plein dans le plat. Dommage... Enfin, au moins, ils seraient fixés. Et puis, que cette affaire soit réglée maintenant n'était pas plus mal tous comptes faits.


    Luccia observa la réaction de Raos, qui n'était pas fier, et fut néanmoins surprise de voir qu'il mettait la main sur son arme. Alors, avait-il confiance ou non en cet Orpheus ? Ou peut-être que ce dernier était plus imprévisible qu'il n'y paraissait à première vue ? Enfin, il s'expliqua. Et, on voyait que les révélations de ce genre n'étaient pas son truc. Mais il fut honnête. Il lui avait donc donné son faux nom pour le bal. Tout s'expliquait. Tiens, les deux hommes étaient donc eux aussi au 'bal de l'horreur'. Et bien, malgré leur loquacité, la druide en apprenait des choses ! Ils allaient à l'essentiel ces deux là en tout cas.


    Luccia ne savait pas comment allait réagir Orpheus, mais elle pressentait qu'il ne fallait pas rester ici, donc elle opta pour ne pas envenimer le conflit s'il venait à apparaître maintenant que les explications étaient données. Ayant entièrement confiance en Raos, et sachant que ce dernier semblait plutôt apprécier Orpheus, elle s'avança entre eux. Puis, d'un regard furtif vers Cirdan puis vers le chevalier, elle prit la parole de sa voix douce mais légèrement angoissée.



     «  Écoutez, je crois que ce n'est vraiment pas une bonne idée de rester aussi exposés... » 

    Un événement qui sonna comme un avertissement dans la tête de Luccia vint confirmer ses dires. En effet, une flèche venue d'on ne sait où vint se planter dans le sol herbeux juste devant elle. Elle leva les yeux pour détecter sa provenance, mais ne sut même pas dire sa direction. Elle retint son souffle quelques secondes, puis poursuivit :



     «  Vraiment, ne traînons pas ici ! » 




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Orpheus Neiphereum
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Sam 21 Jan - 17:53

Il ne venait que pour avoir le coeur net à propos d'une chose qui lui tenait à coeur, une obsession maladive qui l'enveloppait quotidiennement de noirceur alors que dans sa famille, on avait toujours tout fait pour lui donner une bonne image d'un ancêtre tir au flanc et sympathique. Après tout, il était mort et ce qui appartenait au passé y restait, aucune raison de s'attarder sur la question d'Integral Neiphereum. Pourtant, Orpheus était borné au possible et ce qu'il voulait obtenir, il l'obtiendrait, quitte à parcourir des kilomètres pendant des années. Cette fois-ci, le déplacement en vaudrait-il le coup? La cité interdite abritait bien des secrets et peut-être des indices. Cependant, impossible d'y accéder. Non, pas de pièges ou d'obstacles pour le moment, juste des personnes, deux pour être plus précis qui s'avéraient se trouver au même endroit pour une autre raison mais dont le mode opératoire restait le même que le sien. Tout comme Reik, Orpheus voulait entrer pour taper sur quelque chose, se frayer un chemin vers ce qu'il désirait point barre. Accompagné d'une charmante connaissance, le nomade ne tardait pas à s'enquérir de ses objectifs et le chevalier n'en dévoila pas plus que nécessaire.

L'exploration devait être simple, rapide, discrète. En groupe c'était impossible alors il faudrait employer une technique bien moins délicate et un poil plus brutale si nécessaire. Comme si cela ne suffisait pas, une tierce personne faisait déjà son apparition en apportant un point de réflexion au chevalier qui s'attendait à tout, sauf à entendre ce nom dans un tel lieu. Un helkar… Cependant, l'approche de cet individu, ce "Cirdan", en particulier ce "blondinet" lâché comme si de rien était, donnait déjà à Orpheus des envies de meurtre. Immédiatement, il répliqua avec un argument qui ne volait pas plus haut que sa botte.

"Mon dieu, qu'est-ce qu'un vieil homme fout ici!"

Chevelure blanche, aucun salut, un cheveu sur la soupe, une… quoi quoi? Pourquoi le Truffaz s'était mis en garde tout en le regardant. A mais oui, ce n'était plus Truffaz mais Helkar pour son cas… Neutre, le chevalier le dévisagea tout en l'écoutant parler. Même si son visage ne laissait rien paraitre, tout ce déluge d'information, cette coïncidence incroyable était en train de le faire tomber des nues. Sérieusement? L'héritier en personne devant ses yeux? Tout aussi étrange que cela puisse paraitre, les personnes ayant un lien avec les anciens amis de son feu arrière (etc) grand-père ne lui inspiraient pas d'aversion. Ils n'étaient en rien responsable de leurs origines, pas plus qu'il ne l'était de la sienne. Toutefois, ce qu'il n'appréciait que moyennement, c'était qu'on se paie de sa tête en le faisant passer pour un triple imbécile. Depuis donc le début, il était en train de déblatérer du "Reik Truffaz" à tout bout de champ alors que Luccia et le nomade savaient tous deux qu'il était en train d'employer un faux nom? Ses doigts se dépliaient et se refermaient, le poing se serrait et se déserrait sans pour autant atterrir sur le visage de qui que ce soit. Le blond chevalier fixait l'héritier dans le blanc des yeux.

"J'aurai probablement aimé l'apprendre d'une autre manière également mais ça ne fait rien."

Tout dans son regard indiquait que l'éponge n'était pas passée et que Raos ne perdait rien pour attendre. Malgré tout, le chevalier se retenait de se battre, et d'une parce qu'il serait en sous nombre puisque que les autres semblaient se connaitre entre eux, d'autre part, parce qu'il réserverait une quelconque vengeance à plus tard. Encore une fois, il ne pourrait que compter sur lui-même et non sur des "coéquipiers" qui n'étaient même pas fichus de donner leur vrai nom. Luccia était peut-être un pseudonyme également qui sait? La voix apaisante de l'unique présence féminine les rappela très vite à l'ordre, ainsi qu'une première flèche.

"Bien, en restant en évidence devant l'entrée pendant assez de temps, nous avons pu faire savoir que nous étions des idiots d'aventurier assez stupides pour vouloir s'intéresser à l'habitat de quelqu'un qui aimerait nous voir dix pieds sous terre. Comme ça, on évitera l'effet de surprise."

Une autre flèche atterrissait non loin de la précédente. D'accord, à plus tard les hostilités au sein du groupe, pour l'instant, il s'agissait de sauver les fesses de chacun. Si seulement il y avait eu une entrée secrète, ils auraient pu s'y introduire en silence pour éviter d'éveiller les soupçons. Sachant que les responsables de toute cette agitation n'étaient même pas visibles, la première chose à faire était de se replier, la seconde d'entrer, soit en fracassant des crânes sur le passage, soit en employant une ruse travaillée. Ne connaissant les pouvoirs de personne et ayant tout sauf envie de coopérer ouvertement, le chevalier était bien mal parti pour trouver une solution tout seul.

"Si quelqu'un a une petite idée magique pour entrer sans devenir une passoire entre temps, c'est peut-être le moment de la partager."
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Cirdan Dödsfall
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 24 Jan - 15:21

    Bien, tout ceci était pour le moins rocambolesque, même pour le Nomade qui depuis son départ en avait vécu des vertes et des pas mures... M'enfin là, ce n'était qu'un embrouillamini de quiproquo grotesque, que voulez vous, la vie était faite ainsi. Donc ainsi, en abordant ainsi l'ainsi faussement nommé Reik auprès du blondinet c'est ainsi que Cirdan trahit sans le vouloir la couverture de notre Héritier qui pour le coup aurait pu se retrouver dans de beau drap et certainement pas en satin ceux là... En tout cas, notre héro avait bien compris la mise en garde furtive mais néanmoins significative de son ex-coéquipier de tempête. Il ne savait pour le coup plus s'il allait se prendre une avoinée ou s'il pouvait toujours le considérer comme allié. Il en était de même pour le chevalier, allait-il être hostile ?

    Visiblement, non, enfin presque. Il était clair que la verve un temps soit peu effrontée de Cirdan n'était jamais du goût de tout le monde. Déjà de Neelahn, puis de Calliopé mais aussi du blondinet roquet du bal et j'en passe. La liste était longue. En fait, il n'y avait qu'avec Luccia dont il ne connaissait pas le nom et Raos qu'il n'avait jamais été incisif dans ses sobriquets. Pour le coup, la réponse de type en armure le laissa de marbre, ou plutôt en apparence, il se retenait entre l'envie de riposter et l'envie de rire. M'enfin, il n'en fit rien, se contentant de laisser cette parole en l'air. L'heure n'était au final pas à de telle considération puisque à peine la Druidesse avait-elle fait interposition entre eux qu'une flèche puis une deuxième vint interrompre définitivement toute discussion... Même si d'emblée, ils ne paraissaient pas tous fait pour coopérer, ils allaient bien devoir s'entendre s'ils ne voulaient pas, comme Orpheus le pensait à juste titre, « finir en passoire ».


    « Le salopiot qui m'a subtiliser mes affaires s'est barré par un souterrain caché. On peut toujours essayer par là bas. Quand aux flèches, je m'en occupe »

    On pouvait aisément croire que Cirdan durant tout ce temps ne s'était pas méfié d'eux et pourtant sa main depuis tout ce temps s'était portée sur la garde de son katana. A vrai dire, chez lui, c'était plus un pure réflexe qu'une réaction sur le moment. Peut-être sa poignée était-elle douce, qui sait... En tout cas, il était prêt à toute éventualité de refus ou même pire.

    Le Nomade amnésique espérait que la malchance qui le suivait comme son ombre ne serait pas au rendez-vous cette fois-ci. Et pour l'instant, il n'avait fait qu'en jouer entre les quiproquo, trahison sans le vouloir et le reste. Contrairement à ce que le Nomade envisageait, une petite être toute de bleue nommée si joliment Dunamys vint y mettre son grain de sel. S'élevant légèrement, elle passa devant la tête de Cirdan, lui lançant :

    « Toi avec ta malchance, non merci. C'est à moi »
    Finit-elle en se frottant les mains comme si elle venait de trouver le moyen d'emmerder son monde. Ce qui était loin d'être le cas bien sure.

    S'élevant cette fois-ci franchement au dessus du petit groupe, un barrière bleutée en forme de cloche engloba soudainement les comparses. Ceci étant fait, il ne fallait pas non plus tarder à se rendre en lieu « sure » si tant est qu'il en y avait un dans ou en dehors de cette Cité Interdite. En tout cas, Cirdan avait bien cette solution du souterrain mais il doutait qu'une idée venue d'un inconnu pour l'un, d'un presque inconnu pour l'autre et d'un « traitre » pour le dernier, soit la bienvenue. Mais leur restait-il une assez grande marche de manœuvre pour faire les difficiles ? Peut-être que oui, peut-être que non.


    « Ca tiendra que quelques temps alors messieurs dame, décidez vous ! »
    Lança à nouveau la petite fée d'en haut.

