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Perdue en mer.

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Gen O'sou
Shaman, niv 2
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Pouvoirs: Dialogue avec les esprits ₪ Télékinésie ₪ L'arche des songes
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MessageSujet: Perdue en mer. Dim 15 Jan - 22:18

J'ai écrit ce "petit" rp pour un autre forum... Un autre perso nommé Nyrndî. Elle se trouve dans un bateau de bel taille... Et la présence d'instruments a bord (et la profession du perso) m'ont amené a écrire cette ouverture de rp.

Ayant rarement été aussi fier d'un texte je vous en fait profiter ;)

N.B. : ce rp n'est pas dissociable des musiques intégrées dedans ^*^


Calme… Elle était calme… Elles étaient calmes. Seules. Seules perdues dans la musique… Le chant. Autour d’elles était posé une petite batterie d’instruments… Cithare… Ocarina… Percutions… Violon… Ce violon qui, il y a si longtemps, lui avait été offert par Ludia… Voulant la sortir de la pénitence… Mais aussi un magnifique piano qu’elles avaient eu la joie de découvrir en explorant un peu le bateau…

Thème n°1 : la noyée. Yann Tiersen.



Pas un son. Seuls les grincements du navire… Eux seuls enchantaient l’atmosphère. Inquiétants… Reposants…

Lente, précise. Délicate… Elle porta son violon à son épaule. Le coinça contre son menton… Porta son archet contre les cordes… Comme si elle hésitait à donner vie a la première note… Puis, décidée, commença a jouer. Jouer… Emplir l’atmosphère de musique ! D’espoir ! De tristesse…

Doucement d’abord. Quelques accords… Comme pour demander au silence l’autorisation de prendre sa place… Puis plus fort. Danser avec les grincements du bois… Briser le silence ! Comme si la mer s’emballait… L’emportait…

Et se perdre a son tour dans cette musique… S’y noyer… Comme si elle n’était plus maîtresse de rien… Guidée par les seuls accords… Par la seule danse de l’archet contre les cordes… Eveillée. Découvrant un monde jusqu’alors inconnu par la seule grâce du chant du violon… Perdue.

Jouant toujours plus fort… Plus vite ! Il n’y avait plus de grincements pour l’accompagner… Seule la musique emplissait l’air… Envoutante !! Prenante ! Invitation a la dance…

Guidée comme le serait une marionnette Nyrndî se leva… Accompagnant son jeu de quelques pas gracieux… S’unissant a la musique… Sa délicate robe volant autour d’elle…

L’espace de quelques instants elle n’était plus qu’une. Unique. Plus une once de violence dans son cœur… Son être n’était plus que musique… Amante du rythme… Mère des mélodies… Fille des sons.

La tempête se levait… Les notes se déliaient… Se brisaient. Plus violentes. Plus fortes… A nouveau le tourbillons des esprits de la tchaë vivait. Se rependait dans le monde… La folie reprenait ses droit sur la mer démontée… La vie n’avait plus de sens… L’équilibre volait en éclat a chaque instant…

Et pourtant. Pourtant… Plus que jamais la dame était là. Présente ! Dans chaque note. L ‘équilibre reprenait vie alors même qu’il se détruisait. Plus solide que jamais.

Absolu.

Puis… Plus rien. Une note. Brutale. Surprenante.

Le retour du silence.

A nouveau le chant du bois malmené par le roulis… Seul compagnon du silence.

***

Comme vidée Nyrndî se laissa aller dans les coussins… Son violon a côté d’elle… C’était si agréable de se laisser ainsi aller… Mais le violon avait un défaut. Un défaut proche de celui de l’ocarina…

Thème n°2 : Douze fois par an. Jeanne Cherhal.