    S'il le voulait, un souterrain donc qui ne s'ouvrait qu'en actionnant un certain levier qui devait se trouver non loin de l'entrée du dit souterrain, les mènerait peut-être en lieu sure ou dans un énorme piège. Tout comme son ancêtre de père auparavant, Cirdan allait-il emprunter ce passage avec les autres ? Se ferait-il hacher menu avant ? Finirait-il en passoire avec les autres parce que personne n'aurait voulu se décider ?...
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Raos Helkar
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mar 24 Jan - 20:11

Et bien si jusque là la situation était calme, tout changea du tout au tout suite à l'apparition fortuite de Cïrdan au sein de ce petit groupe d'aventuriers. Tout d'abord sa bourde sur la fausse identité de Raos, les explications rapides entre les deux bretteurs, et voila que maintenant les flèches pleuvaient sur eux. Stature de raison incitant au calme, Luccia s'interposa entre Orpheus et le Nomade pour que ces petites cachoteries évitent de tourner au bain de sang plus tôt que prévu. Fort heureusement la réaction d'Orpheus se fit moins vindicative que supposée. Et pourtant ses jointures encore blanchies et son regarde d'opale en disait long, tout à l'inverse de ce que sa parole laissait entendre. L'espace d'un instant ils se regardèrent bien droit dans les yeux et le constat ne mis pas longtemps à s'établir tant pour l'un que pour l'autre: ce qui a été fait a été fait mais les explications ne tarderont pas à venir dés que l'occasion se présentera. Et telle une note de la rédaction, ces explications promettaient d'êtres virulentes, à l'image du caractère des deux épéistes.
D'un geste sec Raos opina du chef sans lâcher le regard électrique d'Orpheus. Ils devaient parler mais ce n'était ni l'endroit ni le moment pour s'abandonner à telles futilités, une promesse remise à plus tard qu'il marqua de sa parole de Nomade.

Une énième flèche vint s'abandonner à quelques mètres de ses pieds, élément déclencheur qui le décida à passer à l'action pour de bon. Orpheus avait intimé à la magie, Luccia au repli stratégique de cette position peu enviable, Cïrdan invoqué un bouclier à partir d'un petit machin bleueté qui couinait en voletant dans son coin. Et désormais l'heure était au mouvement. Le Nomade du Vent parla d'un souterrain qu'avait emprunté un bandit quelques minutes auparavant. L'idée ne semblait vraiment pas séduisante bien qu'elle soit actuellement le seul échappatoire possible. Sinon on pouvait opter pour plus de douceur et passer directement par la grande porte sans demander son reste.
Par un habile mouvement de lame, Raos dégaina son sabre avec célérité et dévia la trajectoire d'une flèche qui fonçait droit sur lui avec la promesse de lui mordre la cuisse. Porté par le même élan il amorça sa course droit vers les murailles, contournant le bouclier crée par son camarade du désert.


"On décale prêt des murailles pour boucher notre visibilité, on avisera sur place! Ce sous-terrain je le sens pas du tout!"

Dans ses plans, qui n'incluaient que lui comme membre d'expédition et non trois autres personnes rencontrées par hasard, il comptait simplement se glisser dans la Cité Interdite avec discrétion et perpétuer un carnage à l'aide de son Traqueur. Mais ces enchainements de retrouvailles, papotages et découvertes venaient de tout faire tomber à l'eau et si au départ cela était agréable de croiser du monde, il pesta de s'être attardé à la discussion. Il n'as besoin de personne d'autre que de lui-même, preuve en est: il serais encore vivant et bien plus en sécurité en étant resté seul plutôt que de s'empêtrer avec d'autres.

Durant sa course il remarqua un des archers qui sortait de sa couverture à intervalles réguliers le temps de décocher ses flèches et qui se dissimulait à nouveau le temps de recharger. Un rythme propre, calé avec exactitude, une attitude professionnelle. Mais pas une attitude de guerrier chevronné. Raos rivalisa de feinte à droite et a gauche, décrivant une course croisée difficile à suivre par la pointe d'un arc. Il fit ainsi faire choux blancs à trois carreaux meurtriers, calquant ses pas sur le rythme de l'archer. Puis là où le quatrième trait était sensé arriver avec la même exactitude, il décocha et lança son Traqueur d'un mouvement rageur droit vers la position de l'archer. Les trois branches acérées du boomerang sifflèrent sans merci en décrivant un oblique parfait et allèrent cueillir la tête du malheureux au moment même où celle ci sortie de sa cachette. Puis il contourna la tourelle comme prévue et revint de lui-même en direction des landes que Raos et ses compagnons étaient entrain de traverser au pas de course. L'Héritier se décala de quelques mètres pour se mettre à la position d'arrivée de son Traqueur qu'il réceptionna d'un main experte pour aussitôt le ranger dans son étui dorsale.

En pointe de la formation part son départ éclair, le Helkar arriva premier au mur avec un mort au compteur. La trappe dont avait parlé Cïrdan se trouvait à quelques dizaines de mètres au devant de sa position et aucun levier ne semblait donner signe de vie aux alentours. A contrario, cent-cinquante mètres derrière lui se trouvait la grande porte de la Cité Interdite, visiblement fermée et gardée avec soin par on ne sais vraiment qui. Ces archers avaient tout l'air de faire partir d'une bande organisée qui avait élue domicile au sein de la cité abandonnée, les pauvres hommes allaient avoir du fil à retordre avec l'équipe de fougueux qui allait arriver!
D'ailleurs quelques jurons arrivèrent aux oreilles de Raos tandis que ses "camarades" du moment arrivaient tous prêt du mur. Difficile de tirer en angle droit contre une poignée de personne collée à un mur, c'est un constat simple et efficace. Restaient à voir si désormais ils comptaient sortir pour les cueillir comme des fleurs où si ils allaient battre en retraite le temps d'organiser les défenses. Aucun grésillement n'annonçait la présence de stratagème comme de l'huile chaude à faire couler le long des murailles ou autres coups fourrés du même genre et déjà des bruits de pas annonçaient un retour plus tôt que prévu.


"Sortez me buter ces abrutis, il est hors de question qu'on se fasse déranger par des fauteurs de trouble aujourd'hui!"

Et bien voyez vous cela. Pour ces coupes-jarrets ça avait l'air d'être un grand jour, ce qui expliquerait la réaction des trois chalands que Raos avait suivit jusqu'ici. Surement une rencontre avec plus fort que soit ou quelque chose dans ces eaux là, toujours est-il que l'espace d'un jour ces hommes tenaient à transformer la Cité Interdite en lieux de transaction hautement défendu. Est-ce que le "salopiot" que Cïrdan avait nommé juste avant faisait aussi partie intégrante de ces hommes? Il y avait fort a parier que ça soit le cas.
Mais déjà derrière eux le bruit caractéristique des rouages d'une grande porte se faisait entendre. Ils allaient bien mettre quelques bonnes minutes pour suffisamment ouvrir la porte avant qu'un contingent d'homme en sorte, en nombre suffisant pour que l'affrontement soit barbare et de courte durée. Raos jeta un nouveau coup d'oeil au sous-terrain qui ne lui disait toujours rien qui vaille. Il n'avait toujours pas bougé de sa position, collé dos au mur, concentré sur son analyse de la situation telle un prédateur prêt à frapper. Faisant le tour de ses comparses il fit deux mouvement sec de la tête, l'un vers l'entrée des grandes portes, l'autre vers la trappe du sol. La question muette était simple: soit l'un, soit l'autre, faites votre choix.

Mais les bandits ne comptaient visiblement pas s'arrêter là et les archers qui avaient donner l'alerte juste avant revenaient désormais à la charge d'une toute autre manière. Quatre longues cordes tombèrent des créneaux formés par l'usage de la pierre plus que par la main de l'homme. Descendant en rappel, quatre hommes armés d'arbalètes de poings se dirigeaient droit vers nos aventuriers en les gratifiant d'une nouvelle nuée de flèches. Plus courtes, plus vives et surement actionnées par un système a barillet multiples, ces derniers étaient bien moins précises mais le nombre comptait faire son office.
Ni une ni deux Raos plongea sur le côté, et ne faisant guère attention à son orientation, se rapprocha des portes d'une poignée de mètres supplémentaires. L'instinct de survie fait fit des détails. Se réceptionnant sur un genoux, l'autre plié pour lui donner un appui ferme, il dressa l'index de sa senestre devant et souffla dessus comme un crachat d'air. Une fine boule de feu de forme oblongue alla frapper l'une des cordes, embrasant cette dernière à une vitesse anormale jusqu'à en saisir l'arbalétrier qui chuta sur le sol dans un craquement sinistre.
Derrière lui le claquement final de la porte venait de résonner et déjà des cris barbares commençaient à êtres poussés, annonciateur d'une charge sanglante et enjouée. L'Héritier jeta un dernier regard aux cordes, se demandant si il ne serait pas judicieux de les emprunter dans le sens inverse pour prendre d'assaut la muraille. Ses yeux croisèrent à nouveau ceux d'Orpheus, le bretteur semblant tout aussi revêche que lui en ce qui concerne l'Art de la Guerre. Jusque là le Nomade brillait par son silence et ses actions plus solitaires mais néanmoins efficaces.
Il se retourna, voyant une vingtaines d'hommes armés jusqu'aux dents foncer droit vers eux. A cinq contre un, la lutte s'annonçait difficile.


"Corde ou sous-terrain!" cria t-il en s'élançant prêt des morceaux de rafia qui pendaient encore le long des épais murs en pierre d'un gris morose.

Qu'importe la décision, il suivra le mouvement. Et si l'heure est au corde, il restera bon dernier en offrant à leurs assaillants un brasier qui allait les faire réfléchir a deux fois avant de foncer.
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Luccia
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Sam 28 Jan - 12:03


    Tout sa passa très vite, mais peut-être pas assez vue la tournure des événements. En effet, d'autres flèches vinrent en masse désormais. Ce n'était pas vraiment le moment de débattre sur l'idiotie dont ils avaient fait preuve en restant ici jusqu'à que l'on s’aperçoive de leur présence, mais le chevalier ne manqua pas de le préciser à sa juste valeur. Maintenant, il fallait corriger ça, et ce n'était pas gagné, car les ennemis du jour ne semblaient pas très coopératifs...


    Cirdan, ou plutôt un petit être bleu lié à lui, forma un bouclier pour les protéger des flèches. Luccia décrocha alors son arc de son dos pour le prendre en main, histoire de ne pas perdre de temps lorsque le moment de faire appel à ses capacités d'archer sera venu. L'homme à la chevelure blanche proposa les souterrains comme moyen d'entrer dans la Cité, et de se sauver de ce pétrin, du moins pour un temps. Plutôt une bonne idée, mais voilà... Ayant précisé que c'était la voie emprunté par un 'salopiot' qui lui aurait piqué ses affaires, rien ne pouvait défaire l'idée que cela pouvait être un piège... Car en toute logique naïve, Cirdan aurait tout naturellement suivi cet homme pour récupérer ses affaires...


    Dans un premier temps, le petit groupe se dirigea vers la muraille, suite à la suggestion de Raos. Le nomade avait déjà repéré un archer, dont il mit prestement fin d'ailleurs. Puis l'elfe entendit, tout comme ce dernier, le sort que leur réservait les personnes dans l'enceinte de la Cité. En gros, il ne fallait pas traîner une seconde de plus ici. Il fallait faire un choix au plus vite. Et les deux solutions s'offrant à eux étaient toutes deux plus périlleuses l'une que l'autre.


    Mais désormais, la situation se compliqua davantage... Quelques archers arrivèrent par des cordes en éclaireurs, alors que l'on entendit le bruit de violents guerriers prêts à faire une boucherie des quatre aventuriers. La druide se plaqua contre la muraille de pierre pour se protéger un maximum des flèches, et, alors que le nomade s’élançait vers la porte pour en finir avec un archer, elle décocha une flèche sur le plus dangereusement proche des archers, histoire de gagner un peu de temps. Dans ces cas là, il était inutile de viser une partie du corps précise pour s'assurer de tuer l'opposant, car le simple fait de planter la flèche n'importe où sur l'être provoquerait inévitablement une douleur intense, le faisant lâcher prise et tomber sèchement sur le sol, sans la moindre force d'amortir sa chute... Une flèche plantée en plein ventre eut donc suffit.


    A cet instant, Luccia comprit qu'elle ne compterait pas le nombre de morts qu'elle abattrait aujourd'hui... Car l'opération à suivre risquait de venir à bout de plus d'un d'entre eux... Et peut-être même d'y laisser sa peau. Mais ces hommes étaient des maléfiques, sans aucunes valeurs, alors elle considéra le fait comme un service rendu au peuple de Bénécius.


    Néanmoins, il fallait maintenant faire un choix, car ils arrivaient en trop grand nombre. Cordes ou sous-terrains ? Quoi de mieux ? Un possible piège, ou une possible horde de guerriers les attendant dans la cour de la Cité Interdite ? Sympa comme choix à faire. Passer par les sous-terrains serait une entrée plus discrète, mais en même temps, ils étaient déjà repérés. Et, ils n'étaient pas en position favorable sachant qu'ils ne connaissait pas les lieux, alors que leurs assaillants, peut-être. Quoique s'il s'agissait d'une entrée cachée... Et si c'était un cul de sac, ils seraient piégés. Mais passer par les cordes était certainement encore plus périlleux, car ils seraient exposés le temps de grimper les murailles. Et il serait facile pour les archers d'anticiper leurs mouvements et de les atteindre. Donc dans l'immédiat, c'était plus dangereux. Luccia préféra donc dans un premier temps les souterrains... En espérant que les hommes de les voient pas les emprunter. Mais ils avaient l'avantage d'être en petit nombre, et de ce fait, d'être plus mobiles que l'armée. De toute façon, il fallait aller quelque part. Alors, après un soupir quand à ce difficile choix, car menant à deux issues plus périlleuses les unes que les autres, la belle elfe se dirigea vers la trappe, montrant donc la direction aux hommes à ses côtés. Elle ne vit pas immédiatement le levier, mais Cirdan l'ayant repéré avant, il n'aurait donc plus qu'à l'actionner.




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Orpheus Neiphereum
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Sam 4 Fév - 14:49

Orpheus était venu trouver des réponses. Il en avait eu, mais à des questions qu'il n'avait pas posé. Reik Truffaz aurait pu rester Reik Truffaz si un individu n'avait pas dévoilé sans aucun soucis de conscience que Reik et Raos n'étaient qu'une seule et même personne. Par la même occasion, le chevalier avait l'impression qu'on se fichait royalement de lui en essayant de le berner. Dans un sens, il comprenait quand même pourquoi le nomade n'avait pas lâché qu'il était un Helkar. D'ailleurs, la coïncidence était trop belle, beaucoup trop belle. Il avait l'impression de vivre dans un monde peuplé de descendant de ceux qui avaient côtoyé son ancêtre. Bientôt, il allait découvrir que Luccia était une tante éloignée et que ce lui qui avait été son père n'était rien d'autre qu'une illusion? Au point où il en était, les révélations le laissaient de marbre, ce qui ne l'empêchait pas de fulminer de l'intérieur. Un volcan endormit dont le feu s'apprête à jaillir à tout instant.

On pouvait voir l'attaque imminente comme une bonne chose finalement, car sans ça, Orpheus aurait peut-être fait une scène digne des tragédies les plus connues de l'époque. Un homme est trahi par un compagnon qui a préféré manger une tarte aux poireaux plutôt que de venir l'aider, ce genre d'histoire oui. Au moins le nouveau venu, à part le fait qu'il savait faire une entrée désagréable, se montra utile puisqu'il avait une piste pour s'infiltrer. Ce passage souterrain n'inspirait déjà rien du tout au blondinet mais quoi, avait-il vraiment le choix? C'était ça ou entrer par la porte principale pour se faire clouer le bec à jamais, ou encore grimper les murs et se faire planter comme un boulet. Un chemin discret sous terre n'était pas si mal tout compte fait.

Le petit groupe commença à se mettre en mouvement sous une pluie de flèche. Certes, le halo bleuté les protégeait de nombreuses d'entre elles mais certaines passaient tout de même, obligeant Orpheus à bouger un peu plus vite pour qu'aucun de ces projectiles ne vienne abimer sa gueule d'amour. Mourir par une flèche, ce serait une mort pitoyable et humiliante. "Mort sur le champ de bataille", là au moins on a l'impression que la personne combattait pour un but noble! "Mort par une flèche perdue au milieu de nulle part parce qu'il marchait trop lentement", était beaucoup moins épique. Durant toute la marche furtive, le chevalier ne quitta pas des yeux le nomade qui était à l'avant, ni le nomade qui était à côté, ni la femme qui était aussi là, il surveillait tout le monde bien que la probabilité qu'ils se retournent tous d'un coup pour se jeter sur lui était proche du zéro, vu qu'ils étaient attribués par les attaquants, à un seul et même groupe d'intrus.

Arrivés au pied des remparts, la situation se gâtait. Les attaques n'arrêtaient pas et chacun essayait de faire son analyse de la situation pour voir quelle serait la meilleure option. Le chevalier n'était chaud pour rien. Cependant, il n'était pas chaud non plus pour rester ici à se faire massacrer, vu que les festivités risquaient de continuer avec ces rouages qui sonnaient l'arrivée de nouveaux fêtards. En plus de ça, des idiots venaient de lancer des cordes et voulaient descendre pour les chopper. Etaient-ils complètement abrutis? Descendre le long d'une muraille alors que quatre tueurs les attendaient au pied de celle-ci? Le chevalier haussa les épaules en voyant un premier roublard s'écraser par terre après s'être reçu une flèche dans le ventre. Lui participa à peine en lançant une série de couteaux qui s'enfoncèrent désagréablement dans les membres d'un autre. Bref, ils allaient finir par se faire encercler, Raos était un peu occupé mais gardait l'esprit clair. Leurs regards se croisaient. Orpheus ne lui avait toujours pas pardonné mais avait le sens des priorités.

"Plutôt que de se faire cueillir comme des pommes attachées à une corde, il serait surement plus sage de voir le souterrain surement rempli de salopions."

D'un geste sec de la main, Orpheus souleva la terre qui était devant eux pour la lancer vers ceux qui sortaient, histoire de nuire à leur vision juste le temps d'ouvrir cette trappe et de se laisser tomber à l'intérieur, suivi ou non des trois autres. Maintenant qu'il y réfléchissait mieux, pourquoi est-ce qu'il existerait une trappe juste à côté de remparts? L'entrée était juste parfaite pour n'importe quelle infiltration. Qu'il y ait une issue lui semblait beaucoup trop facile et beau pour être vrai.

"Je ne sais pas où tout cela nous mènera, mais je suis sûr que nous allons vers une mauvaise surprise, simple intuition."

Pour appuyer ses propos, le chevalier tirait sa lame à l'acier blanc, la dernière arme qu'aurait utilisé Integral Neiphereum avant de disparaitre. Mis à part le fait qu'elle appartenait à son ancêtre, cette arme avait toujours été le compagnon le plus fidèle et c'est à ses côtés à la lueur de rares torches allumées que le blondinet continuait dans sa lancée puisqu'il n'était désormais plus possible de rebrousser chemin.

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Cirdan Dödsfall
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mer 8 Fév - 12:54

    Mal barrés? Ça oui ils l'étaient. Qui aurait pu imaginer qu'aux abords de la Cité interdite, il y ait un tel contingent d'individu aux intentions peu louables? Tout le monde en fait... Qui ne savait pas que la Cité Interdite était un lieu peu fréquentable était quelqu'un d'ignorant et devinez quoi? Cirdan qui n'y connaissait rien faisait parti de ces gens là. M'enfin, le mal était fait, il avait retardé le groupe par son intervention et maintenant il fallait aller de l'avant pour ne pas finir en hachis par Mantier ou l'équivalent Nel Berien. La malchance de Cirdan venait-elle de contaminer tout le groupe? La suite des évènements allait prouver le contraire comme en fait allait prouver que c'était le cas. le Nomade ne fit pas la fine bouche et suivit le mouvement de tout le monde.

    Dunamys avait été bien utile pour les premiers carreaux mais même son bouclier avait ses limites. Au final, elle dut lâcher la protection mais visiblement cela avait bien servit aux autres comparses puisqu'ils avaient déjà échafaudé un plan. Enfin Raos plus précisément avait prit les devants suivit par la clique. Le Nomade des vents ne put qu'admirer la dextre de son homologue volcanique. Car oui, aussi bien par son tempérament fougueux que par sa magie dont il se souvenait très bien, c'était ainsi que notre héros aurait qualifié l'Héritier Helkar. Main sur la garde, le pas léger et rapide, il se rendit comme les autres près de la muraille et comme les autres il entendit aussi bien la porte lentement s'ouvrir que les bruits de pas qui s'activaient en haut des remparts comme derrière cette fameuse grande porte, son ouïe de demi-elfe aidant beaucoup à la tâche. Elle n'était pas assez surpuissante pour être surnaturelle mais elle avait quand même une capacité outre que celle des humains. Ah ces "longues" oreilles pointues alors!

    La question se posa à lui comme aux autres, enfin plutôt ne se posa pas finalement. Persuadé qu'il fallait emprunter le souterrain plutôt que n'importe quel autre moyen, il n'avait pas mit longtemps à faire son choix. Et puis après tout, c'était bien par là que son petit salopiot s'était fait la malle. Autant dire que notre Nomade avait double raison d'y pénétrer pour récupérer ses affaires donc et sauver sa peau. Il commençait à mal supporter de porter un accoutrement aussi peu pratique. Certes, il laissait quelques mouvements plus qu'une armure mais il était tellement... "fiorituré" que cela en devenait vite gênant, fort heureusement pour lui, avoir été entrainé à courir et se mouvoir dans le désert et sur le sol meuble du désert avait quelques avantages indéniables sur sol "dur". Dunamys vint se poser sur l'épaule de son maitre alors que ce dernier était collé au mur comme ses compagnons de galère.

    Quelques archers qui descendaient en rappel venaient déjà de tomber lourdement au sol. Il devait en rester une petite cinquaine. Parfait se disait alors Cirdan en son fort intérieur. Faisant craquer ses doigts à la manière "laissez faire l'expert", il se concentra car l'exercice de sa magie n'était toujours pas aisée surtout pour ce qu'il voulait entreprendre. Ses bras tendu en avant, les mains jointes, paumes vers les archers et cime des doigts vers les cieux, la décharge fut brève et soudaine à tel point que cela décoiffa les autres membres du groupe, situation qui n'aurait pas manqué de faire rire le Nomade s'ils n'avaient pas été en danger tant, décoiffés, certains paraissaient perdre leur crédibilité. Une bourrasque digne des plus grosses tempêtes du désert déferla sur les archers restant qui n'étaient encore qu'à moitié descendus, les faisant valdinguer dans l'air comme de vulgaires fétus de paille. Depuis la dernière fois que Cirdan avait rencontré Raos, il s'était considérablement amélioré dans la maitrise du vent, preuve en était ce retournement de situation. A présent, ils n'avaient plus de flèches qui persifflaient jusqu'à eux.

    Dans le même temps, Orpheus avait pu dégager l'entrée à "mains nues" enfin le demi-elfe ne savait pas vraiment comment il l'avait fait mais il l'avait fait. Était-ce une agréable surprise pour Cirdan? Bien sure que oui, un "allié" de poids faisait toujours plaisir si tant était qu'il était vraiment allié... Après tout, ils n'avaient pas pu discutailler bien longtemps mais de prime abord il avait trouvé le chevalier impétueux mais sûr de lui, ce qui plaisait à notre guerrier. Après de telles péripéties donc et une horde de personne aux intentions douteuses qui fonçaient dans leur direction, il était temps de s'escamoter dans le passage souterrain tombé à point nommé. Usant de son pouvoir de camouflage, action un peu solitaire je vous l'accorde, on ne voyait plus de lui que Dunamys qui flottait assise dans le vide.