Il était rare que Nyrndî chante… Du moins que son chant soit compréhensible… Souvent il n’était qu’un instrument de plus… Inarticulé, se joignant au mélopées qu’elle jouait… Pourtant aujourd’hui certaines d’entre elles se rappelaient des chants qu’elle avait noté des mois auparavant…

Et celui-là… Une sourde douleur labourant son ventre ne pouvait que la lui rappeler… Comme toujours. Trop souvent. Et dire que certaines soufraient plus qu’elle… L’entropiste laissait courir en elle la magie… l’entropiste savait ce qu’était la douleur pour la côtoyer chaque jour… Comment pouvaient-elles le vivre ? Comment (elle-même) avait-elle pu le souffrir avant ?

La réponse était évidente. La réponse était simple : elles n’avaient pas le choix. Elle n’avait pas eu le choix.
Nyrndî s’était assise devant le piano et avait commencé a jouer…

- Douze fois par an, régulièrement… Elle se tord de douleur, se mord les doigts dans son lit, étouffant les cris. Elle a mal…

Ce mois-ci la douleur s’était éveillée un peu plus tôt que ce qu’elle avait prévu… Mais heureusement elle ne s’était pas rappelée à la jeune femme pendant la nuit… Non. Ca avait commencé en milieu de journée et depuis…
Les jours à venir seraient longs.

Ses doigts volaient sur le piano… Rares étaient les fausses notes mais au fond de son esprit elle se faisait quelques reproches : le tempo aurait du être plus rapide… Mais habituellement elle jouait a la cithare… Son instrument de prédilection.

Une larme coula sur sa joue alors qu’elle extériorisait toute cette douleur labourant son être dans chacune de ses paroles…

- Son ventre est en feu, un volcan fiévreux, qui cris a sa place les mots, les angoisses, que ses lèvres taisent…

Puis… Après un moment toutes les notes urgent disparu… Ne restait qu’un dernier fragment aigue… Et un sourire triste sur les lèvres de la musicienne… Et quelques larmes au coin de ses yeux qu’elle essaya d’un revers de main avant de se lever et de retourner a sa cithare…

L’endroit était confortable. Parfait. Assise dans les coussins, son instruments sur les genoux elle resta quelques instants immobile…

Thème n°3 : Liebkeit, Les Yeux Noirs.



Animés d’une vie qui leur était propre ses doigts avaient commencé a frôler les cordes… Une chanson qu’elle avait entendue peu avant de partir… Evoquant la douceur. La tendresse… Il serait si… ironique de la chanter en Ssarknesh… Il fallait qu’elle s’y essai. Absolument.

Alors elle débuta… a chanter… Doucement… Avec le plus de tendresse possible.

- On peut vivre sans la gloire. Qui ne prouve rien. Être inconnu dans l'histoire. Et s'en trouver bien. Mais vivre sans tendresse, il n'en est pas question. Non, non, non, non: il n'en est pas question.

Oui… Cette langue qui, au premier abord aurait pu sembler si dure chantait. Les témoins serraient dépités. Eux, adorateurs de la douleur, eux qui se scarifiaient pour atteindre l’illumination… On utilisait leur langue pour évoquer la douceur. La recherche de l’équilibre.

Pour louer la dame. Ici sur ce navire allant a la rencontre su S’sark.

Le temps d’un couplet elle retourna a sa langue maternelle… Comme pour prouver que la bénédiction de dame n’était pas plus belle en shaï que dans les autres langues… L’œil de la dame était partout. Tout simplement.
Il fallait s’en remettre a elle.

Mais malgré la beauté du chant Nyrndî sentait un poings se refermer sur son cœur… "on ne peut vivre sans tendresse"… Bientôt. Bientôt ce manque si profond qu’elle aurait pu croire comblé… Bientôt ce manque aurait raison d’elle.

La tendresse ne pouvait atteindre Nyrndî dans sa totalité. Leurs retrouvailles avaient été leur renouveau. Elles avaient retrouvé leur intégrité… Mais se faisant étaient devenues trop… diverses. Et s’étaient isolées du monde.

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