    « Fonçons, on verra bien. Y'a pas de meilleur choix j'pense, les cordes c'est bien trop risqué on reste les miches à découvert. Hey Raos, ça te dit de laisser une surprise du désert à ces couards avant de partir? »
    Finit-il par lancer à son collègue voyageur émérite.

    [Bro', si tu veux faire un combo, jte laisse libre accès d'utiliser mon pouvoir comme tu le souhaite dans ton prochain post ;D]
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Raos Helkar
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Mer 8 Fév - 23:33

Les délibérations ne durèrent pas une éternité, voila un bon point concernant le dynamisme de ce groupe formé par le plus heureux des hasards. Si Raos aurait voulu planifier sa galère, il n'aurait pas choisit d'autres personnes que ces trois là pour l'accompagner à travers les épreuves qui s'annonçaient. Et quand bien même ils devraient se séparer pour chacun assouvir leurs buts, il savait d'avance que durant ce temps de coopération ils n'agiraient que d'un seul homme. Ou ils essaieraient tout du moins.
Orpheus s'affaira d'ouvrir la voie du sous-terrain, Luccia sur ses talons, et quant a Cïrdan il vint se joindre a l'effort de guerre en éliminant les derniers arbalétriers qui descendaient des murailles. Tout nombreux que soit les hommes qui avaient prit possession de la Cité Interdite, ils venaient d'avoir un éventail démonstratif des capacités de ces quatre là: tous aussi dangereux l'un que l'autre visiblement. En bon dernier, Raos tourna le dos aux hommes d'armes qui commençaient déjà à charger vers leur direction et tira sèchement sur une corde pour la faire choir au sol. La trainant avec lui sur quelques mètres, il l'enroula par d'habiles mouvement de coude jusqu'à ce que cette dernière soit finement installée le long de son flanc gauche. Ce n'est pas qu'ils avaient besoin d'une corde dans l'immédiat mais ce genre de chose ça peut toujours servir. Qui sais ce qui allait les attendre une fois à l'intérieur. Orpheus et Luccia venaient de sauter dans le fameux sous-terrain et Cïrdan semblait sécuriser le passage le temps que Raos arrivent jusqu'à bon port. Alors qu'il allait sauter dans le noir lui aussi, suivit du Nomade des Vents, ce dernier lui proposa une idée bien alléchante.


*Il ne faudrait pas qu'ils puissent nous suivre si facilement en effet*

Vent et feu étaient deux éléments en parfaite harmonie lorsqu'il s'agissait de faire du grabuge. Il fallait couper la voie à ces hommes sans quoi ils resteraient sur leurs talons même une fois dissimulés à l'intérieur. Raos acquiesça avec déjà une idée derrière la tête. Le bon point d'avoir un camarade d'arme Nomade tel que Cïrdan c'est qu'ils avaient tout deux la même manière d'aborder les problèmes bien que leurs caractères soient sensiblement différents. Raos fit une volte soudaine face aux guerriers qui étaient encore à une bonne distance d'eux et dressa ses paumes droit devant lui, doigts bien écartés. Il n'avait pas besoin de réfléchir à la forme qu'il comptait donner à ses flammes, au débit minutieux de magie qu'il devait utiliser. Il fallait juste du feu, brut et sans manipulation, quelque chose sans fioritures et large d'effet. A quelques centimètres seulement de ses mains, une imposante vague de flamme se créa, incontrôlée et sans mesure aucune elle alla embraser l'herbe sèche qui poussait au pied de la muraille. Cette zone de flamme n'avait rien de bien vilain en soit, il venait juste de faire rôtir une parcelle de terrain sans intérêt avec quelques foyers subsistant ça et là mais qui auraient tôt fait de mourir sous les pas cadencés des bandits. Son forfait perpétré, il sauta dans le sous-terrain en glissant un petit clin d'oeil amusé a Cïrdan. Alors que son frère Nomade commençait à disparaitre, il reconnut la même posture que celle qu'il avait prise juste avant. Le bruit typique d'une puissante bourrasque, courte mais intense, se fit entendre et raviva les flammes semées par Raos au préalable. Les teintes orangées de l'incendie et l'odeur caractéristique du brulé se fit immédiatement sentir, il y avait fort a parier que toute la zone entourant la trappe était désormais en proie aux flammes. Un sol ardent aussi long que large qu'ils allaient avoir bien du mal à traverser: les quatre aventuriers allaient être hors de portée d'ici là.

Cïrdan derrière lui, Raos perçu quelques jurons proférés par les soldats bernés. Il n'était pas d'humeur à rire, comme souvent, mais ce genre de retournement de situation n'était pas pour lui déplaire. Cïrdan qui avait l'air si léger venait de se montre comme un allié de confiance qui agissait avec exactitude quand la situation le demandait.
Posant finalement pied à terre, façon de parler, ils purent enfin rejoindre les deux autres qu'ils n'avaient quitter que d'une maigre poignée de secondes. Luccia restait muette, Orpheus n'était pas aux anges et ne se cachait pas pour le montrer, quant aux Nomades ils restaient fidèles à eux mêmes. A la fois sur leur garde et exalté par l'aventure qu'était la vie.


"De toute manière on n'as plus le choix maintenant. Il vas falloir composer avec cette situation et avancer sur nos gardes."

A l'instar de Cïrdan, Raos se dissimula dans le décor sombre, disparaissant complètement de la vue de ses comparses. Ce n'était pas là un don d'invisibilité mais un effet caméléon propre aux Nomades: ce genre d'endroit aux couleurs uniformes et baignant dans l'obscurité n'était autre que du pain bénit pour eux. Rôdé par ses habitudes de Traqueur, Raos prit les devant de cette expédition en territoire ennemi, se déplaçant avec une futilité insoupçonnée pour un homme d'arme comme lui. Il fallait tout de même préciser qu'avant d'être bretteur, Raos a été formé pour chasser les hommes avec discrétion et efficacité. Un style typique de chez lui, à mi-chemin entre l'assassinat et le combat frontal. C'est sa nature fougueuse qui l'a amenée à se spécialiser dans l'art de l'épée plutôt que dans celui de la discrétion pure et dure, mais cela ne lui ôte en rien un potentiel non négligeable.
Tout les sens en affut, conscient qu'il ne devait être visible que par une vague forme de silhouette sur les parois rocheuses, l'Héritier avança donc d'un pas assuré et mesuré. Au bout de quelques deux cent mètres et après quelques virages choisis aléatoirement, ils débouchèrent sur une ligne droite qui se terminaient par une ouverture où trônaient deux torches. Encore tapis dans l'obscurité, il s'arrêta net en faisant poindre une flammèche sur le bout de son index droit pour montrer qu'il s'arrêtait bel et bien. De loin comme ça au premier coup d'oeil on pouvait deviner que cette ouverture donnait sur une salle bien plus large et organisée, centre névralgique des goulets comme celui qu'ils étaient entrain d'emprunter. Soudainement des bruits de pas se firent entendre, deux au début puis cinq-six autres ensuite. Les hommes là-dedans ne cherchaient pas a être discret, ils devaient se sentir en terrain conquis. De là où il était Raos ne pus même pas distinguer une silhouette mais la résonance des parois était en leur faveur: ils ne perdirent rien de l'échange entre les deux hommes.


"Rhaskos a signalé que quatre individus se sont infiltrés par les sous-terrains ouest. Ses hommes on été bloqués par des flammes alors qu'ils les prenaient en chasse et il en a perdu six durant l'affrontement." rapporta un bandit visiblement mieux placé hiérarchiquement.
"Six hommes pour quatre péquenauds sortis de nulle part qui viennent fourrer leur nez dans ce qui les regardent pas?!"
"Selon lui, ils avaient de la ressource et..."
"Je me fout qu'il aient de la ressource ou quoi que ce soit d'autre!" s'emporta son supérieur "Je les veux mort dans les deux prochaines heures comprit?! Il est hors de question que Mme Delsira apprenne cela d'une quelconque manière donc tout doit être réglé avant son arrivé!"
"Ce sera fait." répondit l'autre d'une voix qui avait perdu de son assurance.
"Et quant est il de nos mules? Elles sont arrivés a bon port? Avec l'argent?"
"Oui, elles vous attendent dans la cour, elles ont été enfermées dans une bâtisse durant l'attaque."
"Bien, j'y vais pas de ce pas. Ce qui me permettra de coller une trempe à cet incapable de Rhaskos."
"Monsieur!" l'interpella le subordonné "Agron et ses hommes ont signalés des difficultés à sécuriser les passages nord jusqu'au tombeau des rampants. Et ces derniers se refusent toujours a coopérer avec nous, ils nous rient au nez et nous traite comme des merdes..."
"Ce que vous êtes surement Telik." répondit le supérieur d'un ton sec "Supportez les encore le temps de la transaction et on dégage de cet endroit puant. Quant au passage Nord, prenez des renforts et allez aider Agron. Il faut que tout soit sécurisé de l'entée jusqu'au tombeau avant l'arrivée de Mme Delsira. Et si ce n'est pas le cas vous ne sortirez pas d'ici vivant, que ce soit clair."

Et sur ces paroles au ton sec, le prétendu "Chef des Bandits" s'en alla surement pour rejoindre l'entrée et retrouver ces fameuses "Mules". L'échange entre les hommes confirma les jugements de Raos lors des premières salves de flèches: ces hommes avaient beau l'air d'êtres de simples bandits, assassins et comploteurs, il s'agissait là d'une organisation bien mieux ficelé qu'un simple contingent de grand chemin. Ils semblaient même avoir poussé le vice jusqu'à en faire une hiérarchie plutôt stricte. Ils n'étaient pas affligés de cette vulgarité dégoulinante typique des coupes-jarrets citadins mais leurs propos étaient bien plus secs et violent. A la fois brute, sans aucun raffinement, et avec une pointe de professionnalisme qui laissait planer le doute quant à leur réel potentiel. Qui étaient ces hommes? Combien étaient-ils en tout? Aucune idée et aucun moyen de le savoir. Raos ne savait pas dans quoi il venait de mettre les pieds mais apparemment lui et ses compagnons venaient de tomber par malheur au milieux de la cour des grands. Et si cette "Delsira" était en mesure de faire plier le chef de cette joyeuse troupe, il y avait fort a parier qu'elle e devait pas être une enfant de choeur elle non plus. Et ces rampants... De quoi pouvait-il s'agir? Tout semblait teinté de mystère et milles questions s'imposaient à l'esprit analytique de l'Héritier. Et pour avoir des réponses, ils allaient devoir prendre des risques. De très gros risques.
Il se retourna vers ses compagnons, Orpheus juste derrière lui et demanda à voix basse:


"On continue par là où on tente un autre chemin?"

A vrai dire aucune solution ne semblait valoir mieux l'une que l'autre. Ils allaient devoir avancer, restait a voir si un chemin n'offrait pas plus de sécurité que passer au milieu d'une grande salle qui semblait relativement fréquentée.
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Luccia
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Sam 11 Fév - 21:27


    Oh des mauvaises surprises, ils étaient en effet sûrs d’en trouver. Et, ça avait déjà commencé alors bon, pourquoi ne pas continuer dans cette voie, surtout maintenant qu’ils étaient officiellement et sans discrétion entrés en territoire hostile. La décision concernant le chemin à emprunter fut vite prise. Les aventuriers malchanceux, et mal partis aussi, choisirent donc les souterrains. L’elfe sauta par la trappe, laissant derrière elle Cirdan et Raos, qui préparèrent un petit cocktail pour les hommes à leurs trousses. Luccia ne sut pas vraiment ce qu’il se passa en les attendant dans les souterrains, mais une seule chose demeurait, c’est que ça sentait le fer chaud. Puis, ils vinrent les rejoindre, Orpheus et elle, pour ensuite continuer sur le chemin. Au grand étonnement de Luccia, les deux nomades se firent tellement discrets qu’elle ne les repéra pas, dissimulés dans le décor. Et bien comme ça, ils ne se feraient pas repérer, eux. Mais ils avaient néanmoins leurs deux ‘boulets’ avec eux, ‘boulets’ parce qu’ils étaient bien visibles par les gardes de la Cité Interdite. Ces deux là avaient donc de ce fait plus de chance d’être pris pour cible évidemment.


    Luccia s’arrêta net en entendant l’échange entre deux hommes, qu’elle écouta attentivement. Et, elle ne put s’empêcher de penser que l’arrivée de cette Mme Delsira pourrait bien s’annoncer des plus chaotiques avec les fiers combattants qui l’accompagnaient. Mais avant, elle avait également bien saisi le fait qu’il seraient censés êtres morts dans les deux prochaines heures. Et, pour essayer de se sauver, ou du moins de sauver la plupart d’entre eux, il faudrait bien faire des sacrifices… Ce qui expliqua sa future décision…


    Alors que Raos s’interrogeait sur le chemin à emprunter, de nouveaux bruits de pas se firent entendre, mais cette fois ci à partir d’un autre endroit. En fait, c’était derrière eux. Les survivants du combo de feu de Raos et Cirdan semblaient enragés. Et, il s’agissait certainement des plus rapides, et des plus énervés aussi, qui n’avaient pas pris le temps d’attendre les renforts pour punir les infiltrés comme il se doit. Luccia fit volte face, alternant son regard entre le tunnel par lequel les guerriers arrivaient, et la direction qu’ils devaient emprunter. Finalement, elle fit le choix de rester là pour faire gagner du temps au trois hommes et poursuivre. Avec courage, elle déclara donc :


    « Où que vous alliez, allez y maintenant ! Je vais les ralentir… Ne m’attendez pas, je vous retrouverais certainement. »

    Elle lança à chacun d’entre eux un regard insistant, ne voulant pas qu’ils éprouvent la moindre compassion… qu’ils s’en aillent maintenant et profitent de l’occasion, elle aviserait après, avec les hommes à ses trousses. Elle trouverait bien une solution, restait à espérer qu’elle marcherait. Évidemment, elle insista davantage en plongeant son regard dans celui de l’Héritier Helkar, car elle savait qu’il avait un sens de l’honneur et qu’il pourrait douter avant de la laisser là sachant qu’elle l’avait aidé, pour ne pas dire sauver, au château de Bénécius. Mais non, vraiment, il fallait qu’ils partent. Et, quitte à ce que ses agissements ne soient pas inutiles, elle leur fit signe de ne pas perdre de temps.




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Orpheus Neiphereum
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Dim 12 Fév - 17:51

Voici donc une belle entrée peu discrète, bruyante et riche en hémoglobine. Orpheus était furieux mais on se fiche pas mal de la raison puisque de toute façon il n'est que rarement de bonne humeur. Si il avait été seul, il serait passé par la porte de devant en tuant tout ce qui bouge et ce serait surement fait embroché par des flèches sans connaitre l'existence du tunnel. Le point positif d'être accompagné par d'autres individus était bien d'avoir des avis divers qui permettait une plus longue analyse du sujet. Manque de bol, il était tombé dans une équipe de "tape d'abord, réfléchi pendant ou un peu après". Certes, la présence féminine du groupe était surement plus posée que le reste mais pas moins habile comme l'avait témoigné le corps transpercé qui était tombé de sa corde. Tous avaient des ressources, tous savaient se défendre, mais au juste, si on venait "discuter" alors pourquoi est-ce qu'on était déjà en train de fuir l'affrontement?

Orpheus cherchait "quelque chose", c'était bien beau mais encore? Quelque part, le chevalier s'était dit que lorsqu'il "verrait" il saurait. Maigre consolation que voilà puisqu'il n'y voyait rien, Raos lui était passé devant et lui bouchait la vue. Quoique, il n'avait pas tellement l'impression de voir Raos, comme si il se fondait dans le décor? Ce qu'ils avaient fait pour perdre autant de temps à l'extérieur avant d'entrer dans le souterrain, il ne le saurait jamais et pourtant, il avait sa petite idée à ce propos. Passer par une trappe serait trop facile pour des poursuivants alors pour éviter qu'on les suive, soit on déclenche un ras de marée, soit on bloque le tunnel et sa route de sortie. Le chevalier s'en fichait bien, il était là pour avancer, pas pour marcher à reculons. Il n'y a que de cette manière qu'on peut mettre la main sur ce que l'on cherche.

Plus que jamais Orpheus était content de n'avoir jamais porté d'armure. Avec un tas de ferraille sur le dos, il pourrait tout sauf être discret et serait en train de mourir de chaud là où ils étaient. Aussitôt qu'il vit un petit feu follet s'allumer qu'il stoppa tous ses mouvements. Le signe du nomade était clair. Dans ce genre de cas, la patience était de mise, une patience récompensée très vite par une conversation riche en réprimande ce qui faisait rire Orpheus sous cape. Et puis quoi encore, il n'allait pas montrer ouvertement que c'était "amusant". Il devait encore jouer le rôle de celui qui se méfiait de tout le monde et qui ne pardonnerait pas à l'héritier ce "coup bas" qu'il lui avait fait.

Au bout du compte, c'est ce fameux Cirdan, désagréable aux premiers abords, qui lui avait permis de découvrir la vérité. Sans son arrivée et son saut périlleux et atterrissage les deux pieds dans le plat, le blondinet serait encore en train de parler de Reik, de penser Truffaz et de parler de truffes.

"Madame Delsira… Je me demande qui ça peut bien être."

Quelqu'un qu'ils ne voulaient pas froisser, quelqu'un qui les faisait retourner dans les jupes de leur mère. Ce devait être un sacré quelque chose! Ce constat fut de courte durée. Le bruit derrière lui… En fait non, les deux nomades s'étaient contentés de faire un jeu de cache-cache avec les autres et leur avaient proposé de partir à la recherche au bout de cent? Du coup ils étaient pris en sandwich… Le plus étonnant ne tarda pas à arriver. La femme, cette "Luccia", elle venait de leur dire qu'elle jouerait les appâts pour leur permettre d'avancer? Même si il ne faisait pas confiance à ce groupe, Orpheus eut un moment d'hésitation. C'était l'envoyer vers une mort certaine ou bien elle avait plus d'un tour dans son sac? Ce regard déterminé qu'elle avait, est-ce qu'elle mijotait quelque chose ou bien est-ce qu'elle faisait les fausses brave qui allait se suicider pour qu'ils puissent aller plus loin… Le chevalier avait bien un pouvoir pour éviter que le groupe ne se scinde seulement, qui sait si il n'aurait pas besoin plus tard de toute son énergie.

"Ca a été un plaisir Luccia."

Cela sonnait comme un au revoir ou un adieu aux oreilles d'autres. Le résultat était le même. Du coup, il fut le premier à bouger ses petites fesses et dépassa le Helkar à pas de loup pour constater de la situation dans la salle. Les brigands étaient nerveux, ils étaient en groupe en train de discuter, puis se dispersaient très vite pour retourner monter la garde contre les intrus.

"Ce tombeau qu'ils veulent tellement protéger, j'ai bien envie d'y jeter un oeil."

Avec une plus meilleur inspection, il constatait que cette salle n'était ni plus ni moins que le carrefour de tous les embranchements possibles, tout le réseau qui devait se trouver sous la cité pour relier les différents points les uns aux autres. Vu les placements des brigands, il y en avait d'avantage sur le côté gauche que sur le côté droit. Si ses calculs étaient exacts, le côté gauche correspondait à la direction de la cité comme par hasard. Cependant, il était possible que le côté moins gardé représentait un détour qui leur permettrait de se retrouver plus loin encore avec moins de danger en perspective? Une issue était libre et à portée, qui ne tente rien n'a rien dira t-on. Avec une grande prudence, il s'élança en avant et se plaqua à un petit pilonne pour rester dissimuler aux yeux des sentinelles. Le chevalier lâcha par-dessus son épaule:

"Vous faites ce que vous voulez, moi j'avance."
"Et par où?"
"Par là."

A qui venait-il de répondre? Un brigand épais du ventre et armé d'une massue le désignait avec un sourire mauvais.

"J'ai trouvé de petites fourmis, hehehe."
"Tiens, j'ai trouvé une crêpe."

Le sol sous ses pieds se mit brusquement à trembler et il fut immédiatement projeté vers le plafond pour s'y écraser avant de retomber dans un son métallique cinglant. Après avoir lâché un juron bien prononcé, exprimant toute sa haine envers les espèces vivantes de cette planète et attirant toute l'attention, Orpheus s'élança hors de sa petite cachette en ne se souciant plus de ceux qui lui couraient après et s'engouffra immédiatement dans le premier boyau de droite qu'il avait repéré depuis le début. Sans avoir un quelconque repère, le chevalier courut pendant plusieurs minutes sans s'arrêter, ignorant tout bonnement ce qui était advenu du reste du groupe en bifurquant aléatoirement à droite et à gauche. Enfin, lorsqu'il se décida à s'arrêter, le chevalier constata sans surprise que personne n'était derrière lui. A ce moment là, un frisson désagréable parcouru son échine, un vent glacé et peu naturel. Il était seul, c'est ce qu'il recherchait depuis le début non? Seul avec lui-même, personne sur ses pattes. Alors pourquoi est-ce qu'il avait un si mauvais pressentiment?
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Cirdan Dödsfall
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Jeu 16 Fév - 21:12

    Et voilà ce qui arrivait quand on agissait sans réfléchir... Enfin pour le coup Cirdan pouvait bien parler, lui qui avait « trahit » l’identité secrète de Raos sans faire attention à ce qu'il disait. Il avait été prit trop dans l'euphorie de revoir son camarade d'arme pour avoir un peu de jugeote. Et il en était de même pour le chevalier blanc, prit dans l'élan de la fuite, il n'avait guère fait attention à ce qu'il faisait... Et ce qu'il faisait n'était pas ce qu'il y avait de mieux à faire... On tourne en rond là, non ? Quand notre Nomade vit que le blondinet abandonnait sans état d'âme Luccia à son triste sort, il ne put faire qu'une moue de dégout. Comment pouvait-on avoir aussi peu de considération pour autrui même si cet autrui avait dans l'intention un sacrifice de son propre chef ? Non ce n'était pas dans le code de conduite de ce Nomade là que de laisser quelqu'un derrière....

    Il était un peu comme un soldat d'un régiment dans son genre dans ce genre de cas. Et puis, s'il n'avait pas laissé ni Harmonie, ni Neelahn à leur triste sort, ni même la même Luccia au bal à son triste sort également, ce ne serait pas aujourd'hui qu'il commencerait à fuir l'ennemi... Il n'en était pas question. C'est ainsi que regardant Dunamys dans les yeux, les deux hochèrent la tête et s'en allèrent rejoindre la Druidesse au front, peu importe qu'elle en dirait et ce que les autres en dirait... Arrivé à son niveau, il dégaina son katana, prêt à en découdre. Le couloir étroit serait à son avantage et déjà il se préparait à accueillir les poursuivants à grands coups de bourrasques bien méritées. Même la petite fée brillait d'un petit éclat bleuté, prête à activer son petit pouvoir pour une petite aide supplémentaire face à ce « petit » contretemps... beaucoup de petit pour un grand problème quand même...


    « Pas question de laisser une femme derrière à couvrir nos miches, non mais. Ce froussard de blondinet peut bien courir, moi j'te seconde... Luccia c'est ça. Bref »

    Petit à petit, les courants d'air intensifièrent autour d'eux, allant en contresens de la course des brigands qui devaient les suivre. D'ailleurs, ces derniers tout de même ne tardèrent pas à être en vue des deux compagnons d'arme. Luttant contre des vents qui se révélèrent très violent à leur égard. On voyait là encore que Cirdan avait poussé sa maitrise venteuse à un paroxysme qu'il avait rarement atteint. Cela dit, ils étaient déterminés et quelque peu... encore plus furieux. Une sorte de rage berzerk du voleur quoi.... Il allait falloir plus que ça pour les stopper... Heureusement donc qu'ils se battaient dans un couloir, ainsi, ils ne seraient pas encerclés... Enfin si par derrière, des autres bandits ne se décidaient pas à arriver... Et comme Orphéus avait fait une « énorme » bourde en les faisant repérer de l'autre coté.... Un nouveau contingent venu du croisement des chemins ne risqueraient pas de tarder à rappliquer. Il valait donc mieux se débarrasser des quelques poursuivant survivants de l'ancien groupe de dehors...

    Sans réfléchir plus que ça, le Nomade des Vents, armé de sa Déicilda et de sa petite fée, passa Luccia par la droite afin d'arriver vers le premier malfrat qui se présenta sous sa lame. Porté par le vent qui était sien et les autres déstabilisés par le vent contraire, il planta un coup d'estoc dans le vent du premier, coup d'estoc, qui, avec la proximité qu'offrait le dit corridor étroit plana deux autres personnes dans la foulée. Cirdan, fou de la rage du combat, posa son pied sur celui qui se trouvait devant lui et fit piston avec sa jambe pour retirer sa lame et repousser les corps blessés des assaillants. Il y avait du coup trois de moins mais d'autres arrivaient... L'attaque Nomade avait-elle si peu marché ou quelqu'un les avait aidé à passer le feu ? Que faisais Raos d'ailleurs, Cirdan n'y avait pas fait attention dans sa précipitation pour seconder Luccia... Allait-il suivre Orphéus ou bien aider notre héro et la druidesse dans leur difficile tâche ?


[Sorry pour mon temps de réponse... Et s'il y a des fautes, ne m'en blâmez pas, j'ai dut faire cette réponse en 15 minutes chronos parce que j'ai eut un... contretemps durant la journée qui a fait que j'ai pu RP que depuis 20h pétante >< Mais tu vois, je l'ai fais Bro'! 5ez5ezr ]
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Raos Helkar
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Dim 19 Fév - 22:14

Le calme était de mise mais hélas cela ne dura pas éternellement: ça aurait été trop beau. Les hommes que Raos et Cïrdan avaient réussis à bloquer à l'extérieur commençaient à reprendre du poil de la bête et venaient d'outre-passer l'incendie passager pour repartir avec plus de colère encore. Leurs pas ne cherchaient même pas a êtres discrets et leurs cris n'annonçaient pas de charmantes retrouvailles tout sourire. Conséquence de cette arrivée tonitruante, de l'action se mit en place dans la grande salle qu'ils avaient juste en face d'eux tant pour savoir d'où venait se raffut que pour prêter main forte à la chasse aux inconnus. Déjà qu'ils étaient prêt d'une vingtaine dehors, si d'autres abrutis du même genre viennent les rejoindre ils allaient se retrouver avec une véritable légion aux trousses.
Raos se retourna d'un bloc pour noter immédiatement que devant ces dangers pressant l'esprit d'équipe venait d'en prendre un coup. Luccia se dressait debout, seule, prête a en découdre contre vingt a trente poilus enragés qui ne demandaient que ça. Cïrdan a côté qui clame clairement qu'il est hors de question de la laisser seule dans ce genre de passe. Et Orpheus qui, après avoir réfléchit durant deux minutes même pas, laissa ses adieux choir sur le sol et s'empressa de s'engouffrer au loin vers la salle commune.


*L'imbécile!*

Raos prit de face le lourd regard que lui adressait la belle Druidesse mais malgré la beauté de la femme il lui démangeait l'envie royale de lui coller une gifle monumentale. Ce n'était pas l'heure de jouer aux héros ou aux martyrs! Et il ne compte pas laisser celle qui l'a sauvé chez les Chevaliers à la merci de bandits assoiffés de sang, il en est hors de question. Mais tandis que ses états d'âmes se combattaient entre eux, son ouïe capta le grabuge qu'était déjà entrain de faire Orpheus dans sa folle fuite. Dans ces moments là il désirerais vraiment pouvoir stopper net le temps pour s'offrir le temps de réfléchir: quelques vétérans disent qu'avec l'habitude ces scènes se passent comme au ralentis, quel tissu de conneries!
Raos adressa un autre regard à Luccia, chargé de colère et de fougue quant à lui. Il n'approuvait pas du tout sa réaction mais n'avait pas le temps de signifier son désaccord pour en parler. Mais dés que l'occasion se présentera il n'allait pas être tendre avec la Druide, loin de là, Foi de Helkar! Cïrdan était avec elle, elle ne serait pas en danger et ils pouvaient s'en sortir a deux. Du moins pour cet angle.
Raos tourna les talons pour s'engager dans la voie d'Orpheus. Nullement pour fuir comme l'avait fait le blondinet mais pour ramasser le prix de ses erreurs. Il l'avait déjà entendu cavaler on ne sais où, ce serais peine perdue d'essayer de le rattraper dans ce dédale où la mort rôde à chaque virage. Non si il était là c'était bel et bien pour couvrir l'autre angle où ils allaient se faire attaquer. Car en plus d'avoir sonner l'alerte en extérieur avec leurs arrivées, Orpheus venait de sonner l'alerte en intérieur. Sécuriser la Salle Commune devient donc une des uniques voie de replis envisageable.

Les pas de Raos tenaient presque plus de bonds félins tandis qu'il passait l'ouverture vers la salle commune. Trois hommes arrivaient droit devant lui, sortant d'un cabanon monté avec des brindilles éparses. Inutile de le brûler, l'assaut n'était plus un secret et l'avantage de la surprise était perdu pour de bon. Il décrocha Traqueur pour l'armer dans sa main gauche et le lança dans un même mouvement. Le tir était bas, presque en rase motte mais l'effet que l'Héritier venait de mettre dans son lancé allait faire toute la différence. Au dernier moment le boomerang métallique à trois branches se leva en diagonale haute et sa courbe devint bien plus aigûe: il faucha la tête d'un homme l'air de rien et continua sa course dans les hauteurs de la grotte sans jamais toucher les parois.
Raos quant à lui fondit droit sur les deux survivants en désactivant sa dissimulation désormais inutile. Il n'avait pas dégainé son sabre, au dernier moment il bondit sur le côté de l'homme qui se trouvait le plus en avant et laissa la colère de son Iaïdo parler pour lui. L'épée prit appuie sur le fourreau et la vitesse de la lame fut telle que son tranchant alla mordre la moitié des cottes basses de l'individu, traversant ses piètres protection de tissus noués. Stoppé dans son élan, presque coupé en deux au dessus des hanches, le corps s'effondra lamentablement sur le sol entre Raos et le dernier survivant. Le nomade fit une feinte d'estoc vers la cuisse droite de ce dernier et profita de l'amplitude du faux coup pour s'enrouler sur lui même et réaliser une volte qui lui fit passer le macchabé sans encombre. Surpris, son adversaire redressa sa hachette pour frapper Raos dans le dos durant sa volte de danseur, un coup intelligent mais il oublia un détail: Traqueur. Le Bommerang avait finit sa course et, la senestre levée, Raos réceptionna l'arme et laissa la résonance de la course emmener son poids vers la gauche pour l'enrouler sur lui-même une nouvelle fois. L'homme allait frapper le vide mais avant même que son coup soit armé il pus sentir la terrible morsure de Traqueur manié par Raos venir lui croquer le bas du dos. Il se cambra de douleur et son cri n'eu pas le temps de naitre car sa gorge fut traversée de part en part par la pointe du Katana de l'Héritier.
Il retira Traqueur, tourna sur lui même pour donner un coup d'épaule au mort et libérer son arme de prédilection. Le corps alla s'entasser sur l'homme à la hanche en charpie, formant ainsi une bien triste peinture.

Alors qu'il pensais en avoir finit avec eux, il remarqua un quatrième larron plus intelligent qui avait contourné l'affrontement pour entrer dans le goulet où Cïrdan et Luccia se battaient corps et âmes. Un attaquant surprise? Un fourbe qui comptait les prendre de dos. Raos en rugit comme un lion en lança son Traqueur d'un geste rempli de haine. L'arme effectua un tracé rectiligne et finit par se planter violemment entre les deux omoplates de l'assassin. L'impact fut si frappante que le mort vola presque un mètre avant d'embrasser le sol de ses yeux vitreux
Les cris ne s'arrêtaient pas pour autant et d'autres hommes allaient arriver sous peu. Raos garderait cet endroit.
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Luccia
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Ven 24 Fév - 16:39



    Tout ne se passa pas comme elle l'avait prévu, donc comme elle l'aurait voulu en somme... Décidément, même en insistant sur le fait qu'elle voulait qu'ils partent, il fallait qu'il y en ait un qui résiste ! Elle ne pouvait bien sur pas lui en vouloir, c'était parti d'un bon fond, et l'ancienne gardienne sacrée ne douta pas que si elle avait été à sa place, elle aurait agit de la même manière. Mais voilà, là, elle ne l'avait pas voulu. Le soulagement qu'elle avait eu en voyant partir le chevalier s'était éteint désormais. Oui, elle n'était pas suicidaire à ce point non plus... La druide avait quand même plus ou moins un plan en tête. Ou peut-être pas une stratégie précise, mais au moins une manière de s'échapper si ça tournait mal. Elle aurait pu simplement les retarder et se fondre dans les murs de pierre pour atterrir dans un couloir tangent lorsqu'elle serait trop en danger... Bon, il y avait certes des risques, mais seule, elle aurait pu se sauver plus facilement. Car au final, être à deux pouvait sonner comme un avantage aux premiers abords, mais lorsque l'on s'apercevrait que non pas deux ou trois hommes les poursuivaient, mais plutôt des dizaines, il faudrait plutôt penser à fuir qu'à lutter jusqu'à la mort. Et désormais, fuir s'annonçait plus compliqué.


    C'est pourquoi la belle elfe poussa un léger soupir, sachant qu'elle ne pourrait pas faire changer d'avis Cirdan suite à ses paroles... Ses 'plans' tombaient à l'eau, mais l'homme était brave, alors bien sur elle ne pouvait pas lui en vouloir. Et, comme si cela ne suffisait pas, l'Hériter Helkar lui montra lui aussi son mécontentement. Oui et bien, ça va, elle le savait qu'il ne fallait pas que ça se passe comme cela... Elle n'était pas bête au point d'être satisfaite d'avoir divisé le groupe dans cette fâcheuse situation. Les événements n'avaient pas pris la tournure qu'elle aurait voulu, loin de là. Tant qu'elle ne mêlait personne d'autre qu'elle même dans ses décisions, c'était qu'elle savait ce qu'elle faisait, et alors, elle n'avait pas à subir de remontrances. Mais manifestement, on ne voulait pas la laisser prendre ses décisions seule et lui faire confiance. Alors, elle se battrait ainsi, avec une rage supplémentaire.


    Déjà, Raos alla rattraper Orpheus, quant à Cirdan, il la dépassa pour affronter le premier malfrat. Suite aux bruits et à l'atmosphère devenue lourde, Luccia pressentit un nombre important de guerriers qui arriverait petit à petit, par vagues importantes. Il ne faudrait abattre que les plus rapides, car ils ne feraient pas le poids face à tous ces guerriers, c'était une évidence. Et puis, il y aurait certainement des arrivées par l'autre couloir... Ils se feraient alors piéger. Il faudrait donc faire un ménage propre et rapide, et ne pas s'attarder, surtout. Et comme ça, avec un peu de chance, ils rattraperaient le chevalier et le nomade qui devaient déjà être ralentis... Et peut être en danger eux aussi. L'union fait la force comme dit, et la druide ne voulait désormais pas aggraver leur cas...


    Luccia sortit son arc, mais, le nomade des vents alla avec courage au cœur du combat. Dans l'action, elle eut peur de le blesser à la place de ses assaillants. Elle devrait donc agir autrement. Ni une ni deux, elle vint prêter main forte au combattant, et pas de manière habituelle. A l'épée, elle n'aurait pas été très efficace. Donc, elle courut vers un garde maléfique et adopta en vol sa forme animale. La majestueuse panthère des neiges qu'elle était désormais bondit sur l'homme et planta avec rage ses crocs dans la gorge de l'individu, la relâchant en tirant férocement tout en lui arrachant la trachée. Violent, mais rapide et efficace. On ne reconnaissait pas là la belle et douce Luccia. Mais, cette dernière savait faire la part des choses, et là, il n'y avait pas de temps à perdre. Elle fit de même sur un autre homme, le distrayant par une griffure faciale pour en finir de la même manière. Immédiatement, elle s'occupa d'un autre individu en le faisant basculer au sol, lançant un regard furtif à Cirdan pour qu'il s'occupe du coup de grâce avec son arme. Elle répéta le geste trois fois. Puis, les soldats devenaient avertis, l'ayant vu procéder sur les autres hommes. Et, l'un eut l'intelligence de planter sa dague dans la patte de la panthère lors de son bond. Celle-ci poussa un rugissement de douleur, et roula sur le sol, derrière l'homme qui l'avait agressé. Elle reprit sans contrôle sa forme humaine. La dague était encore plantée dans son pied, et, avec rage, elle la retira et la planta dans le cou de son agresseur. Puis, elle s'empara de sa fine épée et termina sa tâche en tranchant la tête de l'individu. Agir ainsi, par derrière, elle n'aimait pas cela, mais elle n'avait pas le choix, et puis celui ci l'avait également prise par surprise alors...


    Elle leva alors les yeux et remarqua qu'il n'y avait pas d'autres guerriers. Le nomade avait du lui aussi faire un bon massacre. Luccia posa sa main au sol et se concentra sur les racines sous ses pieds. En transe devant cet élément végétal, elle put parcourir leur longueur et percevoir des fractures et intenses vibrations. Ce n'était plus le groupe de tête qui arrivait là, mais bien le peloton. Non pas une dizaines d'hommes armés comme ceux qu'ils avaient abattus, mais une légion. Ils devaient avoir des sacrées choses à protéger pour intervenir avec des moyens pareils ! Paniqués, elle annonça à Cirdan :



    «  Il faut partir, TOUT DE SUITE ! »

    De plus, les deux autres hommes présents au début du périple n'avaient pas dû aller bien loin, il faudrait donc suivre la direction qu'ils avaient prise, et occasionnellement, les prévenir du danger. Mais, prête à partir en courant, le simple fait de lever le pied fit comprendre sa douleur à Luccia... Sous l'effet de la colère, elle en avait presque oublié la dague qui avait traversé son pied, lors de sa vengeance. Mais le trou était bien là, le sang aussi. Elle serra les dents, et essaya tant bien que mal d'adopter une petite foulée, même en boitant. Mais elle continuerait avec volonté, car elle savait au fond d'elle même qu'elle n'avait que payé le prix de ses erreurs...



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Orpheus Neiphereum
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Sam 25 Fév - 22:31

De nos jours, l'héroïsme ne paie pas. On a beau faire les braves, faire semblant de pouvoir tenir tête face à une armée, une fois mort, on ne vaut plus rien, on n'est plus rien qu'un souvenir qui sera chéri ou non par des proches si on en a, un souvenir qui s'estompera avec le temps, car tout comme la roche s'effrite avec les années, l'existence d'une personne s'efface jusqu'à devenir néant. Si l'existence de Luccia devait trouver sa triste fin ici dans la cité interdite, qu'il en soit ainsi. Même si il semblait s'en aller sans coeur, sans aucune considération pour cette femme, Orpheus devait bien admettre intérieurement, qu'elle était la seule qui pourrait actuellement lui inspirer confiance sur les trois "inconnus" qui constituaient ceux qui étaient avec lui. Reik Truffaz ou plutôt Raos Helkar avait retrouvé le rang de parfait inconnu, le même que celui de Cirdan. Après avoir trompé le chevalier sur son identité, surement une nécessité sur le moment, en tout cas, le Neiphereum n'oubliait pas et ne laisserait pas cela passer sans une petite scène de ménage musclée ou vulgaire.

Autant est-il que l'occasion ne lui était pas donnée sur le moment. L'heure n'était pas à la dispute mais à la fuite. Le nomade des vents préféra rester avec la suicidaire, grand bien lui fasse, lui avancerait pour percer les secrets gardés par la cité dans le tombeau si bien protégé. Comme on pouvait s'y attendre, à partir du moment où un élément de groupe décide de se la jouer solo, il était fort à parier que le reste du plan soit voué à l'échec. Orpheus joua les éléments perturbateurs qui déclencha tout bonnement l'alerte, un peu comme un Cirdan qui arrive en prononçant haut et fort le nom de Raos, ou un idiot qui met les deux pieds dans le plat, un sadique qui remue le couteau dans la plaie? Bref, un olibrius nombrilisme qui se décide à sortir sans discrétion aucune, qui tombe sur des hostilités et qui répond par l'hostilité tout en mettant en danger ses "coéquipiers", puis qui part en courant sans demander son reste.

Ce qui adviendrait des autres lui resterait inconnu pour le moment. Au moment où Raos combattait comme un lion les adversaires de la salle commune et que Luccia et Cirdan faisaient de même contre ceux qui arrivaient de l'entrée du tunnel, Orpheus avait freiné sa course qui reprenait le rythme de la marche. La tension était présente dans tout son corps alors que tout danger semblait d'apparence écarté. Son intuition avait toujours été la bonne, se séparer de ce groupe avait été une erreur monumentale et il allait en baver pour les retrouver si l'envie y était. Dans le feu de l'action, le chevalier avait vu là le moment rêvé pour leur fausser compagnie et pouvoir ainsi se la jouer solo. Seulement, les dangers de cet endroit ne pouvaient se résoudre qu'à un ensemble d'idiots armés. On lui avait parlé de ces lieux auparavant majestueux, désormais repère de toute ce qui pouvait exister que ce soit des êtres de chair ou des êtres magiques ou bien morts.

La constante sueur froide qui parcourait son dos, sa main qui tremble en tenant son épée alors que jamais il n'hésitait en brandissant sa lame, ses jambes qui refusaient de coopérer en se bloquant. Tous ces éléments, mis bout à bout, indiquaient clairement qu'il venait de mettre les deux bottes dans un piège magique, un sortilège tissé ingénieusement pour n'être détectable par un individu ne se servant pas de sa tête à tout bout de champ. Il ressentait également, une présence, un individu qui était aux portes de son esprit, qui essayait de s'introduire désagréablement, un peu comme si on enfonçait au bélier la porte d'une maison.

Le blondinet combattait mentalement ces assauts répétés, la sueur perlait de son front et de tous les pores de sa peau. Qu'est-ce qu'il cherchait à obtenir? Orpheus se sentit tout entier soulevé et propulsé contre le mur au moment où la porte de son esprit éclata en morceau et qu'on s'infiltrait en lui pour s'emparer de son corps. Une voix retentissait dans son esprit.

"Que cherchez-vous ici? Pourquoi vous introduisez-vous là où votre présence n'est pas désirée?"
"C'est mon petit doigt qui m'a dit que c'était une bonne idée de passer ici?"

Une douleur sans pareille traversa le corps de l'arrogant dont le cri de douleur retentit dans les tunnels dans un écho sans fin. Sans s'estomper, cette dernière le maintenait inanimé d'esprit alors qu'un sortilège de contrôle levait son corps pour le remettre sur pied. Comme un bleu devenir un pantin, sans rien pour combattre le contrôle, le chevalier retournait sur ses pas. La présence était toujours dans sa tête, elle savait comment retourner vers la salle principale et avait bien l'intention d'utiliser ce corps contre les intrus. Discrètement dissimulé quelque part, l'auteur de cette magie ne pouvait cacher l'amusement qui le secouait avec en possession entre ses mains, ce nouveau jouet. Des pouvoirs étonnants étaient à disposition. Le marionnettiste s'amusait à faire bouger la terre par-ci par là, jusqu'au moment où il entendit des pas précipités venir d'en face de lui.

Une idée venait de germer dans l'esprit chaotique de l'individu. Il allait les mener par ces boyaux sans fin, vers la salle qu'il désirait. Ainsi, grâce aux pouvoirs du chevalier, il devançait chacun des mouvements des fuyards en dressant des murs de terre, orientant les intrus sans qu'ils ne le remarquent immédiatement, vers leur mort certaine. A force de détournement, les trois intrus restants finiraient par déboucher sur la salle la mieux gardée, celle qui était auparavant réservée aux exécutions, tout simplement par ce que les humains n'étaient pas dignes de confiance, même en surnombre, la preuve avec les troupes qui n'avaient su mettre en déroute trois simples aventuriers. Tandis que les créatures qui habitaient la cité mourraient d'envie de poser les pattes sur de la chair fraiche. Au moment où ils poseraient les pieds dans cette pièce, l'issue se refermerait derrière eux et ils auraient face à eux un chevalier possédé, deux mille-pattes géants dotés de pince en guise de bouche et pouvant se mouvoir dans le sable dont était constituée la pièce circulaire et lui, serait tranquillement terré dans un coin sombre pour observer ce spectacle fascinant de proie courant pour se sauver des prédateurs.

[HRP: en commençant mon post, je ne m'attendais pas vraiment à terminer de cette manière mais ça peut être pas si mal si l'idée plait à tous ;)]
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Cirdan Dödsfall
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Lun 27 Fév - 13:40

[Hrp = Je savais pas si le déplacement des murs arriverait après que l'on ai retrouvé Raos ou pendant qu'on essayait de le retrouver. J'ai préféré supposer que cela nous arriverait après s'être retrouvé tout les trois. J'espère que ça contrecarre pas tes plans Orph ^^' ]

    Que de rebondissements, que de rebondissements ! Le groupe se séparait, la belle affaire. Etait-ce le choix le plus judicieux ? Peut-être pas. En tout cas le geste du blondinet n'en était pas un. Celui que Raos était nettement plus réfléchit, il avait dut s'adapter à la situation et Cirdan ne l'en blâmerait pas le moins du monde car il n'avait pas eut le choix. Mais bon, ce n'était guère le moment de se focaliser là dessus alors que la vie de la druidesse et la sienne étaient en jeu au moment de cette pensée envers Raos qui « partait ». Ils avaient beaucoup à faire eux aussi, du moins le Nomade des Vents le pensait-il...

    Alors que Cirdan se débarrassait des cadavres qu'il avait embroché, il vit un éclair blanc fulgurant passer à coté de lui et le contourner de manière féline. Dans un premier temps, le Nomade se dit que ce devait être une invocation ou une chose comme cela... Mais lorsqu'il retourna brièvement son regard derrière pour voir Luccia, elle n'y était plus. Il ne fallut guère longtemps pour faire le rapprochement entre la panthère des Neiges et la jeune femme. Un sourire satisfait de voir une compagnie de si grande valeur guerrière illumina alors le visage du sérieux voyageur. Le voilà qui, à la vue du « petit massacre entre amis » de Luccia, se sentit le baume au cœur de rempiler sur du déchiquetage d'assaillant en bonne et due forme.

    Ce qu'il fit sans plus attendre sur les ennemis que la druidesse avait partiellement désarçonné avec ses renversements félins. Et voilà notre héro qui s'amusait à donner des coups de sabre bas, à la manière de coup de balais pour trancher les gorges de ceux qui étaient à sa merci... Oh bien sur, il n'y avait aucune gloire à tuer un ennemi à terre mais dans ces cas, on ne fait que très peu de chose des principes démodés de la chevalerie. S'adonnant à son petit massacre, il ne regardait plus Luccia qui venait d'en finir avec son dernier opposant. Quand à Cirdan, il lui en restait deux pour lui pour le coup... Vachement efficace tout de même l'assaut félin, pensait-il. Si Neelahn avait pu avoir ce genre de pouvoir, cela leur aurait été bien utile lors de leur quête... Bien qu'elle possédait un Tigre, il n'était pas toujours docile et obéissant ce qui pouvait jouer dans la bataille... Mais pas le temps de s'attarder sur le cas relationnel de Nee avec Cird', il y avait plus urgent à faire...

    S'étant débarrassé des deux derniers de la vague et alors qu'il se tenait prêt pour faire face à une éventuelle nouvelle vague... La druidesse fit volte face et proposa la fuite... Bien que Cirdan fut téméraire, il se doutait que cette option était la meilleure qu'ils aient à prendre. Après tout, s'ils avaient été quatre comme au départ, cela aurait pu rouler comme sur des roulette mais, ils n'étaient plus que deux contre un régiment, pas de quoi faire le fier et tenir tête pour se faire décapiter en moins deux secondes... Ça non. Hochant alors simplement de la tête, il rengaina son katana et commença à courir lui aussi. Mais alors qu'il entamait une course à toute allure... Il vit que sa pauvre compagnonne avait du mal à s'élancer correctement avec le trou qu'elle avait dans la patte enfin plutôt le pied vu qu'elle était redevenue humaine. Par question de la distancer en la laissant derrière donc... Si déjà il était resté avec elle, ce ne serait pas pour l'abandonner ensuite...

    Encore dans sa course, Cirdan réfléchit. Dunamys volait à toute allure pour aller prévenir Raos ou le premier des coéquipiers qu'elle rencontrerait. Pendant ce temps, le petit plan échafaudé par le Nomade des Vents allait prendre forme. Concentrant sa magie sur le pied meurtrit de Luccia, il concentra un véritable coussin d'air léger et souple sous le dessous de sa chaussure. C'était tellement petit qu'il n'aurait pas de mal à maintenir ce « confort » opportun, assez de temps pour rejoindre éventuellement Raos. Dorénavant et jusqu'à expiration du charme magique qu'il venait de lancer, la Druidesse marcherait sur un coussin d'air moelleux du pied où elle était blessée. Petite attention peut-être mais qui allait l'aider à courir aussi vite que lui...


    « Tu devrais courir plus facilement comme ça. Bon allé, pressons ! Faut au moins retrouver Raos. L'autre blond, il n'a plus ma confiance. »

    Pendant ce temps Dunamys fonçait tête baissée. Elle avait perdu de vue son maitre et se dirigeait tout droit vers la salle commune. Elle passa l'embouchure de la salle en rase-motte prêt du plafond. Le premier venu qui l'aurait vu entrer l'aurait prise pour une chauve-souris bleue ou un oiseaux des iles m'enfin... Elle s'approcha de Raos, ses ailes papillonnant. A bout de souffle, elle réussit à dire à l'Héritier :

    « Suis venu... en avant... pour te prévenir... Cirdan et Luccia... arrivent... suivit de... gros barbares.... »
    Sur ces mots, elle se posa au sol pour récupérer du vol éprouvant contre la montre qu'elle venait d'effectuer pour faire passer le message...

    De leur coté, Cidan et Luccia continuaient à courir à toute haleine. Les poursuivants étaient coriaces, bien qu'ils fussent encore loin, l'on pouvait entendre leur rage s'exprimer, digne du berzerk le plus poussé !
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Raos Helkar
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MessageSujet: Re: La voie du passé (Quête) Lun 27 Fév - 19:15

Raos venait tout juste de finir son affrontement que derrière lui l'agitation reprenait de plus belle. Plusieurs cris, de rage comme d'agonie, vinrent jusqu'à ses oreilles pour terriblement contraster avec le silence de sa salle. La rapidité de ses exécutions avait dut freiner la propagation de l'alerte, a moins que le gros des troupes soient en proie avec Cïrdan et Luccia. L'espace d'un instant il hésita a allé les rejoindre pour prêter main forte à ses deux compagnons mais il se retint in extremis: ce serait laisser tout ce pans à découvert et ainsi permettre de se faire encercler. Sommes toute une erreur fatale bien que l'idée de les laisser seuls de lui plaisait guère. Sa maxime citant les relations comme des liens entravant vint le frapper en plein visage, comme pour lui rappeler sa venue en Occident et cette faiblesse d'attachement qu'il avait envers le Nomade des Vents et l'elfe à la beauté innocente. Leurs vies ne sont que des pions sur l'échiquier de sa mission n'est-ce pas? Il ne doit pas se laisser perturbé par ce trop plein d'affectivité, cette gamme de sentiment est tout juste utile à créer des faiblesses chez l'homme le plus fort. Serrant les poings, il s'entreprit de moucher les quelques torches l'entourant avec de rapides coups de lame puis il se dirigea vers un renfoncement pour se dissimuler dans l'attente d'une attaque surprise.
Au loin les cris reprirent avec une intensité doublée. Alors que Raos allait s'agenouiller pour se fondre dans la pierre, une lumière bleue sortie de la voie des combattants pour se ruer droit vers lui. Il eu du mal a reconnaitre la chose étrange qui accompagnait Cïrdan mais les petits halètements aiguës lui rappelèrent son identité.

Il lui prêta une oreille attentive et dés lors qu'elle se posa au sol pour souffler, il la ramassa instinctivement pour lui offrir l'une de ses larges épaules en guise de reposoir. Cette fois le doute n'était plus de mise, il quitta sa cachette de fortune pour s'élancer droit vers le goulet des assaillants. A peine arrivé à l'entrée il distinguait déjà les silhouettes du Nomade et de l'Elfe, courant à toute berzingue pour trouver un échappatoire face à l'assaut interminable des bandits. Combien en avaient-ils tués avant de céder? Comme cela ce fait qu'ils furent si nombreux de ce côté et seulement trois-quatre du sien?
Raos donna un violent coup de pied dans le dos du mort gisant à ses pieds pour récupérer son Traqueur puis accueilli les deux aventuriers avec son éternelle mine vindicative et déterminée. Il ne fallu guère de temps a l'Héritier pour comprendre que les soldats étaient à leurs semelles et qu'ils n'avaient qu'une poignée de seconde avant de prendre la fuite vers un inconnu surement plus dangereux. Mais encore une fois il fallait leurs bloquer la route sans quoi la course finirait toujours de la même manière. Mais allons bon ils n'avaient pas assez de temps pour penser à cela.


"Venez! Par là!"

Le point de fuit était tout choisit. Le corps du garde tué par Orpheus gisait face à un nouveau goulet semblant s'orienter vers la partie nord de la Cité Interdite. Si jusque là l'endroit ressemblait plus à une immense grotte abandonnée qu'autre chose, il ne fallait pas perdre de vue qu'ils avaient tous mis les pieds dans le tombeau de tout les dangers et que les dangers pourraient être encore plus grand ailleurs. Courant d'un ensemble, ils foncèrent droit vers le chemin que Orpheus avait supposément emprunté auparavant. La moitié de la grande salle venait d'être parcourue que déjà les bandits sortaient de partout derrière eux pour sonner la charge finale, le moindre trébuchement serait donc signe d'une mort certaine.
C'est à ce moment là que tout se passa comme si les Dieux eux-mêmes venaient d'enfin écouter leurs prières de survie. Quelques mètres après s'êtres enfoncés dans la gorge de pierre l'ouverture derrière eux se referma comme par magie pour ne laisser qu'un épais mur de roche aux reflets gris sombre. Happé par l'étonnement, Raos se stoppa net pour constater du miracle, freinant subitement leur course.


"Qu'est-ce que..."

Il s'approcha de quelques pas et pus clairement entendre le vacarme des hommes tambourinant contre la roche, les jurons et les promesses de mort proférées à la pelle. Ils allaient surement chercher à contourner le problème pour passer par autre part mais ce don du ciel venait de les sauver d'un bien triste sort. Donc pas le temps de se reposer sur ses lauriers, il fit un bref signe de tête aux autres pour économiser sa salive et s'entreprit immédiatement de reprendre la marche là où ils l'avaient laissée. Autour d'eux le calme était revenu et on n'entendait quasiment plus les hurlements des bandits frustrés, tout juste bon à participer au fond sonore désormais.
Arrivés à un embranchement éclairés par quatre torches, ils se trouvèrent devant le choix de trois destinations: deux goulets plutôt serrés vers la droit et un autre opposé à gauche. Raos fit un bref tour sur lui même pour tenter de déceler quelque logique dans l'agencement des galeries mais les trois options se ressemblaient toutes au final. Ce qui attira le plus son regard fut finalement le pied de Luccia et la tâche rouge qui l'ornait salement.


"Tu es blessée?" demanda t-il, étonné de n'avoir décelé aucun signe de faiblesse durant la fuite "Laisse moi regarder ça."

Sans trop attendre sa confirmation, il s'agenouilla et commença à poser sa sacoche de voyage pour en extraire un bandage de lin ainsi qu'un petit pot plat en métal contenant un onguent vert pâle utilisé par les Traqueurs de son Clan. Du genre qui pique un peu au départ mais qui est sacrément utile pour faire vite. L'habitude de voyager des Nomades a ce gros points qu'ils ont toujours de quoi parer à beaucoup de situation sur eux. Il faut pouvoir faire tout le nécessaire qu'importe la situation ou l'endroit où le campement est établi, il ne doutait pas que Cïrdan devait être le même genre d'homme à l'instar de Masaku ou de bien d'autres des leurs voyageant en Occident.
Mais alors qu'il allait commencer a bander le pied de Luccia pour lui redonner son presque parfait usage, un étrange phénomène se répéta autour d'eux: le goulet de gauche et celui d'extrême droite se bouchèrent de la même façon que la sortie qu'ils avaient prise auparavant. Cette même roche épaisse aux teintes grisâtres forma un mur infranchissable qui eu pour effet de restreindre le choix à un seul et unique passage. Et si Raos avait vue cette action d'un bon oeil lors sa première apparition, cette restriction d'orientation n'était pas de bonne augure selon lui. Ils ne pouvaient faire marche arrière et désormais la suite de l'aventure allait visiblement se dérouler à sens unique... Quel est donc ce mystère qui entoure la Cité Interdite pour que même les murs de ses galeries viennent jouer des tours aux aventuriers pénétrant en son sein?




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